jeudi 16 novembre 2017

24h Pujadas




Ce soir j'ai regardé 24h Pujadas sur LCI présentée par Pujadas (homme charmant au demeurant qui n'a rien à envier à son prédécesseur, Yves Calvi). Le thème de l'émission de ce soir m’intéressait : "Faire moins d'enfants pour sauver la planète ?"
Que la surpopulation soit en grande partie responsable de nos maux, de cela j'en suis convaincu depuis longtemps : vivre dans une planète trop pleine, comme disait Levi-Strauss, ne peut être bon pour personne. Quand je suis né nous étions 2,5 milliards d'habitants sur la planète bleue, la faune et la flore n'étaient pas trop abîmées encore, les biotopes familiers des hommes et des espèces animales pas trop bousculés. Aujourd'hui nous en sommes à 7,5 et bientôt 10 milliards. Une pandémie incontrôlable, la huitième plaie d'Egypte que rien ni personne ne semble en mesure d'arrêter. Alors sur le plateau il y avait, comme toujours, ceux qui dénoncent l'Europe, les Etats-Unis, l'occident en général comme étant ceux qui abîment le plus l'environnement. Mais pardon ! Dans les pays en voie de développement ne veut-on pas aussi sa petite voiture à moteur à explosion ? Son entrecôte du midi ? Sa climatisation et l'eau courante à tous les étages ? Les vaccins de Sanofi ? Ne veut-on pas vivre à l'européenne quoi ? Mieux : la rejoindre cette terre promise, puisque c'est là où tout ce passe ? (Ce qu'ils ignorent, nos migrants, c'est que cette Europe est devenue aussi stérile qu'un champ de Beauce labouré par un ersatz d'agriculteur, qu'il n'y pousse, pour combien de temps encore, que des revenus de substitution.)

La vérité c'est que pendant que l'Europe se suicide démographiquement, l'Asie et l'Afrique continuent de procréer de façon délirante, insensée. Nous ne faisons plus (surtout les femmes) dans le meilleur des cas, qu'1,6 enfant quand le reste du monde s'évertue à en faire 4 au minimum. Qui a raison qui a tort ? Ce qui est sûr c'est qu'à ce rythme pas besoin d'être grand clerc pour imaginer la tête de l'Européen de demain. A ce propos il y avait sur le plateau un démographe, frère jumeau d’Hervé Lebras qui doit prendre une année sabbatique tant il se fait rare, quand vint les questions des téléspectateurs dont celle-ci que je résume :
-si la natalité des Européens est si faible, ne pensez-vous pas qu'ils finissent un jour par disparaître ?
Question de bon sens.
Et l'autre d'embrayer :
- mais pas du tout ! grâce à l'immigration nous resterons à 500 millions d'habitants, voire plus !
Combien de fois n'avons-nous pas entendu cette argumentation foireuse qui consiste à faire de bananes des pommes...
Ah on sentait qu'il l'avait évacuée depuis longtemps la question de la race ! Que pour lui un Africain pouvait parfaitement faire un Européen ! Qu'il s'en contrefoutait si demain cet Européen jouait du tam-tam et pratiquait le culte vaudou dans des cathédrales en ruines !
David Pujadas crut bon d'intervenir :
- je ne crois pas que c'était le sens de la question du téléspectateur...
- mais pourtant les Européens de demain ce sera ça !
A vrai dire, pour tout dire, et je le réalise de plus en plus, il y a quelque chose d’effrayant chez les démographes : ce sont de sinistres comptables.
A part ça 16/20 pour le Beaujolais nouveau cuvée 2017.

samedi 11 novembre 2017

Centre historique



Dans un taxi dont la climatisation semblait bloquée sur moins 10°, H et P parcouraient les rues d'Abu Dhabi. Consciencieusement ils se faisaient d'inoubliables torticolis quand H rompit le silence :
- c'est où le centre historique ? 

dimanche 29 octobre 2017

Grand-Est


L'Alsace, je ne pensais pas la revoir de sitôt, moi qui dans ce billet expliquais qu'elle était devenue un lointain souvenir de mes vertes années. Mais la vie professionnelle est souvent facétieuse et la mienne m'y a de nouveau conduit ces jours-ci. Et cette fois-ci c'est dans le cœur de la capitale alsacienne que j'ai séjourné et j'ai pu mesuré combien notre mémoire nous joue des tours. J'avais le souvenir d'une grande ville or Strasbourg est bien une provinciale de taille assez modeste. Parfois, à un carrefour, elle donne ou se donne les illusions d'une grande métropole, mais la supercherie fait long feu : deux pas de plus et elle devient faubourienne.


La Petite France, comme un village alsacien dans la ville qui soupirerait en pensant à Venise, a beaucoup de charme, indiscutablement, avec ses maisons à pans de bois surplombant les cours d'eau. Mais de la carte postale on fait vite le tour.
Je suis passé par la place Kléber. Et là je dois dire ma déception. Sont-ce les tonneaux de bière que j'y ai bu jadis qui me la faisaient paraître plaisante ? L'architecture y est disparate, froide et sans attraits. Les innombrables tavernes (dont celle qui avait ma préférence) n'existent plus, remplacées par des magasins de fringues à la con, des dealers de hamburgers.
J'ai poursuivi jusqu'à la cathédrale, magnifique dans ses grès roses. Il était midi et ses cloches sonnaient, sonnaient, nous offraient une symphonie dont voici un extrait :



Il se trouvera bien un barge pour réclamer leur interdiction.
Et d’autres très nombreux pour l'approuver.
A Strasbourg comme ailleurs de toute façon, le grand remplacement qui n'existe pas, qui n'est qu'un fantasme, est en marche. A un point que c'en est odieux, à pleurer.



Mais, moi qui moins qu'un autre sans doute ne suis qu'un pur esprit, j'avais la tête ailleurs. Pour le dire autrement j'avais les crocs, mon estomac réclamait un jambonneau au raifort arrosé d'une blanche d'Allemagne.
"Chez Yvonne", déco et carte fort peu halal, je me suis restauré de l'inévitable choucroute.
Si l'endroit est agréable, j'avoue en avoir mangé de meilleures. La manne inépuisable du tourisme a fait perdre aux tenanciers du lieu l’exigence de la qualité. Guide Michelin tu repasseras...



Plus loin une enseigne me revoie à un fameux blogueur :


Enfin que serait une excursion dans la France de 2017 sans un problème SNCF et ses retards afférents ? Pour moi ce fut une très ordinaire alerte à la bombe qui fit vider la gare, repousser ses voyageurs résignés sur son parvis : 





lundi 23 octobre 2017

Quelque chose ne tourne pas rond



Bon.
C'est à regret qu'il me faut zapper le joli tété de Sophie, que de toute façon je ne tiendrai jamais dans ma main, pour parler d'une affaire autrement gravissime. C'est un article de Jérôme Leroy, sur Causeur, lu cet après-midi, qui m'a alerté : figurez-vous qu'il y aurait en France une pénurie de beurre. Moi le fils de bretons qui dans son enfance buvait au matin du lait de vache tout chaud sorti du pis à vous en retourner le cœur, tartinait son pain avec un beurre du même tonneau, j'en suis resté incrédule : quoi ? Ce pays de paysans depuis toujours allait connaître en temps de paix et d'abondance le rationnement et la pénurie ? C'est pas possible ! Et pourtant... la photo ci-dessus en témoigne : ce soir dans mon magasin de quartier il n'y avait plus de beurre.
Diverses raisons toutes aussi invraisemblables les unes que les autres expliquent le phénomène. Mais il ne faudrait pas oublier trop vite la principale : le remplacement de nos paysans par des spéculateurs sur les marchés mondiaux. Il n'y a plus de paysans mais des esclaves de l'industrie alimentaire (c'est vrai aussi de la pêche), qui répondent aux ordres des cours de la bourse des matières premières comme de vulgaires pétroliers, à Bruxelles et ses commissaires. Ainsi il n'est pas impossible que notre beurre se trouve actuellement dans des "Carrefour" chinois. Si encore cela les enrichissait, nos agriculteurs... mais beaucoup n'ont pour salaire qu'une obole indigne que refuserait Mamadou qui balaie les feuilles mortes à Paris.
L'auto-suffisance alimentaire et de qualité, qui allait de soit pour nos parents, n'est plus une évidence, qu'un souvenir pour les plus chanceux. Comme le dit si justement Jérôme Leroy, les capitalistes auront réussi ce miracle de faire de la France, ce pays agricole et de la bonne bouffe par essence, un pays où il devient compliqué de trouver une noisette de beurre pour faire rissoler ses girolles. Et une table convenable.
Il y a encore aujourd'hui en liberté des criminels contre l'humanité (cf également le scandale du glyphosate) pour lesquels il conviendrait de réactiver d'urgence Nuremberg.

Pour couronner le tout, depuis avril, il n'est pas tombé une goutte d'eau en Bas-Vivarais...
Hollande, toi le dieu de la pluie, reviens !

mardi 17 octobre 2017

Harcellement


En même temps (comme dirait l'autre) faudrait arrêter de nous faire souffrir le supplice de Tantale...



lundi 9 octobre 2017

Scandale




C'est chez un proscrit (comme nous le sommes tous devenus apparemment) que j'ai trouvé le meilleur résumé du scandale de l'assassinat de Mauranne et de Laura à Marseille : Alain Soral.
Trop vite on est passé à autre chose, trop vite on a voulu voir dans cette horreur absolue qu'un fait divers. Le président lui-même s'en est débarrassée d'un tweet, puis, en bon comptable comme nous l'avait promis Mitterrand*, s'en est retourné à sa calculette.
Pourtant ce qui s'est passé à Marseille ne passe pas, et ne doit pas passer.
Ne pas avoir rendu hommage à ces deux jeunes filles trucidées à l'aube de leur vie, c'est avouer que l'on s'en fout de voir mourir notre pays. Au travers de Mauranne et Laura c'est la France qu'on assassine dans l'indifférence.
Mais Monsieur Macron vous vous trompez dans vos priorités : l'Europe ne vous a pas attendue pour être l'Europe. On oubliera sans doute très vite les offrandes que vous lui avez faite avec beaucoup de légèreté (Alstom, STX) ; nos enfants feront comme ils pourront avec vos contrats de travail pourris et sans avenir. Mais jamais, jamais, nous vous pardonnerons de n'avoir rien fait pour que plus jamais une jeune fille ne se fasse égorgée chez nous au cri d' Allah akbar.

Une terre, un peuple.


*« Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura plus que des financiers et des comptables ».

mercredi 4 octobre 2017

Séries françaises




"J'ai 2 amours".

Résumé :
Hector découvre les aléas du désir lorsqu'il retombe amoureux de Louise avec laquelle il a vécu une histoire il y a vingt ans... alors qu'il vit désormais avec Jérémie et a un projet d'enfant ! (Arte).

Un projet d'enfant...
Même qu'ils l'ont acheté sur plans !




"Les engagés".

Résumé :
La quête identitaire et le parcours initiatique du jeune Hicham, qui quitte sa famille et débarque à Lyon chez le seul homosexuel qu'il connaisse, un activiste militant pour les droits LGTB (meilleure série Web et digitale).

Musulman et pédé, il est mal barré le jeune Hicham...





"Ramdam".

Résumé :
L'imam assez rock'n'roll d'une petite mosquée de Mont-de-Marsan, dans les Landes, va devoir gérer les affrontements ridicules, héroïques, hilarants et dramatiques d'une population de toutes confessions (France  2, meilleure série 26 minutes).

Une petite mosquée à Mont-de-Marsan...
Rendez-nous Don-Camillo !

Bon...
C'est pas tentant tout ça ? Ça ne vous donne pas envie de revoir un navet avec Bebel ?

mardi 26 septembre 2017

L'écume des jours



Je suis perdu.
Perdu, perdu. J'en étais resté aux invasions barbares, aux hordes mahométanes construisant des mosquées un peu partout dans notre vieux pays chrétien, étalant les tapis dans nos rues à l'heure de la prière ; j'avais en mémoire les chiffres du florissant commerce halal, qui disaient bien le grand remplacement. Et puis ne voila-t-il pas que ces jours-ci le sieur Régis Debray s'en vient sur toutes les ondes répétant, très satisfait de sa trouvaille, un nouveau néologisme : Gallo-Ricain. Selon lui, à l'instar jadis du vaste empire Gallo-Romain dont nous n'étions qu'une province éloignée de Rome, nous serions aujourd'hui sous l'emprise de l'empire américain et de ses mœurs protestants. Macron serait le pur produit de cette influence anglo-saxonne. J'étais tout méditatif devant l'argumentaire qu'il développe dans son livre " Civilisation. Comment nous sommes devenus américains" quand, tombant sur une émission de télé, un autre larron doigt levé au ciel nous avertissait : " Attention ! attention ! si nous n'y prenons garde c'est le modèle allemand, celui d'Angela Merkel, qui s’imposera à nous !".
Bon...
La seule chose en définitive dont nous soyons surs, c'est que le modèle français, lui, a vécu. De profundis.

Étrange épidémie que celle qui fait trembler sur leur piédestal un peu partout dans le monde certaines statues. On pense bien évidemment à celle du général Lee à Charlottesville, mais celle de Christophe Colomb à New-York est elle aussi menacée par son maire, Bill de Blasio, qui voit en elle rien moins qu'un  symbole "susceptible d'évoquer la haine"...
Il y aussi celles qui, comme cela s'est passé au Sénégal récemment, tombent toutes seules et que d'aucuns aimeraient ne voir jamais remontées.
Plus proche de nous une association de noirs bien de chez nous a dans le nez celle de Colbert qu'elle réduirait volontiers en miettes au prétexte que le ministre de Louis XIV était accessoirement esclavagiste.
Mais ne croyez pas qu'à l'Est il en aille différemment. Comme le montre la vidéo qui suit, en Ukraine aussi on déboulonne à tout va dans la joie et la bonne humeur.

Je crois que seule une statue du "roi des cons" serait réellement inamovible. Il ne reste plus qu'à la couler et l'inaugurer. Mais sous quels traits ? Les postulants pour servir de modèle sont si nombreux que l'on a que l'embarras du choix.




Pauvre Lénine
Tu vois tu tombes
Et puis tu roules
Dans le fossé

A propos de con. Un pédagogue comme il y en a pléthore à l'E-N, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes (CSP), annonce mardi sa démission en raison de ses désaccords avec Jean-Michel Blanquer. 



Il l'a mauvaise Lussault. Un ministre ouvertement de droite a bien l'intention de remettre à plat tout le travail de déconstruction de ses prédécesseurs. Oui mais ça c'est de l'insolence, de l'outrecuidance ! D’habitude ça ne se passait pas comme ça ! Alternance ou pas il y avait comme un accord tacite, une règle non écrite, qui voulaient que l'E-N (comme la culture d'ailleurs) soit affaire de gens de gôche, un pré-carré inviolable. Alors, après des décennies de méticuleuse démolition, on comprend que les velléités de M. Blanquer de reconstruire quelque chose qui retrouve un minimum de sens restent au travers de la gorge de M. Lussault.
Mais il y a pire : M. Lussault reproche au ministre de l'Education Nationale d'avoir donné ses premières interviews non pas à l'Obs ou Libé comme le veut la coutume mais à Causeur et Valeurs Actuelles, soit ce qui se fait de plus réactionnaire sur le marché de la presse. Ça donne le ton et ressemble un peu à une humiliation pour tous ceux qui depuis des lustres trouvaient naturel de dire ce qui était bon à fourrer dans nos chères têtes blondes. D'où sans doute les fameux désaccords. Mais qui est le plus en désaccord avec qui ? Qui réfute les méthodes jusqu'ici employées ? M. Lussault un peu de modestie !
Reste que rebâtir l'E-N n'est pas une mince affaire et que cinq ans ne seront pas de trop.


Sur ce bonne soirée en Macronnie comme dirait l'autre.

jeudi 21 septembre 2017

Au cœur de la manif


Cet après-midi je me suis offert une petite promenade sous le soleil aux côtés de nos amis che-guevaristes, ceux du Black Bloc et de ce qui reste de mobilisable à la CGT. Force est de constater que la contestation de rue ce n'est plus ça : les rangs étaient clairsemés les manifestants plutôt âgés ; la jeunesse, pourtant première concernée par la nouvelle loi travail, était absente. Tout passera donc comme une lettre à la poste dans ce pays où la résignation et la démotivation sont les grandes gagnantes de l'époque. La société est tellement disloquée que plus aucun grand mouvement de masse n'est envisageable. Une époque se termine bien.
De cette ballade j'ai ramené quelques photos que voici :

Quelques slogans amusants :




Ici le but du jeu est de casser l'asphalte afin de faire provision de projectiles :



Comité d’accueil rue Bobillot :


Devant les locaux surprotégés du journal "Le Monde", petite échauffourée. Mais le cœur n'y était pas : à la première grenade de gaz lacrymogène on se carapate :




L'indispensable vidéo de l’échauffourée :



Macron t'as gagné : ce n'est pas encore cette fois que la rue dictera sa loi.

Rajout de dernière minute :

La préfecture vient de communiquer les chiffres de la participation : 16000 manifestants.
J'aurais dit moins...