jeudi 1 décembre 2016

Logique de déracinement, ethnocide


Il fallait le dire, et il faut le redire. Sans cesse.
Moi je parlerais plutôt de génocide, de crime contre l'humanité.
Les responsables devront avoir leur Nuremberg.



mercredi 30 novembre 2016

Les dominos


Je hais la country, je préfère de loin les dominos.
Je hais le folklore.
Encore plus la country.
Je vomis la country.
J'aime le vrai.
Mais le vrai, qui était un moment du faux, la seule place qu'on lui laissait, a définitivement disparu.
Va pour une partie de dominos.
Aux chiottes la country.


dimanche 27 novembre 2016

Scrutin de second tour


                                      

Ce matin je me suis réveillé, après une longue nuit de dix heures sans interruption dont je rêvais depuis des jours, bon pied bon œil et d'humeur assez joyeuse. Le soleil bas s'invitait sans retenue, inondait la pièce, chauffait ma carcasse défraîchie hors des draps repoussés. Alors que je faisais de l'ordre dans mes pensées engourdies, établissais le programme de la journée, me vint à l'esprit une idée saugrenue : mais où donc Les Républicains fêteront-ils leur victoire en mai prochain ? La Bastille est inenvisageable, beaucoup trop connotée. Il y a comme ça des symboles définitivement perdus pour le républicain honnête : la Bastille qui de tous temps fut le repaire de la canaille en fait partie. Le Trocadéro ? Ce serait effectivement un pied de nez assez drôle à leur propre histoire mais sans doute un peu déplacé. La Concorde ? Pourquoi pas. Le nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur, nous dit wikipédia, c'est pas négligeable, à balayer comme ça d'un revers de manche. Mais après tout...l’électeur fillonniste est-il du genre à brailler sa victoire ? Et puis et puis...la fin des 35 heures, la retraite à 67 ans, sont-ce bien là des choses qui se fêtent ?
Bien bien bien...ils ont encore six mois pour y penser me dis-je. Et, café englouti, je partis pour mon bureau de vote.
Combien étaient-ils les déçus du résultat du premier tour ? Il n'y avait pas foule en tout cas dans cette petite école primaire, aucune attente pour ce deuxième scrutin. Pendant que je glissais mon bulletin une dame me demandait si ce soir je voulais bien participer au dépouillement. Un peu honteux (mais je tenais à profiter pleinement de ma seule journée de congé) je déclinais la proposition. Un coup d'œil sur l'urne transparente m'indiqua que de toute façon à ce rythme-là ce serait vite fait.
En sortant je me sentais partagé par des sentiments contradictoires : Fredi, toi le gamin de 56 printemps, es-tu bien raisonnable ? C'est quoi ces votes qui autrefois t'auraient semblé contre-nature ? L'homme il est vrai, par sa droiture, son honnêteté intellectuelle, son goût du parler vrai, m'avait séduit. Mais ne s'apprêtait-il pas, pour tous remerciements, à me faire trimer jusqu'au bord de la tombe ? Qu'importe. Sur d'autres sujets aussi, plus importants que ma pauvre condition, il m'avait convaincu. Depuis longtemps j'attends, comme beaucoup, une figure irréprochable, incontestable, pour reprendre légitimement des thèmes trop longtemps passés sous silence. Il n'appartient qu'à lui désormais de faire de moi autre chose qu'un électeur du premier tour, de me convaincre encore.
Pour le reste je pensais aussi à ces mots d'un journaliste bien connu, rencontré naguère par hasard, qui m'avait dit :
- La France est un paquebot dont on ne change pas la trajectoire comme celle d'un vulgaire zodiac.
Pour certaines choses j'aimerais qu'il eut tort, pour d'autres moins.
Nous verrons bien.
A voté.

jeudi 24 novembre 2016

La vengeance est un plat qui se mange froid




Cette primaire de droite a un goût étrange de revanche tardive que je n'avais pas mesuré mais qui n'est pas pour me déplaire. C'est la réflexion que je me faisais hier soir en regardant un débat sur LCP.

François Hollande au soir de son élection enterra très vite et bien profond son discours du Bourget, oublia qu'il avait promis de ferrailler contre son ennemi désigné, la finance, pour ouvrir un vaste et indispensable chantier : le mariage pour tous. Pour les progressistes grisés par la victoire, il était urgent d'améliorer le PACS jugé très insuffisant et bien imparfait puisqu'il ne donnait pas les mêmes droits qu'aux couples hétéros comme le désormais sinistre "droit à l'enfant". Alors, tandis que le chômage galopait, on s'enferma des semaines, des mois durant, dans des commissions ; sénateurs, députés, usèrent de leur précieux temps à débattre de ce qui, tout le monde en convenait, était un merveilleux projet de civilisation. On ne sait pas ce qu'en pensait vraiment FH de ce projet de civilisation, ce que l'on sait c'est qu'il réussi, comme au bon temps de l'école libre, à mettre des millions de gens dans la rue. Sentant bien qu'il venait de contrarier la France qu'il voulait apaisée, il fit un geste vers ce mouvement qui venait de naître spontanément : LMPT. Il promis que la loi inclurait une clause de droit de conscience pour les maires ne souhaitant pas célébrer de tels mariages. Tollé du camp progressiste : la loi c'est la loi et c'est la même pour tous ! Piteux FH remisa bien vite sa proposition qui se voulait conciliante. Le projet de loi, qui n'avait été demandé par personne sauf peut-être l’extrême minorité de la minorité homosexuelle, fut adopté et la Manif pour Tous, gazée, humiliée, méprisée, rentra dans ses foyers.
C'est cette Manif pour Tous qui depuis dimanche dernier tient sa revanche dans les urnes. On dit aux électeurs de F. Fillon :
- Attention...attention ! Ils vont mettre en place une politique dure, ultralibérale !
Un écho lointain, une clameur assourdie, répondent :
- un enfant c'est un papa et une maman !!!
-...supprimer dix millions de fonctionnaires !
-...un papa et une maman !!!
...65 puis très vite 67 ans !!!
...une maman !!!
Voila.
On ne dira jamais assez ce que la probable victoire de François Fillon doit aux premiers jours du quinquennat de François Hollande.

mardi 22 novembre 2016

François Fillon a un problème





Oui, le triomphant du premier tour des primaires, j'avoue que ça m'avait échappé, a un problème :
Il est catholique.
En temps que tel il a une certaine vision de la vie, de la famille, pense qu'il n'est pas naturel de se débarrasser d'un intrus vivant comme on le fait d'un autre besoin. Alors on lui tombe dessus dans les blogs comme dans les grands journaux perfusés.
Deux ou trois choses : depuis quand, dans ce pays qui fut la fille aînée de l'Eglise, être catholique devient un problème pour prétendre à la magistrature suprême ? Dirait-on la même chose d'un juif, d'un protestant ou d'un musulman ?  Mouchard l'oserait-il ?
Depuis quand, outre qu'il n'a jamais dit vouloir revenir sur ce droit à l'avortement, faudrait-il s'habituer à considérer cette possibilité offerte aux femmes, aux amoureux légers (dont je fus), comme un élément de l'identité heureuse ? Le fébrile Juppé, qui doit aujourd'hui regretter de ne pas avoir choisi de participer aux primaires socialistes où il avait toutes ses chances, peut-il nous affirmer droit dans les yeux et dans ses bottes que préférer la vie discrédite son adversaire, que c'est bien là le bon angle d'attaque contre François Fillon ?
Moi ça me le rendrait plutôt sympathique.
Mais Juppé avait une occasion de nous apparaître lui aussi sympathique : en reconnaissant sa défaite, en appelant au rassemblement autour de François Fillon.
Occasion ratée.
Dimanche il saura avec qui ruminer sa déroute.

lundi 21 novembre 2016

Le futur président





Si je choisis "Fillon", l’outsider désormais bien placé, je participerai peut-être à l'éviction d'un ou deux (qui sait) favoris proclamés. Ce n'est pas rien. 

Mézigue dans le billet qui précède.

Et bien voilà : c'est fait. Et au-delà des espérances. Que Sarkozy finisse troisième avec un score aussi ridicule est assez réjouissant je trouve. S'il n'avait pas bien compris en 2012, cette fois-ci il semble avoir saisi l'ampleur du rejet qu'il suscite après un quinquennat passé à se foutre de notre gueule. Le vieux sang pourri des Français a parlé, et il a parlé fort. L'autre énorme surprise mais qui n'en est pas une pour qui s'est payé les files d'attente dans les trop rares bureaux de vote, c'est l'éclatement de la bulle médiatique "Juppé". On voit mal comment ce dernier pourrait rattraper son retard tant il est vrai que l'on imagine pas l'électeur sarkozyste aller voter pour lui. Le deuxième tour ne devrait être pour Fillon qu'une formalité. Et donc, en toute logique, nous avons ce soir le nom du futur président.
Mais il ne faudrait pas que Fillon se méprenne : cette primaire fut encore une machine à éliminer, à déjouer les pronostics. S'il devait rester sur une ligne dure (39 heures payées 37, retraite à 65 puis 67 ans) il jettera dans la rue des millions de Français. Sa marge de manœuvre se situera ailleurs à mon avis : en finir avec le politiquement correct, les accommodements raisonnables de la gauche comme ceux que nous promettait aussi A. Juppé avec son identité heureuse, tarir l'immigration légale et illégale.  En soit c'est déjà un vaste chantier.
Bon vent à lui !

vendredi 18 novembre 2016

Posture



Cependant, plus ça va et plus je trouve qu’il y a une grande indignité à aller voter.
En général, se choisir un maître dans le même élan que des millions d’autres esclaves a déjà quelque chose de répugnant en tant que démarche
Même s'il m'arrive parfois d'être dans cet état d'esprit, même s'il m'arrive de penser qu'il y a une forme de supériorité morale à se détourner des grands barnums démocratiques, je ne peux complètement adhérer à ce qui relève plus de la posture, de la paresse aussi, que de la conviction.
Après tout ces primaires auxquelles participent sept candidats (en attendant les autres), sont aussi pour ses participants quelque chose qui relève de la corvée : tenter de convaincre des heures durant qu'il ou elle est le bon choix. Un ancien président s'y plie ; un autre crédité d'un score dérisoire quitte un plateau prétextant qu'il n'a pas le bon créneau horaire ; celui-là épluche dans des comptes d'apothicaire les temps de parole. Aucun n'y voit une quelconque  indignité. Et nous, millions d'esclaves, devrions trouver répugnant de faire le tri ? C'est bien notre rôle, (rôle qui ne nous prend que quelques minutes de notre temps quand eux s'épuisent, engloutissent des fortunes à nous convaincre), de choisir au minimum de qui ou quoi nous ne voulons pas. Si dimanche je glisse dans l'urne un bulletin "Poisson", je voterai par conviction sans grande illusion. Si je choisis "Fillon", l’outsider désormais bien placé, je participerai peut-être à l'éviction d'un ou deux (qui sait) favoris proclamés. Ce n'est pas rien. l'Amérique vient de nous en donner une magistrale démonstration.
Alors je pense que ce n'est pas se grandir que d'aller à la pêche les jours d'élections en rêvant d'une hypothétique révolution qui, bien sûr, sera faite par d'autres, dont on se tiendra sagement à l'écart en proclamant urbi et orbi "je vous l'avais bien dit" ! 
La révolution, suis-je assez naïf pour le croire encore, commence par un petit bout de papier recyclé.

jeudi 17 novembre 2016

Le beaujolais nouveau



Moi, vous me connaissez, je ne suis pas du genre à snober les bonnes choses au prétexte que l'on aurait dit d'elles les pires infamies, les plus injustes ragots. Il en va ainsi du beaujolais nouveau. Je n'ai jamais su deviner derrière sa robe légère le goût de banane ou de cerise qu'on lui prête, mais il a toujours été pour moi, à condition d'avoir été intelligemment choisi, un vin joyeux, un vin de fête. Si le troisième jeudi de novembre est de tradition récente, une opération marketing bien menée, je trouve qu'en matière de célébration on a imaginé pire et moins souriant.
Le beaujolais nouveau est un vin franc, fruité, un soleil d'automne qui réchauffe les cœurs, nous invite à une ivresse de camaraderie.
Si vous avez peur de vous tromper, si aucun caviste digne de ce nom ne se trouve dans votre périmètre vital, rabattez-vous chez Nicolas et emportez avec vous sans hésitation sa cuvée non filtrée.
Et revenez m'en dire des nouvelles.
Merde aux pisse-froid et vive le beaujolais nouveau !

J'habite seul avec maman


Non mais on rêve...
Voici donc le dernier candidat en lice pour les prochaines ! Un gamin qui tète encore sa mère !
Le candidat des cougars, des femmes qui ont des pertes dès qu'il apparaît à l'écran !
Jusqu'où allons-nous tomber je vous le demande ?

mardi 15 novembre 2016

Céline Pina





Nos élites ont-elles pris conscience que, si nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes plus en paix?

Céline Pina.

J’ajouterais ont-elles pris conscience que si nous ne sommes plus en paix, c'est à elles (ces élites) que nous le devons.

Son interview réquisitoire contre les lâcher de ballons et autres marches blanches, contre les lâches qui s'y vautrent.