dimanche 9 juillet 2017

Amen

La chanson du dimanche n'aura jamais aussi bien porté son nom.
Si vraiment bloguer c'est partager, et rien d'autre, alors cadeau.
Le final est sublime.

   

vendredi 7 juillet 2017

La culture aux cultureux


Je romps mon carême bloguesque par cet édito de mon réac préféré, Denis Tillinac, qui dit tout le mal qu'il pense de ces activités culturelles et autres animations socio-culs que l'on nous propose sur nos lieux de vacances.
Il va sans dire qu'en semblables circonstances, comme lui, je pratique ardemment l'évitement.

Pour le lire il suffit de cliquer sur l'image.



dimanche 2 juillet 2017

Message de service


Je m'aperçois à la relecture que mon billet d'hier soir qui se voulait iconoclaste aurait pu être mal interprété voire me faire passer pour ce que je ne suis pas.
Poubelle donc, et bon dimanche à tous.  

samedi 1 juillet 2017

Atelier non-mixte




Cette épreuve sportive (Dieu que le mot est juste) est proprement scandaleuse : rien que des blancs sur la ligne de départ, pas une gonzesse, et des mecs qui se signent ou embrassent la croix en franchissant la ligne d'arrivée. Je connais une sous-ministre à l'égalité femmes-hommes* qui serait bien inspirée d'aller y mettre son grain de sel.
Quant à moi je sais un endroit frais, au pays des cigales et de la farigoule où, volets clos aux heures chaudes, j'aurai plaisir à les regarder grimper les cols, un verre de chardonnay à portée de la main.

*Pfffff...

vendredi 30 juin 2017

On pénalisera


Pour comprendre ce qu'il convient de pénaliser on peut se contenter de la capture d'écran ci-dessous.
Mais on peu aussi suivre ce lien.


jeudi 29 juin 2017

Montmorency


Pourquoi Montmorency ?
Sans doute, certainement même, parce que voila bientôt 56 ans, par une belle journée ensoleillée de juillet, tandis que sur un autre mont s'éteignait Louis Ferdinand Céline, j'y vis le jour. Or donc, depuis ce jour béni des dieux, et bien que distante de chez moi que d'une petite trentaine de kilomètres, je n'avais encore éprouvé ni le désir ni la curiosité d'aller voir à quoi ressemblait la ville où je fis mes premiers pas. Paresse de la proximité sans doute qui toujours nous fait dire "une prochaine fois".
C'est aujourd'hui chose faite.



Montmorency conserve résolument un caractère provincial mais à cela s'ajoute un curieux mélange architectural que je crois assez unique. Comme toutes les villes provinciales elle a son "auberge du Cheval Blanc", ses kebab et ses Suédois (d'aucuns disent aussi Lyonnais) et même un tabac qui persiste à s'appeler "le Disque Bleu". Le Disque Bleu... C'est comme s'il s'était appelé "le Boyard", cela nous renvoie à un temps que les moins de vingt ans... La disque bleue c'était autre chose que le petit gris ou le caporal : c'était la gauloise de luxe. Mon père en fumait quand il avait fait des heures-sup.
Le curieux mélange dont je parlais plus haut s'observe dans la façon qu'ont les belles demeures bourgeoises aux jardins arborés de voisiner avec des bâtisses plus modestes, ouvrières ou paysannes, d'en partager l'espace sans frontières de classes, héritage peut-être de l'ancien régime dont l'on devine encore les parfums. La plupart des villes opèrent une ségrégation spatiale, pratiquent un entre-soi où l'insolente réussite rejette à la périphérie la misère et l'indigence. Ce n'est pas le cas ici. Au hasard des rues j'en ai vu de ces bâtisses qui menacent ruines quand elles n'en sont pas déjà. Bientôt dans leurs espaces libérés s'exprimera le génie des architectes de ce 21ème siècle en marche comme on peut déjà le voir ici ou là. Je peux me tromper, et d'ailleurs je ne rejette pas en bloc tout ce qui se construit aujourd'hui (bien des verrues du 19ème méritaient d'être rasées) mais il me semble qu'autrefois la mixité sociale (quand elle existait) n'engendrait pas tant de laideurs.



 J'ai poussé jusqu'à la collégiale Saint-Martin qui date du 16ème. Sorte de cathédrale en miniature avec de magnifiques vitraux, elle a en plus l'avantage d'avoir un parvis qui offre un point de vue exceptionnel sur la plaine en contrebas et jusqu’à Paris dont aujourd'hui, dans un ciel lavé par les pluies de la veille, on distinguait parfaitement les monuments, les tours de la Défense, celle de Montparnasse ainsi que la tour Eiffel. Peut-être est-ce ici que mon père nous emmenait mon frère et moi admirer, quand il s'en tirait, les feux d'artifices sur la capitale ? Nous habitions alors la ville basse.





Bref.
C'est une ville aux charmes étranges que j'ai découvert là, qui navigue dans plusieurs âges, adoptant parfois maladroitement une modernité qui bientôt aura raison d'elle, et je trouve que j'ai bien eu raison d'y naître un jour, quand elle était encore belle : elle convient à ma nature romanesque.
Avec tout ça j'ai oublié de vérifier si l'on y trouvait encore de ces petites cerises aigrelettes qui font sa réputation.
J'y retourne immédiatement.

NB : toutes les photos sont cliquables.

dimanche 25 juin 2017

Gros dégoût





Les incroyables clauses des contrats de mères porteuses.

Accès à l'assistance médicale à la procréation, tourisme procréatif, homoparentalité ? À l'heure des chamboulements dans la construction des familles, la Mission de recherche droit & justice - créée par le ministère de la Justice et le CNRS - vient de publier, après trois ans de travaux, un rapport sur « Le droit à l'enfant et la filiation en France et dans le monde », réalisé sous la houlette de la juriste Clotilde Brunetti-Pons, maître de conférences à l'université de Reims. « Aujourd'hui, la logique de marché domine ces évolutions, avance cette dernière. Nous sommes entrés dans une forme d'ultralibéralisme de la filiation. Le droit international de la famille a toujours cherché à lutter contre les trafics d'enfants. Ces évolutions balaient des années d'efforts pour les éviter. »
Un propos que le rapport illustre notamment au travers d'une étude sur des conventions de gestation pour autrui proposées par des sociétés étrangères, principalement aux États-Unis, et la revue d'ouvrages anglo-saxons de criminologie et de psychiatrie.
Élaborées par des avocats, ces con­ventions sont dans l'ensemble « très précises et très complètes ». En moyenne, les commanditaires débourseront entre 40 000 et 200 000 euros selon le pays où la gestation pour autrui est pratiquée, rappelle le rapport. Une somme sur laquelle 3 000 à 20 000 euros sont versés à la femme qui porte l'enfant. Les parents d'intention ont également la main sur la grossesse avec la possibilité de soumettre la mère porteuse « à un suivi médical et psychologique de son choix » ou encore d'imposer « une amniocentèse, un avortement, une césarienne, un cerclage ». Au-delà, « les clauses du contrat permettent aux commanditaires de définir le mode de vie de la femme enceinte », pointe l'étude. Comme la possibilité de continuer à travailler ou non pendant la grossesse ou l'autorisation de voyager.
Ces règles générales peuvent être accompagnées de listes pour le moins exhaustives d'interdits : « Ne pas mettre du vernis à ongles, ne pas porter de piercings (?) ne pas faire de sport, dormir convenablement, prendre telles vitamines, marcher suffisamment ou faire de l'exercice, ne pas assister à des funérailles, manger bio (?) ne pas utiliser de micro-ondes » Une intrusion « si forte » que les parents d'intention peuvent aller jusqu'à « encadrer, comme ils le souhaitent, la vie sexuelle de la jeune femme ».
Pour s'assurer du respect de ces obligations, la mère porteuse fait l'objet d'une « surveillance assidue », souligne cette étude. Une surveillance qui peut prendre la forme de visites de contrôle « diligentées par les commanditaires ou par la société intermédiaire » dans les États américains, tandis qu'en Inde les mères porteuses sont le plus souvent « tenues enfermées dans des cliniques spécialisées et soumises à un régime et à un emploi du temps strict » pendant neuf mois.
Après la naissance, hormis les sanctions financières prévues au cas où la mère porteuse refuserait de donner le bébé, « de nombreuses clauses de la convention ont pour objectif évident d'éviter que la gestatrice développe de l'affection pour l'enfant et essaye de le garder ». Comme l'interdiction de l'allaitement ou, au contraire, le tirage de lait de la mère porteuse dont la durée, la quantité ou les jours de livraison aux parents d'intention peuvent être circonscrits. Le contrat « va parfois jusqu'à interdire que l'enfant soit vu, touché, porté, a fortiori câliné » par la mère porteuse. Enfin, pour la remise de l'enfant, « une livraison pure et simple à la naissance sans aucun contact avec la mère porteuse et les parents commanditaires » est parfois prévue, tandis que d'autres contrats organisent des périodes de transition

Le Figaro du 21 juin 2017.


C'est aujourd'hui dimanche
Tiens, ma jolie maman,
Voici des roses blanches,
Que ton coeur aime tant
Va, quand je serai grand
J'achèt'rai au marchand
Toutes ses roses blanches
Pour toi, jolie maman....

samedi 24 juin 2017

Volubilis




Cette année, contrairement à la précédente, ma glycine ne m'a pas honoré de quelques grappes de fleurs, lourdes et mauves. Non. Elle qui se tient sagement et invariablement sur le balcon depuis près de dix ans, a eu cette fois-ci une autre lubie, une autre fantaisie : s'étendre et se répandre à raison de cinq centimètres par nuit, enlaçant amoureusement les fers du balcon, bien décidée semblait-il à le conquérir tout entier. Au début la chose m'amusa et je l'aidais même dans sa marche triomphante, la guidant dans la recherche de ses prises. Et puis je me suis interrogé : tout cela n'allait-il pas finir par lui être préjudiciable ? De quelle quantité d'eau allait-elle avoir besoin et n'allait-elle pas terminer l'été totalement épuisée ? Après quelques clics sur Google, j'appris qu'il était juste et bon de freiner ces ardeurs si l'on ne voulait pas se retrouver rapidement face à un fouillis inextricable. Mais j'appris autre chose que j'ignorais : ces tiges prolifiques sont dites (poésie du jardinier) volubiles tout comme la variété de plantes auxquelles elles appartiennent. Je me suis pris à imaginer des conversations à la fraîche sur l'eau trop chlorée, en quantité insuffisante ou le contraire, la paresse de certaines racines... Mais ce n'est pas tout !
Dans cette famille de plantes volubiles donc, s'opère une distinction assez amusante : la glycine par exemple, un brin réac probablement, est dextre, c'est à dire qu'elle ne s'enroule que sur sa droite dans le sens des aiguilles d'une montre ; à contrario le liseron, autre plante volubile, en bon gauchiste insoumis, s'obstine à ne s'enrouler que par sa gauche (on parle alors d'enroulement senestre). Et n'allez pas tenter de contrarier leur nature profonde : toujours, même si elles doivent en passer par des figures difformes, ces plantes reviendront dans leur sens commun.
Bref...
En conclusion il convient bien, non pas de leur tailler la bavette, mais de réduire leurs prétentions au strict minimum : 20 à 30 centimètres pas plus.
Ce que je fis sur le champ sans état d'âme.




Camus/Lebras


Pour une fois qu'on lui donne la parole (il était temps de réparer cet oubli, merci à Alain Finkielkraut de l'avoir fait), je m'en voudrais de ne pas la relayer ici :
L'un parle de ce qu'il connait, s'abrite confortablement derrière des chiffres et des statistiques, l'autre parle d'une chose plus immatérielle qui échappe à la science : l'âme des peuples.
Les deux semblent hélas irréconciliables.
Bonne écoute.


jeudi 22 juin 2017

La vie parisienne


Aujourd'hui j'ai pris le métro.
J'y fus un peu obligé.
Outre que ma vieille guimbarde n'avait probablement pas le droit de rouler en ce jour de pollution, que je ne le saurai jamais vu que j'ai négligé de me procurer la vignette qui m'aurait informé de mes droits,  elle était, coïncidence bienvenue, immobilisée dans un petit garage de banlieue, garage à l'ancienne où l'on pratique encore l'honnêteté, le diagnostic sincère et non faussé, le tarif étudié.
Donc j'ai pris le métro non pas aux heures de pointe comme Mado la Niçoise (ne soyez pas bégueules, regardez au moins les dix premières minutes) mais dans une de ces parenthèses calmes et rares où l'on a l'impression que la RATP ne fonctionne que pour vous.
En fredonnant "La Vie parisienne" j'ai pris cette petite vidéo :




C'est bien peu de chose, j'en conviens, mais fallait marquer le coup : demain je récupère ma chignole.