lundi 27 mars 2017

Le vote machinal




Monsieur Macron laissez-moi vous dire que vous menez une campagne admirable, la meilleure sans doute qu'il nous ait été donné de voir depuis longtemps. Depuis le début vous ne nous dites rien, absolument rien, et c'est très exactement comme ça qu'il faut s'y prendre avec les Français qui ne veulent rien entendre. Bravo pour l'avoir compris avant tous vos concurrents, c'est apparemment la stratégie gagnante. Que vous soyez le surgeon du socialisme moribond auquel tous les dinosaures à la rose se raccrochent, personne ne semble le discerner. Plus c'est gros n'est-ce pas...Le Général avait eu dans le passé une comparaison animalière pour décrire les Français. Il s'était cependant trompé sur l'animal : les Français ne sont pas des veaux, ce sont des autruches.
Surtout ne changez pas de main comme on dit : j'sens que ça vient. Continuez comme ça et, foi de Fredi, vous serez le prochain.
Mais ne comptez pas sur moi pour y parvenir.

dimanche 26 mars 2017

La chanson du dimanche


Quand elle avait le cafard, et ça lui arrivait souvent, elle, la Parisienne égarée qui bovarysait dans un bled de campagne entre Beauce et Gatinais, ma mère se mettait à fredonner ça.
Et dans sa voix qui chantait juste il y avait encore plus de mélancolie que dans la version ci-dessous. C'était des souvenirs moqueurs, enfouis, de bals du côté de Joinville ou du quai de Grenelle qui revenaient lui dire : "te souviens-tu comme tu étais heureuse alors" ?
Dans ces moments-là toute la maison avait le cafard :






Mon cœur est un violon
Sur lequel ton archet joue
Et qui vibre tout du long
Appuyé contre ta joue
Tantôt l'air est vif et gai
Comme un refrain de folie
Tantôt le son fatigué
Traîne avec mélancolie

Dans la nuit qui s'achève
Mon cœur est plein de toi
La musique est un rêve
Qui vibre sous tes doigts
Sous tes doigts la caresse
Rend mon désir si fort
Qu'il va jusqu'à l'ivresse
Et meurt à la fin de l'accord

Mon cœur est un violon
Sur lequel ton archet joue

jeudi 23 mars 2017

20 millions...


Dans la petite vidéo qui suit, le Monsieur de Nexity tient des propos très intéressants sur le devenir de nos villes (mais nos campagnes seront-elles épargnées, comment pourraient-elles l'être ?). Dès la première minute il nous confie cette chose qui moi m'a fait sursauter : dans 20 ans nous serons 20 millions (je n'ose pas dire de Français) d'habitants de plus qu'aujourd'hui. Vingt ans... après demain pour ainsi dire. Je sais bien que la France est un grand voire un très grand pays mais tout de même ! Pour ma part je trouve que l'on s'y marche déjà pas mal sur les pieds, 50, 60 millions d'habitants me semblait un seuil raisonnable à ne pas dépasser. C'est déjà fait hélas.
Et puis ce chiffre réveille en moi une suspicion dont je préférerais me garder : je connais la fécondité admirable des Françaises mais je ne peux imaginer que si nous parvenons un jour à 100000000 d'habitants (au secours !) elles y soient pour quelque chose. Ce monsieur sans s'en apercevoir donne crédit aux théoriciens du "Grand remplacement", ce fantasme nauséabond dont je n'ai jamais vraiment douté en fait.
Je crois qu' Hamon a bien raison d'envisager un revenu universel pour tout ce petit monde....
Quoiqu'il en soit ce monde qui vient ressemble de plus en plus à un cauchemar : il était déjà devenu bien laid, il sera en plus trop plein.
Et c'est celui dans lequel devront vivre mes enfants.




 

mardi 21 mars 2017

Un suspect de plus en plus crédible



Dans l'affaire "Théo" je livrais ici une piste qui sur le moment a pu apparaître à certains farfelue voire insultante pour ce jeune*, victime certifiée dès la première minute, et sans contestation possible, de violences policières. Ces violences devenues hélas récurrentes, quotidiennes, qui sont un fléau pour notre démocratie, altèrent notre vivre-ensemble, font passer le Chili de feu Pinochet pour un refuge accueillant pour tous les persécutés de la terre.
Or que lis-je dans le Parisien d'aujourd'hui ?
Ceci :

S'agissant du pantalon, son témoignage évolue aussi. La magistrate note qu'il porte ce jour-là un jogging très lâche, au point qu'il laisse largement voir le caleçon. «Sur la vidéo, fait- elle remarquer, on voit que vous marchez en approchant des lieux, vous remontez votre jogging, et que vous le portez très bas. Est-ce exact ?» «Si tu ne serres pas ton pantalon avec le cordon, logiquement il se descend tout seul. Et puis je prends mes pantalons en XL, ce n'est pas ma vraie taille», concède Théo. Et de poursuivre : «Quand l'un des policiers m'a attrapé, mon pantalon a glissé.» «Ils tiraient vers le bas quand même, mais je ne pense pas que c'était volontaire, précise-t-il. Ils essayaient de me maîtriser. Et comme mon pantalon n'était pas bien attaché, il tombait.» Une certitude aujourd'hui : les policiers n'ont pas écarté volontairement le caleçon de Théo, ni arraché son jogging, ainsi que nous l'écrivions dès le 9 février.

Je concluais mon billet par ces mots :
 Mon hypothèse demande à être vérifiée car si elle devait s'avérer juste nous n'aurions plus un enfant pré-pubère victime de violences policières mais bien la victime consentante d'une mode aussi laide qu'absurde.

Il semblerait donc que ce qui n'était alors qu'une hypothèse se vérifie ces jours-ci.
Les jeunes un conseil : commencez par vous saper avec plus de goût et de respect pour votre personne, vous vous éviterez bien des problèmes (sauf bien sûr si vous avez fait du deal votre ordinaire...).

*Il se dit que depuis sa mésaventure, les carabins, toujours prompts à se poiler d'un rien, ne parlent plus de coloscopie mais de théoscopie...

dimanche 19 mars 2017

Le désastre Trump, celui du Brexit





Mais les experts, ces gens qui régulièrement se trompent sur à peu près tout, nous prédisent que ça ne va pas durer, que ça ne peut pas durer.
Forcément puisque ça va à l'encontre de toutes leurs prédictions cataclysmiques, à l'encontre du fameux "No alternative".
Mais le G20 a bien été obligé de retirer de sa déclaration finale samedi sa traditionnelle condamnation du protectionnisme économique, et aussi son soutien à l'accord de Paris sur le climat, reflétant les réticences du nouveau gouvernement américain sur ces deux sujets.

Réticences....
Voilà c'est ça : nous sommes réticents, voire même hostiles, n'ayons pas peur des mots (comme disait un bègue de mes connaissances) au programme imposé que nous n'avons pas demandé.
La troisième voie est en marche et les Britanniques comme les Américains nous montrent que d'autres choix sont possibles, que la mondialisation malheureuse n'est ni irréversible, ni une fatalité.
En prendre conscience et, plutôt que d'aller à la pêche dans une trentaine de jours comme je le lis chez des blogueurs désabusés : voter !

La chanson du dimanche


Retour en arrière.
Nous sommes un dimanche soir de mai 2005. Dans la matinée je suis allé voter "non" comme 55% de Français au projet imbitable de constitution Européenne qui s’avérera par la suite n'être qu'un désespérant traité commercial, contraignant et entravant pour les Etats Européens, un désastre pour leurs citoyens.
Il est 18 heures environ, j'écoute une radio, j'ai oublié laquelle, Fip peut-être mais ce n'est pas certain. Toujours est-il que les chansons et autres morceaux musicaux s'enchaînent sur la station quand arrive ce titre de Polnareff : "C'est une poupée".
18h30 : je m'aperçois qu'il me manquera quelques bricoles pour passer une bonne soirée électorale, sors et me rends d'urgence à l'épicerie la plus proche. Dans celle-ci aussi il y a un fond musical. Je suis dans les rayons quand arrive de nouveau la poupée de Polnareff. "Ils se sont donné le mot", pensais-je, hésitant sur un Côtes du Rhône médaille de bronze Orange 2004 et un Gigondas "réserve grande cuvée millésimé grand siècle vieilli en fûts de chêne recommandé par le guide du routard et plein d'autres idéal avec des grillades". Et puis je réalise d'un coup : ce soir ce sera "NON".
Merci pour la programmation et le message subliminal !
Le "NON" sera confirmé une heure et demi plus tard.

La poupée qui fait non:
Sans même écouter, elle fait non...non...non...non...
Sans même regarder, elle fait non...non...non...non...
Toute la journée, elle fait non...non...non..non...






vendredi 17 mars 2017

Atelier d'artiste



En visitant les archives de ce blog j'ai retrouvé ce petit texte qui date d'un temps pas si lointain où j'aimais encore écrire des billets et en rire. C'est pas si mal !
Comme je n'ai pas grand-chose à vous raconter* je le remonte ici, ça meublera.
Il y a encore deux trois bricoles que je vais sortir de la naphtaline, mais combien d'autres définitivement perdues dans un mouvement d'humeur. Pas des merveille bien sûr, pas des choses inoubliables ! Mais des choses amusantes, pétillantes comme je crois être devenu incapable d'écrire aujourd'hui.
Ça ne gratte plus.
Mais ce n'est pas grave : je ne suis pas un artiste.



Atelier d'artiste :

Le génie ça démarre tôt
Mais y'a des fois ça rend marteau.

Ça démarre tôt en effet. Ça se détecte à la petite école quand vous récupérez votre enfant les ongles et les mains encore tachés des couleurs manipulées l'après-midi en atelier d'art-plastique, que vous vous entendez dire par la maîtresse admirative :
- cet enfant a un tempérament d'artiste qu'il ne faut en aucun cas contrarier, mais au contraire encourager.
Pour l'heure la maman se demande surtout si c'était une bonne idée de choisir la chemise blanche de papa pour servir de blouse de travail.
Encourageons donc. Tous artistes ! D'autant que quand on voit ce que l'on voit, qu'on entend ce que l'on entend, la tentation est grande de se dire "pourquoi lui, pourquoi pas moi ?".
Plus tard, vers l'adolescence, le même enfant aura sa première guitare, puis deux guitares, un piano à queue et une contrebasse, des boites de couleurs, des rames de papier Canson, un hélicon et un stylo Dupont. C'est pourquoi nous avons la chance, en France, d'avoir un vivier d'artistes inépuisable. La Mairie de Paris a pensé à eux et met à la disposition des plus chanceux d'entre eux, pour une somme modique, des ateliers d'artistes afin que ces talents puissent s'épanouir à l'abri du besoin, des contraintes vulgaires et des froidures de l'hiver. J'ignore comment se déroulent les attributions mais l'on sait bien qu'elles sont du genre à éveiller les suspicions, les soupçons de copinage. Je sais en revanche que les heureux élus sont tenus, pour justifier de leur qualité d'artistes et être reconduits dans leurs locaux, de fournir une production constante et régulière. Le deal n'est toutefois guère contraignant.
Ainsi celui-ci décline-t-il à l'infini des codes-barre sur fonds monochromes. C'est sa façon de dénoncer le libéralisme, la société marchande. Il fait ça depuis vingt ans et ne redoute qu'une seule chose : que son message soit incompris.
Cet autre commet des aquarelles, des nuages dans toute la gamme des bleus. C'est très beau, très apaisant. Un jour, dans un mouvement d'audace qui lui ressemble peu, il s'est levé en bousculant sa chaise en arrière puis il a fait pleuvoir son pinceau à cinquante centimètres de la feuille à dessin. Le résultat ne fut guère concluant. De plus ça éclaboussait ses attestations de paiements Assedic qui traînaient à côté. Il a renouvelé l'opération mais cette fois à vingt centimètres. L'art c'est souvent une affaire de distance. Il fut satisfait du résultat. Ça mettait, comment dire...un peu d'énergie dans ses créations, on devinait très nettement que l'artiste avait franchi un cap, qu'il n'était pas loin de toucher au sublime. Depuis quelques temps il traverse une période révoltée. Il veut témoigner de l'agressivité de notre époque contemporaine. Les nuages sont devenus rouges.
Je tiens le dernier exemple pour un pur génie. Voilà un homme, salarié à quart temps d'une grosse boite de la banlieue ouest, qui a tout compris. Il a pris l'habitude de roder autour des chantiers de la capitale, de ramener de ses pérégrinations, à l'instar du Facteur Cheval ramenant des cailloux de ses tournées, des bouts de fil de fer rouillés. A l'aide de pinces, le plus souvent à mains nues, il en conçoit des "hommes marchant" qui ne sont pas sans évoquer ceux de Giacometti en plus maigres. Cette idée d'une accusation de plagiat le tourmentait sincèrement. Un matin qu'il jetait dans la poubelle de tri sélectif des emballages divers, il remarqua des piles de journaux, de Figaro, Libération. Il resta un instant en arrêt, tenant le couvercle relevé, contemplant les vieux imprimés. "C'est pas con ça", murmura-t-il le nez dans la poubelle. Il s'empara de tous les journaux et revint dans son atelier. Devant sa machine à laver le linge il préleva les pages qui lui semblaient les plus intéressantes, rejeta les pages saumon du Figaro, les comptes-rendus sportifs, hésita devant celles où figuraient les résultats du loto, bourra le tambour au maximum puis sélectionna le programme (programme court, ne pas ajouter de chlore). A la fin du cycle il récupéra un amalgame où s'enchevêtraient les pages du Figaro, celles de Libération, où les mots d'Ivan Rioufol se mêlaient à ceux de Laurent Joffrin dans une pâte consensuelle, réconciliés. Un frisson lui parcouru l'échine : "Putain le symbole ! Je tiens quelque chose".
Il retourna avec sa boule dégoulinante dans l'atelier, la déposa sur la table, la malaxa un peu comme l'aurait fait un boulanger avec sa pâte à pain, puis entreprit de garnir ses pièces de fil de fer. Il s'agaça des difficultés qu'il rencontrait au niveau des phalanges, des attaches des mains, travailla tard dans la nuit sur une demi-douzaines de pièces, alluma tous les radiateurs pour accélérer le séchage, se coucha épuisé.
Le lendemain il eut une vive déception : dans la nuit la pâte à papier s'était rétractée, avait formé des bourrelets irréguliers. Mais ce n'était pas le pire. Cela encore pouvait s'expliquer, passer pour un geste voulu. Il suffisait de bâtir un discours autour de la technique, de l'effet recherché. Non, ce qui l'attristait profondément c'est que l'ensemble dégageait quelque chose de terne, d'inachevé. Contrarié, maussade, il gagna sa salle de bains, commença à se raser. C'est alors que dans le reflet du miroir il aperçu derrière lui, posée sur une étagère, une bombe de laque l'Oréal oubliée par une ex quelconque. "Bon sang mais c'est bien sûr !", s'exclama-t-il. Dans son émotion il s'entailla le menton. S'épongeant vivement il se saisit de la bombe et couru à son atelier, vida la laque sur ses œuvres. Les couleurs s'en trouvèrent instantanément rehaussées, les contours prirent une patine vernissée du meilleur aloi. De plus, ce qui n'est pas négligeable, les "hommes marchant" avaient désormais un irrésistible parfum de salon de coiffure pour dames.
C'est un homme heureux qui partit ce jour là accomplir ses trois heures journalières de travail, le cou plein de mousse à raser séchée, avec un filet de sang dedans. Il est régulièrement exposé depuis, sa cote n'en fini pas de monter.
A ce stade et pour conclure, je veux dire une chose : ne nous laissons pas aller aux plus bas ressentiments, ne nous laissons pas gagner par la rancœur et la mesquine jalousie. Dans ces pépinières que tout le monde nous envie, se cachent certainement ceux qui demain feront la nique à ces authentiques escrocs que sont Jeff Koons et Anish Kapoor, seront la gloire et le rayonnement de l'art à la française.
Vive les ateliers d'artistes de la ville de Paris et vive la France !

* Ah si quand même : un pays où l'on parle chiffons pendant la campagne électorale est bien un pays de gonzesses.

mercredi 15 mars 2017

Comment osent-ils ?



« Le vote pour l’extrême droite est contraire aux intérêts de chaque Français, contraire au pouvoir d’achat et à l’emploi« , a ajouté François Hollande mardi, à l’occasion de sa visite dans le Loiret sur le thème de la formation et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Un million de chômeurs de plus en cinq ans, la loi El Khomri et tant d'autres petites misères portées au droit du travail, voter Hollande en 2012 a en effet été très favorable aux intérêts des Français. Ils en mesurent les bénéfices chaque jour et ne se sont jamais remis du renoncement de FH à être candidat en 2017.


On peut poser le problème différemment : qui se sent proche de BHL ? Et qu'est-ce donc "un Kurde démocrate" ? Ces Kurdes éparpillés sur trois nations, qui rêvent de refonder leur Etat perdu, ne caressent-ils pas en secret d'inavouables pensées xénophobes, nationalistes ?
Là, tout de suite, j'en vois deux qui auraient mieux fait de se taire.
Mais qui les écoute encore, que vaut leur parole ? Rien. Nada.


mardi 14 mars 2017

Jean-Marie Le Pen


Sur bien des blogs que je fréquente je vois souvent l'engouement que suscite MLP chez beaucoup de commentateurs. Mais c'est un engouement caché, avoué à demi-mots, presque honteux. Tellement honteux qu'il est rare sinon inexistant de voir relayé une interview d'elle ou de son menhir de père. Et bien pour ma part je le confesse : bien avant la fille j'ai eu une admiration sans borne pour le borgne dont les affiches électorales dans le village où j'étais enfant me terrorisaient. Il est pour moi l'homme politique du siècle écoulé, celui qui aura le mieux compris les enjeux de celui qui commence. Celui qui aura été l’infatigable lanceur d'alertes de ce que l'on nous présentait alors comme des fantasmes, des peurs irrationnelles.
L'Europe de Monnet à Maastricht ?
Il a tout dit sur elle, bien avant que des philosophes à la petite semaine commencent à s'y intéresser, à en discerner les conséquences, comme Philippe Séguin d'ailleurs, qui ne disait pas autre chose que lui. L'Europe de la prospérité, depuis, est bien devenue l'Europe de la paupérisation pour tous où plus personne ne saurait dire ce qu'est un Européen, où d'églises on fait des mosquées, où de paysans on fait des suicidés, où de travailleurs on fait des chômeurs.
L'immigration de peuplement, le grand remplacement ?
Avec Raspail et bien avant Camus il les voyait venir, les dénonçait comme un crime contre le peuple historique. Pour l'avoir vécue il la comprenait très bien l'image du Général, celle de l'huile et du vinaigre ; une suite ininterrompue d'attentats, du métro St Michel au Bataclan, des violences urbaines quotidiennes, une partition du territoire toujours à nos dépens (jusqu'à notre disparition ?), notre espace vital qui se rétrécie comme peau de chagrin, notre tranquillité, nos choix de vie malmenés chaque jour, lui donnent raison.
Ce paria que nous avons tant aimé détester voulait nous mettre en garde, avait tout vu venir, nous n'avons pas su l'entendre. Aujourd'hui il est vieux, ne brigue plus rien, pas même le Panthéon où pourtant il aurait sa juste place, lui le combattant de toujours de nos libertés.
Tant qu'il est encore là écoutons le encore un peu le menhir : il nous manquera bientôt.