jeudi 21 septembre 2017

Au cœur de la manif


Cet après-midi je me suis offert une petite promenade sous le soleil aux côtés de nos amis che-guevaristes, ceux du Black Bloc et de ce qui reste de mobilisable à la CGT. Force est de constater que la contestation de rue ce n'est plus ça : les rangs étaient clairsemés les manifestants plutôt âgés ; la jeunesse, pourtant première concernée par la nouvelle loi travail, était absente. Tout passera donc comme une lettre à la poste dans ce pays où la résignation et la démotivation sont les grandes gagnantes de l'époque. La société est tellement disloquée que plus aucun grand mouvement de masse n'est envisageable. Une époque se termine bien.
De cette ballade j'ai ramené quelques photos que voici :

Quelques slogans amusants :




Ici le but du jeu est de casser l'asphalte afin de faire provision de projectiles :



Comité d’accueil rue Bobillot :


Devant les locaux surprotégés du journal "Le Monde", petite échauffourée. Mais le cœur n'y était pas : à la première grenade de gaz lacrymogène on se carapate :




L'indispensable vidéo de l’échauffourée :



Macron t'as gagné : ce n'est pas encore cette fois que la rue dictera sa loi.

Rajout de dernière minute :

La préfecture vient de communiquer les chiffres de la participation : 16000 manifestants.
J'aurais dit moins...

samedi 16 septembre 2017

PMA saison deux



Puisque l'équipe à Macron, par conviction, calcul ou manœuvre, a cru bon de ressortir le dossier bien clivant de la PMA pour toutes (avant la GPA pour tous que l'on garde en réserve pour plus tard) imitant ainsi maladroitement son prédécesseur, j'aurais pu me fendre d'un billet dans lequel j'aurais dit toute ma détestation de ces adultes capricieux qui estiment qu'un enfant c'est un droit comme un autre. J'aurais pu aussi tenter de démonter les arguties de ceux qui prétendent agir au nom du sacro-saint principe d'égalité. J'aurais pu dire le dégoût que m'inspirent ces femmes (ou ces hommes) qui pensent à leur petit bonheur personnel avant de penser à celui de l'enfant privé de père (bientôt de mère), de filiation, dire combien je souhaite la révolte de ces enfants, un jour devenus adultes, qui ne manqueront pas de réclamer des comptes à leurs parents, à cette société déréglée .
J'aurais pu.
Et puis je suis tombé sur cet article du Figaro qui exprime mieux que je ne saurais le faire mon sentiment sur la question.
Je vous le soumets :

LE FIGARO.
Ceux qui s'opposent à l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) sont souvent qualifiés d'homophobes. Que vous inspire cet anathème ?

Nathalie HEINICH. - La principale difficulté dans ce type de débat n’est pas tant le fond de l’argumentation que sa surdétermination par des catégorisations en clans : progressiste ou conservateur, « néo-réac » ou « gauchiste », etc. Comme si se retrouver dans la « bonne » catégorie politique était le seul enjeu, alors qu’il en va souvent de décisions fondamentales pour toute la société. Ainsi, les arguments contre le pacs ou le mariage homosexuel ont été d’emblée occultés derrière le renvoi à une présumée position « droitière », conservatrice, voire homophobe, ce qui permet de ne pas y répondre.
En ce qui me concerne, j’ai toujours voté à gauche, ma seule religion est l’attachement à la laïcité, et je n’ai aucune passion pour l’institution familiale. Or c’est au nom de mes convictions, et non pas contre elles, que j’estime que ce qui est prioritaire aujourd’hui dans la défense des plus faibles en Occident, ce n’est pas tant la lutte contre les discriminations homophobes (qui a, heureusement, largement porté ses fruits, en tout cas sur le plan juridique), mais plutôt la défense des enfants nés ou à naître et des femmes que la pauvreté pousse à faire de la gestation un service payant. C’est cela pour moi, le combat progressiste.

Les partisans de cette mesure évoquent « l’égalité des droits » et la fin d’une « discrimination » entre couples hétérosexuels et couples homosexuels. Le mot « égalité » est-il ici approprié ?

Il s’agit plutôt d’une extension de la valeur d’égalité à un contexte qui n’est pas pertinent, en l’occurrence celui des droits civils (droit à se marier, à avoir des enfants, etc.). En démocratie, l’égalité civique (droit de vote) est devenue une règle quasi absolue, alors que l’égalité civile est toujours soumise à conditions (ne pas être déjà marié, ne pas avoir de liens de parenté, être marié pour pouvoir adopter, etc.). Et heureusement, car une valeur peut rarement se réaliser de façon absolue, du fait qu’elle entre souvent en conflit avec d’autres valeurs, tout aussi respectables. En l’occurrence, la valeur de protection de l’intérêt des enfants devrait avoir au moins autant sa place, dans cette histoire, que la valeur d’égalité, dont j’ai montré ailleurs qu’elle est sujette à une extension souvent démesurée, aboutissant à des aberrations juridiques, voire morales.
Le droit pour un enfant de connaître ses origines ne peut pas être négligé face à ce que certains invoquent comme un « droit à l’enfant » - encore que les militants LGBT aient cessé d’utiliser cette expression, ayant finalement compris qu’il ne va pas de soi de considérer un enfant comme un bien ou comme un service. Par ailleurs, l’argument de l’égalité, invoqué pour aligner le statut des couples homosexuels sur celui des couples hétérosexuels, sera forcément utilisé pour exiger la GPA, au nom de l’égalité des couples gays par rapport aux couples lesbiens. Et là, ce sont encore d’autres problèmes éthiques qui sortiront de la boîte de Pandore…
Comme souvent, les conflits de valeurs ne portent pas tant sur la valeur elle-même que sur l’objet auquel il convient de l’appliquer. Appliquons donc notre exigence d’égalité aux enfants, et pas seulement aux parents actuels ou virtuels : entre un enfant qui peut dire « mon papa » et celui qui ne le peut pas, n’y a-t-il pas une criante inégalité ?

« C’est un droit. Cela n’enlève rien aux autres », disent les partisans de cette mesure. Invoquer le mot « droit » au sujet de la procréation est-il selon vous approprié ?

Mais ôter à un enfant la moitié de sa généalogie, c’est bien lui enlever quelque chose, et quelque chose de fondamental ! S’obstiner à ne pas le voir, en dépit de l’évidence, dénote l’hypocrisie de l’argument de l’« amour » pour l’enfant : privilégier ses propres droits de parent potentiel en déniant ceux des enfants, c’est faire preuve d’un égoïsme, ou plus probablement d’un narcissisme, qui devrait inquiéter quant aux capacités à élever un enfant en respectant ses besoins. Comme disait le psychiatre Winnicott, ce n’est pas d’amour qu’un enfant a besoin, mais de parents !

L’extension des droits est-elle une mécanique sans fin propre à l’individualisme libéral ?

Ce qui me semble se profiler derrière la volonté d’autoriser la réalisation du désir individuel d’être parent à tout prix, c’est une forme d’hubris, un fantasme de toute-puissance : « J’en ai envie, donc personne ne peut m’en empêcher. » Comme si l’on vivait aujourd’hui, après le règne de l’enfant roi, le règne des ex-enfants rois devenus adultes, c’est-à-dire parents rois : je veux un enfant, donc personne n’a le droit de m’en priver. Et, de ce point de vue, le cas des mères célibataires qui veulent à tout prix un enfant me paraît encore plus problématique que celui des couples de lesbiennes : ces dernières, au moins, admettent un tiers entre l’enfant et elles, en la personne d’une compagne, tandis que les mères célibataires, en évacuant le père, évacuent tout tiers qui pourrait interférer dans leur toute-puissance sur l’enfant. La clinique des pathologies psychiques engendrées par ce type de situations est assez connue pour qu’on évite de les fabriquer de toutes pièces.
D’ailleurs, l’un des arguments des membres du comité d’éthique qui viennent de se prononcer contre la PMA - ils ont été malheureusement minoritaires - est que l’on ne peut pas, d’un côté, tenter de limiter les dégâts causés par les familles monoparentales et, de l’autre, encourager leur formation. L’autre argument est que l’on ne peut pas créer des situations d’impossibilité pour l’enfant de connaître ses origines, alors même que la France est en infraction sur ce point avec la loi européenne, et que l’on connaît, là encore, l’ampleur des dégâts psychiques occasionnés par ces situations. Faire comme s’il n’y avait là aucun problème - du moins aucun problème qui vaille qu’on s’y attarde face à l’impérieuse pulsion de toute-puissance parentale - me paraît d’une inconséquence effrayante.

Comment peut-on, selon vous, défendre l’idée de la nécessité d’une filiation symbolique sexuée sans définir une famille naturelle biologique idéale ?

L’invocation de la nature pour justifier des décisions concernant les humains est absurde : les besoins naturels de l’humanité se limitent à peu de choses, fondamentales certes (respirer, boire et manger, digérer, s’abriter, s’accoupler), mais les besoins sociaux sont tout aussi fondamentaux et autrement plus complexes. Or une « filiation symbolique sexuée » relève des représentations et des institutions sociales, et nullement de la nature : se repérer dans une généalogie, s’identifier à un sexe, sont des opérations qui font intervenir le langage, l’image de soi, le rapport à l’autre, bref, ce qui ressortit à la socialisation. L’interdit de l’inceste n’a rien de naturel, il n’en est pas moins fondateur de la plupart des sociétés, en tout cas de la nôtre. C’est donc au nom des besoins sociaux de l’enfant qu’il faut leur assurer un état civil, donc des repères, qui ne constituent pas un déni de la réalité. Ce sont les psychanalystes, les juristes et les anthropologues qu’il faut consulter sur ce point, et non pas les biologistes ou les généticiens.
Le problème n’est pas celui de la parenté « naturelle », c’est-à-dire génétique ; il n’est pas non plus celui de la parenté d’éducation, car il n’y a pas de raison que des homosexuels soient moins aptes que des hétérosexuels à élever un enfant ; le problème est celui de la parenté symbolique, c’est-à-dire la possibilité pour l’enfant de se penser à la fois dans une continuité généalogique et dans la différence des sexes, fondatrice de la conscience qu’il y a de l’autre, et que cette altérité est au cœur de la vie sociale.

Ah !!!
Rajout de dernière minute :

Après que la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé mardi l'ouverture dès 2018 de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes - célibataires et homosexuelles -, l'exécutif a immédiatement tenu à rectifier le tir. 

Par la voix de l'Élysée, d'abord, comme le relatait Le Figaro  dans son édition de vendredi, puis par celle du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, lors du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI" de ce dimanche.


Le locataire de Beauvau a en effet évoqué une mesure qui "pose sans doute un certain nombre de problèmes". "Il faudra mettre des garde-fous", a-t-il répété à deux reprises, au sujet de ce type de "lois sensibles qui peuvent heurter les consciences". Il a ensuite assuré qu'il ne s'agissait pas du tout d'une priorité pour le gouvernement. "Je proposerai qu'on puisse résoudre le problème du chômage avant de s'attaquer au problème civilisationnel", a-t-il balayé. "Pour moi, la priorité est aujourd'hui économique et sociale", a-t-il poursuivi, assurant qu'il n'avait "pas vu ce projet être porté dans le calendrier qu'on (lui) a donné". Le message est clair.

vendredi 15 septembre 2017

Strasbourg



L'autre jour (c'était au début de ce mois) mes obligations professionnelles, dont je ne sais plus si je dois me réjouir ou me désoler de leur proche fin, m'ont menées à Strasbourg, ville que je n'avais plus revue depuis ma vie de jeune homme, quand déjà je voyageais beaucoup dans notre cher et vieux pays. En sortant de la gare rien ne m'était plus familier alors que je vécu là, au début des années 80, presque une année entière avec de nombreux aller-retour avec la capitale. Tout juste je notais que l'on avait trouvé judicieux d'envelopper la façade de la gare d'une coque de verre, sans doute dans le but de protéger le voyageur des rudesses hivernales de la région, lui offrir avant son voyage une attente au sec et au chaud. Louable intention, même si le mariage du fer et du verre avec la vieille pierre laisse un peu perplexe.
Mais le pire est ailleurs : j'arrivais à la mauvaise heure.
Dans le train déjà, une fringale infernale me taraudait l'estomac, j'avais les crocs force 5 et me pris à rêver, puisque mon terminus était déjà un peu l'Allemagne, d'une choucroute monumentale, de jambonneaux bien gras, de saucisses au raifort, de bière glacée. Nous entrâmes en gare un peu avant 14 heures et sans plus attendre, tout à mon idée fixe, slalomant avec ma valises à roulettes au milieu d'une foule de mollusques qui ignorait tout de mon urgence, je me mis en quête d'une brasserie alsacienne. Traversant la place j'en avisais une, sorte de Terminus Nord en miniature. Après un rapide coup d'oeil sur la carte j'en vins à la conclusion que l'on devait pouvoir trouver mieux et m’engouffrais dans une rue, le ventre plein d'espoirs et l'esprit d’hallucinations qui prenaient la forme de saucisses de Francfort.
Le premier troquet avait une carte alléchante et, voyant que je la contemplais pleins de désirs gourmands, un loufiat aux cheveux gominés s'approcha de moi et me demanda dans un accent rital ce que je désirais.
Manger ! Je voulais manger ! Mais lui était très désolé, vraiment très désolé, son cuistot venait de prendre sa pause, mais c'était bien volontiers qu'il me préparerait un croque-monsieur. Je le remerciais et m'enfonçais un peu plus dans l'inacueuillante ville, tirant ma valise qui commençait à peser des tonnes, passant devant des kebabs, d'improbables pizzerias, quand soudain une évidence me frappa : il fallait que je fasse demi-tour, que je revienne vers la gare, vers le Terminus Nord en miniature. Là-bas, c'était évident, le service était 24h/24h. Une brasserie quoi ! En me traitant gentiment de couillon, mais avec la certitude d'arriver à mes fins, j'entrepris le chemin inverse, ruminant contre tout ce temps perdu.
- Bonjour, c'est pour déjeuner.
- Ah mais monsieur le service s'arrête à 14 heures.
- 14 Heures !? Mais on ne peut pas... ?
- Non Monsieur, désolé.
- Mais où peut-on encore manger à Strasbourg après 14 heures ?
Et il m'indiqua l'enseigne voisine, celle du clown qui se fend la pêche, qui jamais ne ferme, jamais ne cesse de servir.
Et vous savez quoi ?
Ben oui...

Je vous parlerais bien aussi de Mutzig, mais ce serait trop long.
Sachez simplement que l'on y fait plus de bière, que le village se meurt tout doucement comme tant de villages ailleurs en France.




dimanche 10 septembre 2017

La coterie


Coterie :
Péjoratif. Groupe de personnes qui se soutiennent pour faire prévaloir leurs intérêts : Une coterie littéraire.
Une coterie est une association entre certains groupes d’individus unis par un intérêt commun qui favorisent ceux qui font partie de leur compagnie et cabalent contre ceux qui n’en sont pas. Phénomène aussi ancien que la société elle-même, l’esprit de coterie est prêt à se défendre par tous les moyens et à sacrifier tous les intérêts contraires à son profit pour mettre une personne, une chose en crédit ou, au contraire, pour la discréditer.

Oui c'est vrai, nous nous sommes fait dégager. Et comme il faut encore... Pour tout dire nous l'avons bien mérité. Fumistes nous l'avons toujours été, désintéressés du sort de notre pays aussi ça va de soi. Nous possédions bien un dernier refuge  à St Martin ou à St Barth pour aller méditer des conséquences de notre inconséquence, mais il vient d'être balayé.
Alors vous avec qui nous avons toujours été d'une totale indulgence, vous à qui nous n'avons jamais mégoté les privilèges et les subventions, vous nous ferez bien une petite place n'est-ce pas ?
Chroniqueurs d'un monde qui nous échappe c'est de toute façon un point que nous partageons, et vous ne voudriez tout de même pas nous voir pointer à Pôle Emploi, devenir des sans-dents.
Ensemble nous dirons du mal des politiques, les Français adorent ça et nous sommes bien placés pour le faire. C'est combien la pige ?

jeudi 7 septembre 2017

Vogüé


Dans la série "les cartes postales de l'été", aujourd’hui Vogüé, charmant village surplombant l'Ardèche (méridionale), raisonnablement encombré l'été, quasi désert en hiver.
C'est la (grande) famille de Vogüé, (comtes, marquis, banquiers, prélats etc...) qui donna son nom au village et y bâtit un château qui porte encore beau malgré de nombreuses blessures. Comme bien souvent dans les châteaux, la vue sur les alentours est imprenable.
En sus l'été on peut y admirer devinez quoi ? Gagné ! Des expositions d'art contemporain.
C'est fou ce que la France compte d'artistes....
Photos :










mercredi 6 septembre 2017

Invasion



Ce n'est pas pour faire mon Jacques Etienne (qui d'ailleurs est inimitable) mais nous aussi, sudistes à l'occasion, avons nos nuisibles, nos indésirables. J'en ai cet été fait la pénible expérience. Je veux parler ici d'un papillon qui, à l'état de chenille, est de la même famille que les petites bêtes qui bouffent les choux de J-E : la pyrale du buis. Ce papillon (ou cette chenille) a été introduit accidentellement en France au début des années 2000, venant (merci la mondialisation) de la lointaine Chine. Dire qu'il s'est plu dans ses nouvelles terres de conquête serait un euphémisme. Arrivé dans l'Est de la France et n'ayant rencontré à ce jour aucun obstacle, aucun prédateur, il a réussi à coloniser en un temps record pas moins de 80 départements et son expansion ne semble pas devoir s'arrêter d'autant que la bestiole a trois cycles de reproduction dans l'année. Cette année il s'est offert l’Ardèche et ses nombreux buissons de buis qui peuplent nos collines. Si cela ressemble bien à une catastrophe pour la végétation, c'est aussi un cauchemar pour le vacancier. Dès la tombée de la nuit, alors que s'allument les premières lumières, c'est l'invasion : des centaines, pour ne pas dire des milliers, de papillons envahissent les terrasses, frappent aux fenêtres que l'on doit impérativement garder closes quand on aimerait profiter de la brise nocturne pour se rafraîchir des chaleurs de la journée. Un papillon ça va, nous en avons de très beaux (celui-ci ne l'est pas), mais des milliers... Dans les phares des voitures on croit à une averse soudaine de neige en plein mois d’août.
Pour avoir parler de ce phénomène à l'édile de mon village, celui-ci m'a fait part de son impuissance : impossible de procéder à des épandages d'insecticides qui tueraient sans distinction les autres insectes dont la précieuse abeille. Notre seul espoir selon lui : que l'intrus disparaisse quand il aura totalement ravagé les buis dont les feuilles sont à la fois son gîte et son couvert, ou bien espérer qu'un hiver réellement rigoureux (mais il n'y en a plus guère) exterminera l'indésirable.
Pour finir ne vous avisez pas d'écraser la bestiole : comme pour affirmer ses origines asiatiques, écrasée elle sent le poisson pourri, le nuoc-mâm.