dimanche 25 septembre 2016

La blogueuse et le Président de la Commission Européenne


Je crois que cette jeune fille mérite bien un diplôme de journalisme avec mention "encouragements".
Mais je lui conseille, pour ses prochaines interviews, des collants noirs, because cet horrible tatouage qu'elle a cru bon de se faire sur le mollet.
Elle me pose un problème malgré tout : doit-elle postuler à Francetvinfo ou T-V libertés ?
Elle seule aura un jour la réponse.
A ce petit jeu il faut bien reconnaître que Juncker, avec patience et pédagogie, élégance même, s'en sort très bien face à la péronnelle : oui l'Europe est bien démocratique. La preuve ? J'accepte de perdre un peu de mon temps pour dialoguer avec vous qui n'êtes rien.
Qui est le jouet de qui ? Juncker se découvre-t-il une vocation de troll ?
En attendant un partout la balle au centre.
Et la version complète du quart d'heure de célébrité de la demoiselle :


vendredi 23 septembre 2016

Paris-Charlotte


Paris-Charlotte
Charlotte-Paris...
Dans dix ans comme là-bas ici !
Asphyxie !

C'est pourtant un joli prénom Charlotte...

samedi 10 septembre 2016

Le renouveau

Quoi dire...
Le jeune chauve avec des idées vieilles.
Inutile je pense de lui parler de l'identité de la France : il en a déjà une idée.
Une petite idée.

Les hussards ont perdu...

...Comme nous le démontre cet article.
Rendez-nous les jésuites !

Les révérends pères provinciaux et les révérends pères visiteurs jugent que le fait de s’adresser à un milieu social plus large et plus mêlé ne fait pas d’objection de principe ; nous avons une mission à remplir vis-à-vis de ce milieu. Mais, il faut veiller d’abord à ce que la valeur morale des familles et la valeur intellectuelle des enfants soient suffisantes, ensuite à ce qu’il n’y ait pas brusque afflux d’éléments nouveaux. Introduits d’un coup, en grand nombre, ces nouveaux venus transformeraient l’atmosphère éducative de collège au lieu d’être par elle transformée.

Najat... écoute un peu le jésuite, ça nous ferait grand bien.


jeudi 8 septembre 2016

Une société flottante


Bon... c'est un peu du réchauffé : mai/juin 2016, pas vraiment périmé . Les éditos d'Alain de Benoist, dans sa revue "Eléments", se conservent assez bien de toute façon. Je l'ai encore constaté cet été quand, ouvrant son recueil qui commence en 1973, "Cartouches", j'ai eu l'impression de me retrouver dans un jour sans fin tant ce qui m'était donné à lire était d'une actualité criante, comme stabilisée, figée depuis la nuit des temps, avec toujours les mêmes problèmes et leurs réponses introuvables, ces éternels questionnements quand les solutions parfois semblent si évidentes, si simples, trop simplistes sans doute, que l'on enrage de passer à côté d'année en année. Du coup je dois l'avouer j'ai refermé le livre : j'en connaissais tout le déroulement, sa suite logique, sa chute interminable ; l'intrigue pour moi n'en était pas une. Je pense même sans prétention que je pourrais en écrire la suite, comme d'autres après lui le feront sans vergogne.
Tout changer pour que rien ne change dit-on.
Si seulement c'était vrai. Mais demain ?

Enfin voici l'édito en question :








Une certaine idée de la France

                                       Guimauve le Conquérant au Vietnam 

« La France, c’est une idée, bien plus qu’une identité »
François Hollande le 06/09/16.

Moi je veux bien mais faudrait développer l'idée. 
Il veut dire quoi au juste l'ectoplasme qui nous sert de président ? Que d'identité nous n'aurions pas ?
Derrière la marionnette qui prononce ces mots au Vietnam ces jours-ci, je devine les ventriloques, toujours les mêmes depuis 35 ans, depuis ce fameux malentendu de mai 81. Les mêmes conseillers, inamovibles, grassement rémunérés, tiques de la République (inutile de les nommer, chacun les aura reconnus) des princes qui se sont succédé dès lors, de gauche comme de droite. Les mêmes conseillers murmurant dans des têtes creuses qui se sont rêvé un jour un destin national tout en rejetant le national, recevant béatement ces idées fallacieuses qui ont engagé tout un peuple vers une identité malheureuse, abimée, rejetée, niée. Des hommes vides et sans vision, sans idée justement, sans passion autre que celle de leur nombril. Vous êtes l'un, Monsieur Hollande, de cette dispensable cohorte que nous subissons depuis trop longtemps, jusqu'à l'overdose.
Identité mouvante, changeante, flottante, indéterminée... la France est un hôtel voire un aéroport... une chambre de bonne à Barbès-Rochechouart ou une suite au Plaza-Athénée, une idée rien d'autre...
Qui à part vous pour reprendre à son compte ces inepties ? Plus personne !
Mais laisser moi vous dire Monsieur Hollande que si c'est cela l'idée que vous avez de mon pays, je crois qu'il est grand temps pour nous de changer de gouvernante.
En revanche je le devine, il est trop tard, bien trop tard pour vous, de changer de conseillers ; le peuple souverain lui, a hâte de changer son personnel. 
Non...laissez les draps... votre successeur s'en chargera. 

lundi 29 août 2016

Le droit des autres


Et si tu laisses se multiplier les cafards, me dit mon père, alors naissent les droits des cafards. Lesquels sont évidents. Et il naîtra des chantres pour te les célébrer.
Antoine de Saint-Exupéry - Citadelle


Aux naïfs qui pensent encore que la déclaration des droits de l'homme était prioritairement une protection des citoyens Français contre les abus d'une monarchie tyrannique.

C’est ainsi, note-t-il, que « la très vertueuse religion séculière des droits de l’homme trace aux Européens le devoir de disparaître en souriant pour faire place à d’autres peuples et d’autres civilisations ». Au nom des droits de l’homme, ils deviennent des hommes sans droits, qui n’ont plus que celui de s’effacer en silence. Dans le silence étourdissant produit par « la léthargie des Européens qui semblent consentir à leur propre disparition », comme s’en étonnait Pierre Manent dans le Spectacle du monde en 2010

Source.

dimanche 28 août 2016

Les archives du Figaro





Que vous raconter mes amis ? Mes vacances ? Bonnes. Rurales. Dans les souvenirs d'un pays qui a vécu. Dans mon Bas-Vivarais adoré où l'on  peut être en Toscane à midi et dans le Connémara  à midi trente si l'on a trop chaud ; suffit de monter sur le Coiron.
Mais bon...
Pas intéressant tout ça.
L'est bien plus cette archive que nous ressort aujourd'hui le Figaro, l'interview non datée de Jacques Julliard tentant et réussissant, comme aurait pu le faire Muray,  une explication du rapprochement, ou du moins de la complaisance, de la gauche avec l'Islam.
Elle tient en partie dans cette haine séculaire de la gauche envers le christianisme, cette haine qui semble le garde-fou contre le retour de notre identité qu'entretiennent encore nos gardiens de la révolution. Remarquez puisque François n'y voit aucun inconvénient...
Mais voici cette archive et les mots de ce catholique de gauche :



Il y a un problème de l'islamo-gauchisme. Pourquoi et comment une poignée d'intellectuels d'extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias et dans la mouvance des droits de l'homme, ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l'islam dans l'espace politique français? Oui, pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont-ils brusquement pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, et, dans sa version islamiste, la plus guerrière et la plus violente à la surface du globe? Pourquoi cette étrange intimidation, parée des plumes de la morale? Pourquoi ne peut-on plus parler de l'islam qu'en présence de son avocat?
Le résultat est stupéfiant, aberrant. On vient en effet d'assister, en l'espace de deux ou trois ans, à la plus incroyable inversion de presque tous les signes distinctifs de la gauche, ceux dans lesquels traditionnellement elle se reconnaît et on la reconnaît.
Au premier rang d'entre eux, la laïcité. Longtemps, elle fut pour elle le marqueur par excellence pour s'opposer à la droite. Or voici que brusquement, elle est devenue suspecte à une partie de l'extrême gauche intellectuelle, qui a repris sans vergogne à son compte les errances de Nicolas Sarkozy sur la prétendue «laïcité ouverte». Car la laïcité de papa, dès lors qu'elle s'applique à l'islam, et non plus au seul catholicisme, apparaît soudain intolérante, voire réactionnaire. Pis que cela, elle charrierait avec elle de vagues relents de revanche catholique! Depuis que l'Église s'y est ralliée, elle serait devenue infréquentable! Or la République à son tour est devenue suspecte. N'a-t-elle pas une connotation presque identitaire, «souchienne» disent les plus exaltés, pour ne pas dire raciste? N'est-elle pas le dernier rempart de l'universalisme occidental contre l'affirmation bruyante de toutes les minorités? N'est-elle pas fondée sur ce qui rapproche les hommes plutôt que sur ce qui les distingue? Un crime majeur aux yeux des communautaristes. 
Il ne reste plus qu'à faire entrer le dernier suspect: c'est le peuple lui-même! N'est-ce pas Frédéric Lordon, un des porte-parole des Nuits debout (2 000 participants) qui attribue à son mouvement le mérite d'avoir «lavé» la place de la République de ses passions tristes, la commémoration officielle, la panique (un million de personnes)? Tout est dit, tout est enfin avoué. La récusation du peuple par les bobos, qu'ils soient modérés, façon Terra Nova, ou extrémistes, façon islamo-gauchiste, est un fait politique de grande importance, propre à transformer, selon le mot lumineux de Léon Blum, un parti de classe en parti de déclassés.Il y a quelque chose d'insolite dans le néocléricalisme musulman qui s'est emparé d'une frange de l'intelligentsia. Parce que l'islam est le parti des pauvres, comme ils le prétendent? Je ne crois pas un instant à ce changement de prolétariat. Du reste, allez donc voir en Arabie saoudite si l'islam est la religion des pauvres. Je constate plutôt que l'islamo-gauchisme est né du jour où l'islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l'égorgement.
Pourquoi cette conversion? Parce que l'intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n'est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n'ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XXe siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n'y suffirait pas. Je préfère citer les noms des quelques-uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l'honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron. Il doit y en avoir quelques autres. Je laisse le soin aux psychologues et aux psychanalystes de rechercher, dans je ne sais quel réflexe de compensation, une explication de cette attirance des hommes de plume et de parole pour le sang, en un mot de leur préférence pour la violence. 
L'autre explication, je l'ai déjà suggéré, c'est ce qu'il faut bien appeler la haine du christianisme. Il est singulier de voir ces âmes sensibles s'angoisser des progrès de la prétendue «islamophobie», qui n'a jamais fait un mort, hormis les guerres que se font les musulmans entre eux, quand les persécutions dont sont victimes par milliers les chrétiens à travers le monde ne leur arrachent pas un soupir. Singulier que le geste prophétique du pape François, ramenant symboliquement de Lesbos trois familles de migrants musulmans, ne leur ait pas tiré un seul applaudissement. Ils ont abandonné la laïcité, mais ils ont conservé l'anticléricalisme. Pis, l'antichristianisme.
Quant à moi, qui continue de croire plus que jamais à la République, au peuple, à la laïcité, au Sermon sur la montagne, je ne laisserai jamais dire que cette gauche-là représente la gauche.
Et oui...depuis 1789 la même haine du christianisme anime la gauche. C'est leur fixette, leur repère historique, l'herpès qui les démange et la nuit et le jour.
Incurables...
Mais contre l'islamo-gauchisme ils ne veulent pas livrer bataille : ils n'en n'ont plus la force ni le courage ; l'ennemi est autrement plus redoutable, la soumission préférable.
La gauche est immunodéficiente contre notre pire maladie. 

mercredi 24 août 2016

Tourisme



Il paraît que les chiffres du tourisme en France cette année sont catastrophiques, que les Bataves et les Teutons, les Belges et autres citoyens du nord à la peau blanche carencée en vitamines "D", traversent notre beau pays sans s'y arrêter sinon pour y faire le plein sur une aire de l'A7, pressés de gagner l’Espagne ou le Portugal. Alors certains incriminent le climat, syndical ou météorologique, pour expliquer le phénomène.
La vérité est toute autre et plus personne n'oserait la nier.
En dépit de nos indiscutables défauts qui faisaient et font toujours notre charme, le monde entier venait nous rencontrer, s'amusait du serveur qui renversait la moitié du café dans la sous-tasse en faisant la gueule. Sacrés Français...on nous aimait bien malgré tout. Nous étions ces Italiens tristes, un peuple à part, singulier. Des ethnologues toujours étonnés étudiaient nos mœurs à la loupe comme ils l'auraient fait d'une tribu amazonienne.
Mais.
Mais de Français râleurs, antipathiques, infréquentables, nous sommes en plus devenus dangereux et, pour beaucoup, déséquilibrés. Les râleurs sont devenus égorgeurs, conducteurs de camions "fous", se promènent dans les rues avec des machettes, des coupe-coupe à canne à sucre.
Déséquilibrés...
Des déséquilibrés, ce n'est pas récent, nous en avons toujours eu à la pelle mais des comme-ça...
Le problème prend de l'ampleur, une ampleur sans précédent sans que nos spécialistes y trouvent une explication valide. Tous tournent autour du pot, cherchent dans la vase, éludent. Ce qui me fait douter par ailleurs des spécialistes mais passons.
Traverser la France aujourd'hui c'est traverser une France agressive, en état d'émeute quasi permanent, c'est risquer sa vie sur la Riviera ou dans une église normande, c'est traverser un pays transfiguré par de folles utopies, massacré par des intérêts marchands, un pays cyniquement assassiné au profit de quelques vampires qui ont avec constance et ténacité défiguré les abords de nos villes même les plus petites et qui comptabilise en prime un nombre toujours croissant de déséquilibrés. C'est étaler sa serviette de bain sur une plage et prier pour qu'il n'y ait pas d'embrouilles. C'est traversé un pays en état de guerre où l'on croise des soldats en armes là où jadis et naguère on déambulait paisiblement. Et si Paris n'est pas encore Beyrouth, tout laisse penser qu'elle ne tardera pas à y ressembler. C'est l'intranquillité permanente où que l'on soit ou presque (au fin fond du Vercors ou de la Lozère on doit encore pouvoir trouver la paix).
Alors on les comprend ces touristes : vite ! Le plein ! Et vivement le col du Perthus !