vendredi 30 décembre 2016

Fontainebleau


En forêt :


Sous-bois givrés....


... pour promeneurs givrés.

Au château :


Surabondance de marbres et de stucs, dorures dégoulinantes, parquets refaits à la façon, le lit de l'Empereur, si c'est bien le sien, fait montre de sobriété.


Merveille technologique du 17ème si ma mémoire est bonne...


...son mode d'emploi.


Enfin pour finir l'escalier du château dit en "fer à cheval". Les touristes Russes présents sur la photo me pardonneront mon indiscrétion : je n'allais pas me les geler deux heures non plus.
Sinon après les fêtes, si j'en ai encore l'envie, je vous parlerai de l’huître triploïde.
Car il faut le savoir : à Noël, demain, vous, nous, tous, avons dégusté ou dégusterons des huîtres triploïdes, géniale invention de l'Ifremer qui se cache aussi sous le doux nom de "huître des quatre saisons" et qui n'est qu'un OVM (organisme vivant modifié) à but très lucratif.
Finalement je cois bien vous avoir tout dit...
Ah si quand même :
Bon réveillon et à l'année prochaine !

vendredi 23 décembre 2016

Proposition

Céline Dion, Justin Timberlake, Bruno Mars, Elton john, Garth Brooks, Jay-Z, Beyoncé et Madonna refusent de chanter pour l'investiture de Donald Trump.
Moi je dis tant mieux ! Ouf ! Rien que ça c'est plutôt une bonne nouvelle !
Peut-être est-ce enfin l'occasion d'entendre, pour une fois dans ce genre de cérémonie, de la vraie musique, autre chose que du Black M comme envisagé un temps à Verdun.
Je propose ça :



Ne reste plus qu'à trouver l'orchestre ...

jeudi 22 décembre 2016

solstice d'hiver




A peine éclatée la bulle Juppé voici que les sondeurs nous refont le coup avec une autre bulle : la bulle Macron. Ils ont décidé de nous prendre pour des cons jusqu'au bout ?

Benoist Apparu, après avoir misé sur le mauvais cheval, rescapé de la déroute de son candidat aux primaires de la droite ayant rejoint très opportunément une équipe plus à même de satisfaire ses ambitions, vient de déclarer comme un vulgaire Vincent Peillon* d'obédience socialiste que "le lien entre attentats et politique migratoire n'a jamais été établi"; Vincent Peillon qui quant à lui, reprenant ses antiennes préférées, a déclaré en avoir « assez qu’on nous parle toujours d’identité nationale et de religion »
petit a : François Fillon devrait se méfier de ses nouvelles recrues : c'est avec ce genre de déclaration que l'on se retrouve tout surpris d'être éliminé au premier tour. Si Benoist Apparu se sent mal à l'aise dans sa nouvelle écurie il faudra lui conseiller de rejoindre, le plus rapidement serait le mieux, l'équipe de Vincent Peillon dont il semble partager bien des idées. Ce faisant, cette petite chose arriviste et prétentieuse (pour ne pas dire autre chose) rendrait service à tous.
petit b : Vincent Peillon, vieille baderne socialiste qui vend aux Français des chimères depuis longtemps, n'a rien compris à son époque**. Comment quelqu'un qui ne saisit pas l'air du temps peut-il prétendre à la magistrature suprême ? Du balai !

Robert Ménard, comme Zemmour avant lui, se fait traîner devant les tribunaux, poursuivi par les associations antiracistes Licra et Mrap pour avoir déclaré « dans une classe du centre-ville de chez moi, 91 % d’enfants musulmans. Evidemment que c’est un problème. Il y a des seuils de tolérance (…) » Dans ce grand pays de libertés qu'est la France, il est interdit de dire ce que tout le monde voit. On étouffe !!! Le devoir impératif de tout nouveau gouvernement sera de nous débarrasser une bonne fois pour toute de ces associations malveillantes, ces ligues factueuses qui garrottent la liberté d'expression, œuvrent contre la France ; au minimum il conviendra de leur couper les vivres. En attendant espérons que les plaignants se verront entendre dire comme dans le verdict du jugement de la crèche de Beaucaire (LDH versus Julien Sanchez) « S’il y a trouble, il vient du fait que la mairie est traînée devant la justice et non à cause de la crèche » ou, dans ce cas précis, vous commencez à nous les briser menu ; veuillez ne plus encombrer les tribunaux pour de fallacieuses raisons.

Une bonne nouvelle enfin : nous sommes le 22 décembre et depuis hier soir minuit les jours rallongent.

*M. Peillon, député européen, a critiqué l’argument « fallacieux » de l’extrême droite qui lie immigration et terrorisme et réclame la restauration des frontières nationales.

**Il faut atteindre un niveau de déconnexion stratosphérique pour se porter candidat à la présidence de la République et oublier que si nous sommes en état d’urgence c’est que nous sommes attaqués, que le sang a coulé sur notre sol, que plus de 230 des nôtres sont morts, que nous nous préparons à affronter d’autres meurtrissures. Il faut être particulièrement loin des préoccupations de nos concitoyens pour ne pas comprendre qu’ils n’ont rien contre les musulmans mais n’acceptent plus que l’on impose des règles  d’un autre siècle et d’une autre culture sur notre sol, à quelques kilomètres de la Tour Eiffel. Il faut être particulièrement aveugle pour ne pas voir qu’un nouveau totalitarisme se lève et qu’il est nourri par une idéologie islamiste que répandent dans certains quartiers frères musulmans et salafistes.

Dans un tel contexte, Vincent Peillon n’a pas eu un mot pour les victimes des djihadistes, encore moins pour celles du fondamentalisme islamiste, pas un mot pour les femmes interdites de café et chassées de l’espace public, tant il était occupé à entonner l’air du « padamalgame »

Source.

mercredi 21 décembre 2016

T'as de beaux yeux tu sais...


...embrasse moi !

                                                            Quai des brumes

mardi 20 décembre 2016

Joyeux Noël Mama Merkel


D'une folie l'autre :







Si nos politiques savaient tirer une leçon de quoi que ce soit ça se saurait :

 Tous les responsables politiques européens doivent tirer de ce nouveau drame une leçon: un pays doit d'abord chercher à protéger sa population avant de faire étalage de ses bons sentiments. La Chancelière allemande a clairement sous-estimé le risque qu'elle a fait prendre à son pays et à ses voisins européens en ouvrant largement ses frontières.

Le choc des civilisations si on en parlait vraiment :

Alors, aujourd'hui, je pose au gouvernement une question simple: quelles mesures de protection particulières a-t-il décidé de prendre pour sécuriser, non pas tous les lieux de culte indistinctement, mais nos églises en particulier pendant les fêtes de Noël? Faut-il attendre un attentat pendant une messe le 24 ou le 25 décembre pour comprendre que c'est bien notre civilisation chrétienne qui est la première cible des terroristes?

Source.

dimanche 18 décembre 2016

Pics de pollution




Je vous le dis tout net : les parigots sont des salauds.
Sournoisement ils stockent dans leurs chambres de bonne devenues inlouables des stères, des montagnes de bûches de chêne. Nuitamment ils se font livrer discrètement des tonnes et des tonnes de sacs de boulets de coke dont ils remplissent leurs caves : sur d'antiques chaudières mijotent leurs ragoûts. Et leurs cheminées crachent une fumée grasse, épaisse, qui vous fait des poumons de mineurs de fond, noircit les façades blanches des immeubles. Et le ciel de Paris se couvre d'un mauvais brouillard qui obscurcit tout. Et chacun de fabriquer le cancer du voisin...
De qui se moque -t-on ?
Qui pourra croire cette fable ?
Ils ne sont pas si nombreux ces parisiens à s'offrir, à l'occasion, une flambée. Une flambée qui n'a pour seul but que le plaisir contemplatif d'un soir. Car qui se chauffe réellement encore au bois ? D'ailleurs les pics de pollution se produisent rarement en hiver mais plutôt avec le retour des beaux jours, quand les cheminées sont éteintes depuis belle lurette.
Non.
Il y a bien pour certains une écologie qui se doit d'être punitive, une écologie de pisse-froid qui chassent tous les petites joies de notre existence. Ah il est certes plus facile de montrer du doigt ces salauds de bourgeois, qui éclairent leur cheminée en attendant Noël, que de renouveler le parc des bus qui roulent encore au diesel ! Tout comme il est intelligent sans doute de fermer un axe majeur comme les voies sur berges, engorgeant, congestionnant du même coup toute la capitale !
Le coupable comme toujours, c'est celui que l'on peut condamner à moindre frais, celui qui permettra de dire "on a fait quelque-chose". Pendant ce temps les vrais pollueurs continueront de polluer.

samedi 17 décembre 2016

Transhumanisme




- Monsieur !
- Oui ?
- Voila : j'ai parcouru les rues de vos villes, visité vos campagnes, vos villages, et je suis surpris de n'y avoir rencontré que des vieux. Moi qui viens d'un pays où les femmes se cachent si elles n'ont eu que quatre enfants, j'avoue que je ne comprends pas : vous ne faites plus d'enfants ?
- Pardon... parlez plus fort : mon nouveau tympan 3D est en cours de fabrication. Vous disiez ?
- Vous n'aimez plus les enfants ??? !
- Monsieur : les enfants ça devient vieux, et nous sommes bien assez nombreux comme ça.

Le vrai est un moment du faux



Le vrai est un moment du faux, disais-je ici il n'y a pas loin.
L'actualité nous en donne un triste exemple :

C’est une bien triste nouvelle qu’a rapportée Ouest France ce jeudi. Jean-Pierre Le Guelvout, un ancien candidat de L’Amour est dans le pré en 2010, a mis fin à ses jours. Depuis, les réactions se multiplient, notamment les proches de l’agriculteur, qui parlent d’un homme souffrant de la solitude.
[...]  Et j’ai appris en début d’année qu’il avait des soucis financiers. Je pense que c’est le lot malheureusement de beaucoup d’agriculteurs qui sont tellement endettés et qui sont dans une telle misère financière que partir est, pour eux, la seule solution », déplore-t-elle.
Source.

La mort en léger différé en somme, c'est bien dommage pour l'audimat de la chaîne qui n'aura pas eu les images exclusives...
Pas grave : on tentera de se rattraper sur les suivants : ils sont si nombreux les candidats au suicide dans ce milieu, plus nombreux encore qu'à trouver l'âme sœur.

jeudi 15 décembre 2016

Si j'étais socialiste




Si j'étais socialiste, c'est pour cet homme que je voterais aux primaires. Benoit Hamon avait, dans un moment d'honnêteté assez rare chez un socialiste, déclaré que "la gauche était condamnée à trahir". Mais il n'était guère allé plus loin dans ses explications. Seul Gérard Filoche* n'a jamais manqué une occasion de dénoncer les petites et grandes trahisons de ses amis socialistes ; seul ou presque a-t-il sans relâche pointé un doigt impitoyable sur les accointances du PS avec le patronat, le scandale de la financiarisation voulue par ses camarades dès les année 80 qui coula bon nombre d'entreprises pourtant prospères, le tout actionnariat, les licenciements et la paupérisation du monde salarié et ouvrier qui s'en suivit dans une France de plus en plus riche mais de plus en plus inégalitaire.
En fait je crois que Gérard Filoche est le dernier socialiste à pouvoir se regarder dans une glace, le seul socialiste qui mériterait de faire se déplacer un électeur socialiste aux prochaines primaires.
Mais où sont les électeurs socialistes ?

*Son blog.


mercredi 14 décembre 2016

La Syrie



Aucun d'entre nous n'est en Syrie sous les bombes depuis cinq ans. Tout absorbés et incrédules devant nos propres décombres nous sommes ici un peu myopes voire indifférents à ce qui ce passe à Alep et dans le reste de ce pays jadis souverain.
Personne ne peut donc dire quelle est la part de propagande des parties en présence.
Instinctivement, l'instinct étant la seule chose à ma disposition (comme à vous, restons humbles), je pense que ce reportage ci-après dit une part de vérité que nous n'entendrons nulle part ailleurs et certainement pas sur F2 : Poutine vole au secours d'un régime certes corrompu et assassin (tout le monde sait ça), mais qui aime et défend la musique et les femmes libres. Notre conception idéalisée de la république laïque en somme, que nous abandonnons avec tant de désinvolture chez nous, que beaucoup appréciaient là-bas surtout les minorités religieuses. 
Nous qui n'avons plus que la corruption habituelle et quotidienne à nous mettre sous la dent, habitués, gavés depuis longtemps aux sermons vains, aux mensonges d'état, devrions verser des larmes de crocodile sur un conflit dans lequel nous n'avons pas prise et dont nous ne sommes en aucun cas responsables (excepté nos élites politiques qui ont encore tout faux...) , dont il serait moins hypocrite d'avouer que tout le monde s'en tape.

Mourir pour Alep ?
Que ceux qui ont allumé le feu prennent les armes les premiers !
Mais contre le terrorisme islamique, Daech ou Al-Quaida, Al-Nosra pour les intimes, comme pour Stalingrad autrefois, il nous faudra bien un jour remercier la Russie.
Reste aussi que si j'étais une femme syrienne d'aujourd'hui je prierais pour la victoire de Bachar.
Et comme islamophobe convaincu pour la victoire de Poutine.
Comme ça, à l'instinct.

mardi 13 décembre 2016

Epitaphe



La gauche est morte, vive la gauche!


Quand les éléphants sentent leurs derniers moments arriver, ils s’en vont loin, voulant éviter au troupeau le spectacle de leur agonie. Ils se dirigent, pour y mourir, vers le cimetière des éléphants, où tant d’autres pachydermes les ont précédés. Cette dernière étape de leur vie a toutes les caractéristiques de la dignité. On est en droit de trouver ça beau.

La mort de la gauche s’accomplit sous nos yeux avec tous les attributs de la laideur. Son corps malade et corrompu conjugue Alzheimer, Parkinson, avec les métastases de la plus belle des arrogances. Vieillarde décrépite dans une chaise roulante, elle lance d’une voix qui se veut guillerette : « Regardez comme je suis vivante, jeune et belle ! » Quelques nigauds s’y laissent encore prendre : ils ne sont pas très regardants sur la chair avariée. Une personne falote et quelconque, le président de la République, a pendant cinq ans plastronné : « Je suis la gauche ! » Des députés médiocres, bornés et passablement analphabètes ont occupé le devant de la scène en criant fort : « Nous sommes la gauche ! » Et le clergé officiant de cette gauche-là, installé dans les médias et dans les associations bien-pensantes, a seriné au bon peuple : « La gauche, c’est nous ! » Une entreprise acharnée de « décervellement ». Marquée par le désir de détruire ce qui était beau et digne.

Ils ont eu le pouvoir. Et ils en ont usé pour mentir et tromper. Ils ont inventé de nouvelles « couches populaires » qui n’étaient populaires que parce que venues d’ailleurs. Et les vraies couches populaires sont allées voter pour le Front national. Ils ont remplacé le social par le sociétal et l’associatif. Tout ce qui est était marginal, différent, et donc pas franchouillard, a été célébré par eux au-delà de toute mesure. La gauche, pendant longtemps, avait été la mère bienveillante des petites gens : elle est devenue leur marâtre. Les gens du peuple, pas idiots quand même, ne se faisaient pas d’illusions sur la capacité de cette gauche-là de faire mieux que la droite contre le chômage.

“Que cette gauche-là crève !”
Mais ils pouvaient espérer qu’on leur reconnaîtrait ce qui reste aux plus démunis quand tout a disparu : leur fierté et leur identité. Et cela leur a été farouchement nié. Puisque les petits marquis issus de l’UNEF et de SOS Racisme avaient décidé de se prosterner devant une autre identité, admirée parce qu’immigrée, non blanche et non catholique. Et avec leurs petits mocassins vernis, ils ont consciencieusement piétiné la France, les Français, le peuple.

Si l’on veut sentir l’odeur de putréfaction qui se dégage de la bête qui meurt, une seule phrase suffira. Celle de Pierre Bergé, chaud partisan de la GPA, qui pendant la bataille du Mariage pour tous, a déclaré : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » Difficile d’être plus abject. Ni François Hollande, son obligé, ni les députés socialistes, ni les associations féministes prétendument de « gauche » n’ont moufté. Pierre Bergé était l’un des leurs. Et en plus, il était millionnaire.

Alors oui, que cette gauche-là crève ! Le plus vite possible. Plus tôt elle mourra, plus tôt quelque chose qui s’appellera vraiment la gauche pourra renaître. Quels que soient les choix politiques de chacun, la France en a besoin. Ça fait partie de son patrimoine. Pour le moment, les spadassins de François Hollande se donnent l’impression d’exister en aiguisant leurs couteaux contre Manuel Valls. Le seul à ne pas avoir craché sur le mot dignité. Et c’est bien pour ça qu’on veut le tuer. Pas sûr que la bête blessée et donc toujours méchante y arrive.
Benoît Rayski, Causeur.

dimanche 11 décembre 2016

Fillon fait peur...




...à Vincent Peillon.
Ou pourquoi ce dernier sort du bois.
Vincent Peillon le révolutionnaire viscéral qui déclare en 2008 :

D’où l’importance de l’école au cœur du régime républicain. C’est à elle qu’il revient de briser ce cercle, de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. *

Ou bien encore :

Car toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Église. Non pas seulement l’Église catholique, mais toute Église et toute orthodoxie. Déisme humain, humanisation de Jésus, religion sans dogme ni autorité ni Église, toute l’opération de la laïcité consiste à ne pas abandonner l’idéal, l’infini, la justice et l’amour, le divin, mais à les reconduire dans le fini sous l’espèce d’une exigence et d’une tâche à la fois intellectuelles, morales et politiques. **

Valérie cache cette croix ou craint le bûcher : Vincent n'en veut plus.

*
** : La Révolution française n'est pas terminée, Vincent Peillon, éd. Seuil, 2008

Vincent Peillon

Merci à Fdesouche de nous rafraîchir la mémoire :


C'est la fête !



Bernard Cazeneuve fête sa nomination au poste de premier ministre.
Il est heureux, on le comprend :



samedi 10 décembre 2016

Natacha et Patrick


J'avais imaginé vous parler de ce livre qui sort ces jours-ci écrit par Natacha Polony et ses complices du Comité Orwell intitulé "Bienvenue dans le pire des mondes" ou le triomphe du soft totalitarisme qui aurait pu aussi s'appeler "La globalisation pour les nuls". Mais sachant les lecteurs de ce blog très instruits de la marche de ce monde, je me suis dit que je risquais comme souvent dans pareil cas d'être ennuyeux voire redondant. Et puis je suis tombé sur cet interview de Patrick Buisson à Bd Voltaire. Bingo !
Bingo car Patrick Buisson, en 22 minutes, dit peu ou prou la même chose que la belle Natacha, même si le fait économique semble moins le concerner.
Si mon précédent billet et sa vidéo sans doute un peu trop longue n'a pas eu l'heur de séduire beaucoup de monde, je ne doute pas un instant qu'il en sera différent avec celle-ci : qu'est-ce donc que 22 minutes ?
Reste évidemment la forte probabilité que tout le monde ait déjà vu cette vidéo...
Reste aussi que l'on peu lire à profit le livre de Natacha, plus complet, plus circonstancié, notamment en ce qui concerne la force vitale de la globalisation : l'argent. L’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes. L'argent et ses règles propres qui impliquent la fabrique du crétin que caresse la perfide Najat (dans la lignée de ses prédécesseurs il est vrai),  la mise à mort (n'ayons pas peur des mots) de la classe moyenne, de la France périphérique, et comment ce règne de mille ans a été froidement décidé vers la fin des années 70 pour le seul bénéfice d'une toute, toute, toute petite fraction de chanceux dont vous et moi ne faisons, ne ferons pas partie (ne rêvez plus).
Finalement je pense que l'on doit faire les deux : écouter Patrick, lire Natacha.
Bon week-end avec ou sans particules fines !







vendredi 9 décembre 2016

Un vrai film d'horreur

Nul besoin d'abonnement pour voir un vrai film d'horreur. En voici un qui devrait terrifier chacun d'entre nous, un film sans zombies ni sang qui pourtant est un authentique cauchemar, un film sans effets spéciaux, sans trucage, qui ne pourra vous laisser l'esprit tranquille.
Sauf à être un zombie.
Un film qui dit simplement notre mise à mort programmée par des fous.
Des fous que nous élisons quand nous devrions les pendre.
Cette vidéo comme un testament à mes enfants, aux vôtres, pour qu'ils se souviennent combien nous avons été lâches de permettre cela.



mercredi 7 décembre 2016

Azouz Begag pense




Tout est bon quand on veut démontrer le racisme des Français, y compris les postulats les plus nuls :

Un peu plus tard, l’usage de diminutifs a permis de masquer l’indésirabilité sociale du prénom : Mustapha est devenu « Mouss », Mohamed « Momo », Samir « Sami », Messaoud « Mess », Kader « Kad », etc. ; puis l’usage du verlan a fait de Karim « Rimka », de Maurad « Radmo » et de Kamel « Melka », etc.
L’impact psychologique à long terme de telles simulations-dissimulations identitaires sur toutes les générations de jeunes Arabes à venir était prévisible. Le rejet du prénom par la société signifiait le rejet de l’histoire des parents, des ancêtres, de la généalogie et, en somme, de l’islam.

Azouz Begag, Le Monde.


J'en parlais cet après midi avec Jeanfi, Ben, Lulu, Gégé et Pat. Bebert n'était pas là because un rencart avec Cat. Momo dealait au coin de la rue comme d'habitude.
Gégé, qui n'est pas la moitié d'un con, me repris :
- Il faudrait dire à Azouz que les diminutifs sont le plus souvent bienveillants, affectueux. Je me souviens d'un joueur de ballon taciturne, il y a quelques temps, que l'on avait familièrement surnommé "Zizou" au prétexte qu'il avait marqué quelques buts qui réjouirent  la France.
Il se tut un instant puis ajouta :
-... il faudrait aussi que Le Monde arrête de publier des tribunes à la con, ça vraiment ce serait bien.
Gégé est un rêveur qui souffre en silence de simulations-dissimulations identitaires.

mardi 6 décembre 2016

jeudi 1 décembre 2016

Logique de déracinement, ethnocide


Il fallait le dire, et il faut le redire. Sans cesse.
Moi je parlerais plutôt de génocide, de crime contre l'humanité.
Les responsables devront avoir leur Nuremberg.



mercredi 30 novembre 2016

Les dominos


Je hais la country, je préfère de loin les dominos.
Je hais le folklore.
Encore plus la country.
Je vomis la country.
J'aime le vrai.
Mais le vrai, qui était un moment du faux, la seule place qu'on lui laissait, a définitivement disparu.
Va pour une partie de dominos.
Aux chiottes la country.


dimanche 27 novembre 2016

Scrutin de second tour


                                      

Ce matin je me suis réveillé, après une longue nuit de dix heures sans interruption dont je rêvais depuis des jours, bon pied bon œil et d'humeur assez joyeuse. Le soleil bas s'invitait sans retenue, inondait la pièce, chauffait ma carcasse défraîchie hors des draps repoussés. Alors que je faisais de l'ordre dans mes pensées engourdies, établissais le programme de la journée, me vint à l'esprit une idée saugrenue : mais où donc Les Républicains fêteront-ils leur victoire en mai prochain ? La Bastille est inenvisageable, beaucoup trop connotée. Il y a comme ça des symboles définitivement perdus pour le républicain honnête : la Bastille qui de tous temps fut le repaire de la canaille en fait partie. Le Trocadéro ? Ce serait effectivement un pied de nez assez drôle à leur propre histoire mais sans doute un peu déplacé. La Concorde ? Pourquoi pas. Le nom aurait été choisi par le Directoire pour marquer la réconciliation des Français après les excès de la Terreur, nous dit wikipédia, c'est pas négligeable, à balayer comme ça d'un revers de manche. Mais après tout...l’électeur fillonniste est-il du genre à brailler sa victoire ? Et puis et puis...la fin des 35 heures, la retraite à 67 ans, sont-ce bien là des choses qui se fêtent ?
Bien bien bien...ils ont encore six mois pour y penser me dis-je. Et, café englouti, je partis pour mon bureau de vote.
Combien étaient-ils les déçus du résultat du premier tour ? Il n'y avait pas foule en tout cas dans cette petite école primaire, aucune attente pour ce deuxième scrutin. Pendant que je glissais mon bulletin une dame me demandait si ce soir je voulais bien participer au dépouillement. Un peu honteux (mais je tenais à profiter pleinement de ma seule journée de congé) je déclinais la proposition. Un coup d'œil sur l'urne transparente m'indiqua que de toute façon à ce rythme-là ce serait vite fait.
En sortant je me sentais partagé par des sentiments contradictoires : Fredi, toi le gamin de 56 printemps, es-tu bien raisonnable ? C'est quoi ces votes qui autrefois t'auraient semblé contre-nature ? L'homme il est vrai, par sa droiture, son honnêteté intellectuelle, son goût du parler vrai, m'avait séduit. Mais ne s'apprêtait-il pas, pour tous remerciements, à me faire trimer jusqu'au bord de la tombe ? Qu'importe. Sur d'autres sujets aussi, plus importants que ma pauvre condition, il m'avait convaincu. Depuis longtemps j'attends, comme beaucoup, une figure irréprochable, incontestable, pour reprendre légitimement des thèmes trop longtemps passés sous silence. Il n'appartient qu'à lui désormais de faire de moi autre chose qu'un électeur du premier tour, de me convaincre encore.
Pour le reste je pensais aussi à ces mots d'un journaliste bien connu, rencontré naguère par hasard, qui m'avait dit :
- La France est un paquebot dont on ne change pas la trajectoire comme celle d'un vulgaire zodiac.
Pour certaines choses j'aimerais qu'il eut tort, pour d'autres moins.
Nous verrons bien.
A voté.

jeudi 24 novembre 2016

La vengeance est un plat qui se mange froid




Cette primaire de droite a un goût étrange de revanche tardive que je n'avais pas mesuré mais qui n'est pas pour me déplaire. C'est la réflexion que je me faisais hier soir en regardant un débat sur LCP.

François Hollande au soir de son élection enterra très vite et bien profond son discours du Bourget, oublia qu'il avait promis de ferrailler contre son ennemi désigné, la finance, pour ouvrir un vaste et indispensable chantier : le mariage pour tous. Pour les progressistes grisés par la victoire, il était urgent d'améliorer le PACS jugé très insuffisant et bien imparfait puisqu'il ne donnait pas les mêmes droits qu'aux couples hétéros comme le désormais sinistre "droit à l'enfant". Alors, tandis que le chômage galopait, on s'enferma des semaines, des mois durant, dans des commissions ; sénateurs, députés, usèrent de leur précieux temps à débattre de ce qui, tout le monde en convenait, était un merveilleux projet de civilisation. On ne sait pas ce qu'en pensait vraiment FH de ce projet de civilisation, ce que l'on sait c'est qu'il réussi, comme au bon temps de l'école libre, à mettre des millions de gens dans la rue. Sentant bien qu'il venait de contrarier la France qu'il voulait apaisée, il fit un geste vers ce mouvement qui venait de naître spontanément : LMPT. Il promis que la loi inclurait une clause de droit de conscience pour les maires ne souhaitant pas célébrer de tels mariages. Tollé du camp progressiste : la loi c'est la loi et c'est la même pour tous ! Piteux FH remisa bien vite sa proposition qui se voulait conciliante. Le projet de loi, qui n'avait été demandé par personne sauf peut-être l’extrême minorité de la minorité homosexuelle, fut adopté et la Manif pour Tous, gazée, humiliée, méprisée, rentra dans ses foyers.
C'est cette Manif pour Tous qui depuis dimanche dernier tient sa revanche dans les urnes. On dit aux électeurs de F. Fillon :
- Attention...attention ! Ils vont mettre en place une politique dure, ultralibérale !
Un écho lointain, une clameur assourdie, répondent :
- un enfant c'est un papa et une maman !!!
-...supprimer dix millions de fonctionnaires !
-...un papa et une maman !!!
...65 puis très vite 67 ans !!!
...une maman !!!
Voila.
On ne dira jamais assez ce que la probable victoire de François Fillon doit aux premiers jours du quinquennat de François Hollande.

mardi 22 novembre 2016

François Fillon a un problème





Oui, le triomphant du premier tour des primaires, j'avoue que ça m'avait échappé, a un problème :
Il est catholique.
En temps que tel il a une certaine vision de la vie, de la famille, pense qu'il n'est pas naturel de se débarrasser d'un intrus vivant comme on le fait d'un autre besoin. Alors on lui tombe dessus dans les blogs comme dans les grands journaux perfusés.
Deux ou trois choses : depuis quand, dans ce pays qui fut la fille aînée de l'Eglise, être catholique devient un problème pour prétendre à la magistrature suprême ? Dirait-on la même chose d'un juif, d'un protestant ou d'un musulman ?  Mouchard l'oserait-il ?
Depuis quand, outre qu'il n'a jamais dit vouloir revenir sur ce droit à l'avortement, faudrait-il s'habituer à considérer cette possibilité offerte aux femmes, aux amoureux légers (dont je fus), comme un élément de l'identité heureuse ? Le fébrile Juppé, qui doit aujourd'hui regretter de ne pas avoir choisi de participer aux primaires socialistes où il avait toutes ses chances, peut-il nous affirmer droit dans les yeux et dans ses bottes que préférer la vie discrédite son adversaire, que c'est bien là le bon angle d'attaque contre François Fillon ?
Moi ça me le rendrait plutôt sympathique.
Mais Juppé avait une occasion de nous apparaître lui aussi sympathique : en reconnaissant sa défaite, en appelant au rassemblement autour de François Fillon.
Occasion ratée.
Dimanche il saura avec qui ruminer sa déroute.

lundi 21 novembre 2016

Le futur président





Si je choisis "Fillon", l’outsider désormais bien placé, je participerai peut-être à l'éviction d'un ou deux (qui sait) favoris proclamés. Ce n'est pas rien. 

Mézigue dans le billet qui précède.

Et bien voilà : c'est fait. Et au-delà des espérances. Que Sarkozy finisse troisième avec un score aussi ridicule est assez réjouissant je trouve. S'il n'avait pas bien compris en 2012, cette fois-ci il semble avoir saisi l'ampleur du rejet qu'il suscite après un quinquennat passé à se foutre de notre gueule. Le vieux sang pourri des Français a parlé, et il a parlé fort. L'autre énorme surprise mais qui n'en est pas une pour qui s'est payé les files d'attente dans les trop rares bureaux de vote, c'est l'éclatement de la bulle médiatique "Juppé". On voit mal comment ce dernier pourrait rattraper son retard tant il est vrai que l'on imagine pas l'électeur sarkozyste aller voter pour lui. Le deuxième tour ne devrait être pour Fillon qu'une formalité. Et donc, en toute logique, nous avons ce soir le nom du futur président.
Mais il ne faudrait pas que Fillon se méprenne : cette primaire fut encore une machine à éliminer, à déjouer les pronostics. S'il devait rester sur une ligne dure (39 heures payées 37, retraite à 65 puis 67 ans) il jettera dans la rue des millions de Français. Sa marge de manœuvre se situera ailleurs à mon avis : en finir avec le politiquement correct, les accommodements raisonnables de la gauche comme ceux que nous promettait aussi A. Juppé avec son identité heureuse, tarir l'immigration légale et illégale.  En soit c'est déjà un vaste chantier.
Bon vent à lui !

vendredi 18 novembre 2016

Posture



Cependant, plus ça va et plus je trouve qu’il y a une grande indignité à aller voter.
En général, se choisir un maître dans le même élan que des millions d’autres esclaves a déjà quelque chose de répugnant en tant que démarche
Même s'il m'arrive parfois d'être dans cet état d'esprit, même s'il m'arrive de penser qu'il y a une forme de supériorité morale à se détourner des grands barnums démocratiques, je ne peux complètement adhérer à ce qui relève plus de la posture, de la paresse aussi, que de la conviction.
Après tout ces primaires auxquelles participent sept candidats (en attendant les autres), sont aussi pour ses participants quelque chose qui relève de la corvée : tenter de convaincre des heures durant qu'il ou elle est le bon choix. Un ancien président s'y plie ; un autre crédité d'un score dérisoire quitte un plateau prétextant qu'il n'a pas le bon créneau horaire ; celui-là épluche dans des comptes d'apothicaire les temps de parole. Aucun n'y voit une quelconque  indignité. Et nous, millions d'esclaves, devrions trouver répugnant de faire le tri ? C'est bien notre rôle, (rôle qui ne nous prend que quelques minutes de notre temps quand eux s'épuisent, engloutissent des fortunes à nous convaincre), de choisir au minimum de qui ou quoi nous ne voulons pas. Si dimanche je glisse dans l'urne un bulletin "Poisson", je voterai par conviction sans grande illusion. Si je choisis "Fillon", l’outsider désormais bien placé, je participerai peut-être à l'éviction d'un ou deux (qui sait) favoris proclamés. Ce n'est pas rien. l'Amérique vient de nous en donner une magistrale démonstration.
Alors je pense que ce n'est pas se grandir que d'aller à la pêche les jours d'élections en rêvant d'une hypothétique révolution qui, bien sûr, sera faite par d'autres, dont on se tiendra sagement à l'écart en proclamant urbi et orbi "je vous l'avais bien dit" ! 
La révolution, suis-je assez naïf pour le croire encore, commence par un petit bout de papier recyclé.

jeudi 17 novembre 2016

Le beaujolais nouveau



Moi, vous me connaissez, je ne suis pas du genre à snober les bonnes choses au prétexte que l'on aurait dit d'elles les pires infamies, les plus injustes ragots. Il en va ainsi du beaujolais nouveau. Je n'ai jamais su deviner derrière sa robe légère le goût de banane ou de cerise qu'on lui prête, mais il a toujours été pour moi, à condition d'avoir été intelligemment choisi, un vin joyeux, un vin de fête. Si le troisième jeudi de novembre est de tradition récente, une opération marketing bien menée, je trouve qu'en matière de célébration on a imaginé pire et moins souriant.
Le beaujolais nouveau est un vin franc, fruité, un soleil d'automne qui réchauffe les cœurs, nous invite à une ivresse de camaraderie.
Si vous avez peur de vous tromper, si aucun caviste digne de ce nom ne se trouve dans votre périmètre vital, rabattez-vous chez Nicolas et emportez avec vous sans hésitation sa cuvée non filtrée.
Et revenez m'en dire des nouvelles.
Merde aux pisse-froid et vive le beaujolais nouveau !

J'habite seul avec maman


Non mais on rêve...
Voici donc le dernier candidat en lice pour les prochaines ! Un gamin qui tète encore sa mère !
Le candidat des cougars, des femmes qui ont des pertes dès qu'il apparaît à l'écran !
Jusqu'où allons-nous tomber je vous le demande ?

mardi 15 novembre 2016

Céline Pina





Nos élites ont-elles pris conscience que, si nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes plus en paix?

Céline Pina.

J’ajouterais ont-elles pris conscience que si nous ne sommes plus en paix, c'est à elles (ces élites) que nous le devons.

Son interview réquisitoire contre les lâcher de ballons et autres marches blanches, contre les lâches qui s'y vautrent.


dimanche 13 novembre 2016

Chroniques du vieux cinéma Gaumont

Comme vous le savez  j'ai été aux premières loges pour observer la métamorphose du vieux cinéma Gaumont de mon quartier. Il y a peu je m'amusais de ce que sa façade faite de leds n'offrait qu'une lisibilité très limité par temps clair. Mais nous n'allons pas tarder à entrer dans l'hiver, période qui à priori lui sera plus favorable, comme aujourd'hui où il fait bien sombre sur Paris.
Mais, mais, mais...
Outre que cette saison ne rend pas, c'est peu de le dire, le bâtiment plus avenant, se posent toujours et de façon récurrente de sérieux problèmes d'affichage à tel point que nous ne savons plus vraiment à quoi nous avons affaire :


                                   Local industriel à vocation cinématographique.



jeudi 10 novembre 2016

Un tombeur

Carla n'a pas résisté à son charme, à ses cheveux au vent, son sourire enjôleur. A peine élu elle est venu se blottir sous son aile protectrice. Avec lui c'est du sérieux :



mercredi 9 novembre 2016

L'Amérique, l'Amérique




A New York aujourd'hui comme à Paris dans un proche avenir, voila ce qui se passe quand on enterre un peu trop vite le pays réel, quand, pour se faire élire, on ne compte que sur les minorités ethniques, sexuelles ou religieuses. Là-bas ce sont les Démocrates avec la morgue et le mépris de leur représentante, ici ce sont des clubs de réflexion comme Terra Nova et même certains prétendants Républicains  qui s'imaginent pouvoir faire l'impasse sur le vieux peuple. Mais ici aussi nous avons notre candidat Républicain, Républicain au sens américain du terme. Comme aux EU il est blond et c'est une candidate : MLP. En mai prochain peut-être réussira-t-elle là où Hillary Clinton a échoué : devenir la première femme présidente de son pays.
En attendant Donald Trump a quatre ans pour nous donner de nouveau envie d'Amérique. Quatre ans c'est long et c'est court.


lundi 7 novembre 2016

L'île des perroquets



Le préfacier du roman, qui était aussi son éditeur, nous l'affirmait : nous avions entre nos mains un bon livre. Mais a-t-on déjà vu un préfacier nous dire qu'il nous aurait été plus profitable, pour le même prix, de nous offrir une "moules-frites" ? Il nuançait son propos en nous avertissant qu'il était préférable au préalable à la lecture d'abandonner tous types de préjugés sur ce genre littéraire, que pour bien aborder un roman d'aventures comme celui-ci il convenait d'avoir conservé intacte son âme d'enfant. Ça tombait bien : je ne suis pas trop encombré de préjugés et enfant je le suis resté le plus souvent possible. 
Si l'on résiste aux 40 premières pages, alors on est pris. On se laisse embarquer avec Antoine sur le Walrus du capitaine Flint vers les mers du sud. Tout au long du récit nous n'éviterons pas les stéréotypes du genre : les combats homériques, l'inévitable trésor, les femmes détricoteuses d'amitiés, les trahisons. Qu'importe. C'est un peu plus que ça tout de même : grâce à un vocabulaire marin très riche ( l'auteur est historien et son livre s'inspire d'anciennes chroniques), une écriture vive, des métaphores qui nous laissent extatique, Robert Margerit nous propose là une sorte de Monte-Christo en plus dynamique. Cela tient parfois de la bulle de BD (du Trésor de Rackham le Rouge écrit par Hergé deux ans plus tard), du scénario de film de série B comme ce passage où, échoués sur l’île des perroquets, nos infortunés héros se voyant menacés par des Indiens Caraïbes aux mœurs cruelles, aux appétits anthropophages, ne doivent leur salut qu'aux restes de poudre gâtée récupérés dans un navire coulé : 

- Eh bien ? dit Brice, cette poudre...
Il n'eut pas le temps d'achever. Ça fit d'abord : badaboum ! le gros fourneau ; puis les traînées des caniveaux fusèrent et : boum ; boum ! les petits fourneaux. Nous avions senti le roc trembler. Sur la plage les Indiens bleus retombaient en détails, les uns après les autres et morceaux par morceaux. Il pleuvait des petits fragments de Caraïbes hachés menu, liés dans un assaisonnement de cailloux, de sable et de feuilles. L'une des idoles, abattue, en avait écrasé quelque-uns ; l'autre penchait dangereusement.

Oui je sais : c'est mal de se moquer des Indiens Caraïbes. 
Toujours est-il que j'ai assez apprécié le style de l'auteur pour commander sur Chapitre.com deux autres livres de lui :
- La terre aux loups 
- Mont Dragon
Nous verrons bien.

vendredi 28 octobre 2016

En pays Helvien


Tout est calme serein, immobile et silencieux. Quelques coups de fusil parfois au loin disent que par ici la chasse reste une tradition bien ancrée. Qui sait ce soir quelqu'un tapera à ma porte pour m'offrir un cuissot de sanglier. A moins que ce ne soit un chien égaré, épuisé, qui vienne me réclamer son droit d'asile, celui de partager la chaleur de mon feu.

mercredi 26 octobre 2016

Dans les classes populaires


Comment dire que le prolo est un con, un loser, un déclassé, une merde ?
Mais le dire plus élégamment que je ne le fais quand on est sociologue et socialiste !
Comme ça :




mardi 25 octobre 2016

Un youtubeur qui rend moins con


J'étais déjà par le passé tombé sur des vidéos de ce jeune homme et je m'étais fait la réflexion que tout n'était pas perdu tant qu'il se trouverait des têtes bien faites pour nous livrer ce genre d'analyse.
Voici sa dernière à écouter sans modération.


lundi 24 octobre 2016

Des Syriens



                            Des Syriens demandeurs d'asile après avoir fuit les persécutions de Bachar el-Assad .


Moi je les imaginais autrement les Syriens...
Mais en Auvergne ou ailleurs on n'y verra que du feu : c'est si con, si inutile, si effaçable, remplaçable, un plouc.
Voyez les poilus, nos monuments aux morts.

mercredi 19 octobre 2016

Paris-Bombay


           
                     Deux vieux et un jeune quelque part en Ouzbékistan trinquant à la vodka dans de petits bols.

Voila. Il est reparti notre pigeon voyageur. Après un premier périple avorté qui devait duré deux ans et qui l'aura mené jusqu'à la route de la soie en Ouzbékistan, le voici en route pour l'Inde avec escale à Istanbul. Au moment où je tape ces mots je peux suivre sur ce site en temps réel la trajectoire de son vol. Arrivée prévue de cette première étape à 19 heures* environ puis correspondance pour Bombay.
J'ai beau savoir que cette fois-ci il a en poche son billet de retour, qu'il prendra soin d'éviter les régions frontalières à problèmes, là ou l'Isl... où des populations... enfin bref vous m'avez compris, qu'il ira plutôt vers le sud, le Kerala  et Pondichéry, j'avoue ne pas être tranquille. Certes, la secte des adorateurs de Kâlî (les Thugs) qui offraient à leur idole des sacrifices humains avec une préférence pour les voyageurs étrangers, a, dit-on, été éradiquée à la fin du dix-neuvième siècle mais qui sait vraiment...
Toujours est-il qu'il n'est pas né celui qui le fera s’asseoir derrière un bureau en lui disant "on se revoie dans quarante ans pour calculer votre retraite". Il a pour lui l'idée d'un bureau plus vaste, infiniment plus vaste.
Alors va mon fils, et que Mercure te protège.

*Heure locale apparemment.



samedi 15 octobre 2016

De la houille aux gaz de schiste




Ce livre est décidément une mine, c'est le cas de le dire. Nous connaissons bien les différentes tentatives de groupes pétroliers pour explorer et éventuellement exploiter les ressources en huiles et gaz de schiste de la région de Montélimar comme nous connaissons les permis accordés à de grandes banques ou compagnies pétrolières à l'instar de ceux que signa Jean Louis Borloo* ( dont celui dit "permis de Villeneuve de Berg" ) qui tous reçurent une farouche opposition des populations concernées.
Mais qu'en était-il au début du 19ème siècle (1822) ?
Voici ce qu'en dit le Docteur Francus dans son livre "Voyage dans le midi de l'Ardèche" :

Il y a trois concessions de houille en exploitation dans la commune de Banne (outre une concession de minerai de fer non exploitée).
La première de ces trois concessions houillères, en date du 16 juillet 1822, donnée sous le nom de Pigère-et-Mazel à MM. Bayle, Garilhe et Thomas, de Banne, d'une superficie de cent quatorze hectares, fut rétrocédée plus tard à MM. Bergeron, Rivière de Larque, et Colomb frères. En 1836 elle reçut une extension de soixante six hectares. [...] (Suit une liste d'autres noms de propriétaires de concessions).
La compagnie houillère de Banne a extrait, en 1882, à elle seule, vingt deux mille tonnes de houille. La compagnie de Montgros, qui en avait extrait jusqu'à ce jour quelques milliers par an, a cessé son exploitation jusqu'à nouvel ordre. [...] (Suivent des considérations géologiques.)
En 1877, la compagnie de Montgros a commencé les travaux du puits St-Maxime et, à quelque distance de là, une galerie de St-Joseph. On a récemment découvert, au puits St-Maxime, un filet de houille grasse de vingt-cinq centimètres d'épaisseur qui paraît un indice assuré de la proximité des grandes couches houillères. La compagnie de Montgros a néanmoins suspendu, depuis, ses travaux de sondage. (...)


On le voit donc, si les huiles et autres gaz de schiste ont pour certains un avenir, ils ont aussi un passé.

*Alors "ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement et l'aménagement durable", ça ne s'invente pas.

vendredi 14 octobre 2016

Un bilan




«Ma vie, elle a déjà été réussie.»

François Hollande.
"Un président ne devrait pas dire ça..."*
Source.

Pourquoi François Hollande a-t-il choisi de parler en vérité? Sans doute parce que sa carrière est derrière lui: «Ce n'est que du plus, je n'ose pas dire que du bonheur, mais que du plus», confie-t-il dans ce livre avant de lâcher ce mot pour l'histoire: «Ma vie, elle a déjà été réussie.»

 L'intégration? «Il y a à la fois des choses qui marchent très bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration qui continue. Parce que ça continue.» Nadine Morano? «Je suis convaincu que, quand on interroge les Français, ils sont majoritairement sur sa position. (…) Ils pensent: “On est plutôt des Blancs, il y a plus de Blancs que d'autres.”» L'équipe de France de football? Elle est en proie à une «communautarisation, une segmentation, une ethnicisation». Le seuil de tolérance? «Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là.» Et de prendre l'exemple des professeurs devant les nouveaux immigrés. «C'est Sisyphe! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s'arrête jamais (…). Donc, il faut à un moment que ça s'arrête.» L'islam? «Qu'il y ait un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute.» Le voile? «Un asservissement.» Les migrants? «On ne peut pas continuer à avoir des migrants qui arrivent sans contrôle, dans le contexte en plus des attentats.» La sécession des territoires? «Comment peut-on éviter la partition? Car c'est quand même ça qui est en train de se produire: la partition.»

Merci pour ce moment mais tu nous laisses dans une belle merde enfoiré !

Ah au fait : Président Francois s'est excusé auprès des magistrats. Il s'est fendu d'une lettre.
Comme toujours en  bon français :

                                                                                                                                                                                     Même Fredi ne l'aurait pas faite celle-là...

*662 pages, 24,5 euros, pour les amateurs.

Un vieux débat



Il y a fort longtemps, je ne sais plus où ni quand, se produisit un débat passionnant dont seule la blogosphère a le secret. Il s'agissait de replacer dans la journée le moment de nos différents repas : quid de l'heure du déjeuner, de celle du dîner ? Moi dont la vie a toujours été rythmée par le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, j'avoue que je tombais de haut en constatant que le sujet ne faisait pas consensus, bien au contraire.
Or il se trouve que j'ai entre les mains ce fameux livre du Docteur Francus, livre qui fut l'objet d'un billet précédent. Et que trouve-t-on au milieu de ce livre ? La journée d'été type d'un paysan ardéchois ainsi que le détail de ces cinq repas. Lisez plutôt :

En été, le paysan vivarois fait cinq repas :
1: Le tue-ver qui consiste à manger, au saut du lit, une tranche de pain avec un morceau de fromage - à défaut de quoi on se contente d'une sardine ou bien d'une gousse d'ail dont on frotte vigoureusement le pain ; autrefois on joignait à cela un ou deux verres de vin, et le ver était tué à merveille. Aujourd'hui* le vin est remplacé par un petit verre de mauvaise eau-de-vie lequel, s'il tue le ver, tue aussi l'homme peu à peu.
2 : Le déjeuner. A 8 heures du matin, les femmes le portent aux travailleurs occupés aux champs. En voici le menu ordinaire : [...] Je vous passe la description de ce menu qui pour nous il est vrai serait plutôt extraordinaire mais qu'il me serait fastidieux de recopier dans son intégralité. Notons simplement qu'il est 8 heures et que l'auteur parle bien de déjeuner et non de petit déjeuner dont il ne sera jamais question d'ailleurs.
3 : Le diner. Il a lieu à midi. Le plat fondamental est le fricot. Voici comment on le prépare :
On prend une poêle à frire - on la met sur son friquet (les anciens notaires ne mentionnaient jamais une poêle à frire sans ajouter avec son friquet) [...] là aussi et sensiblement pour les mêmes raisons que celles invoquées plus haut, je passe sur la reproduction de la recette du fricot. Je ne suis pas absolument certain que cette recette mérite la postérité et ce plat est de nature à retourner bien des estomacs contemporains y compris le mien qui en a pourtant vu d'autres. Mais je note que le dîner de ces paysans est en avance de 8 heures par comparaison du mien et qu'il est si copieux qu'une durmido (une sieste quoi) s'impose alors aux travailleurs.
4 : Le goûter forme le quatrième repas vers 4 heures de l'après-midi ; on y mange l'omelette, la salade, une tome fraîche, des figues sèches ou un autre fruit.
Bon. Là rien à redire quant à l'horaire du goûter. Soulignons cependant qu’offrir un pain au chocolat à un paysan de ces temps-là était probablement le plus sûr moyen d'en recevoir un autre en retour....
5 : le cinquième repas est le souper à l'heure où toute la famille est rentrée à la maison. On s'y contente ordinairement de manger la soupe et les restes des autres festins de la journée.
Voila...
J'espère avoir apporté utilement ma contribution à ce vieux débat.
Mais à ce stade un constat s'impose : que de temps perdu autour des repas ! la productivité devait s'en ressentir, non ? Aujourd'hui le problème est résolu : à part quelques vignerons il n'y a plus de paysans et l'anarchique nature a repris ses droits faisant disparaître les restanques** sous les genêts, les buis, les cades et les chênes rabougris.

En hiver, il n'y a que quatre repas : le tue-ver, le dîner vers 9 heures, le goûter à une heure après-midi, et le souper le soir en famille. Cependant, même dans les courtes journées d'hiver, il y a place quelquefois pour un cinquième repas qu'on appelle le réveillon. Il est fort agréable de réveillonner le soir autour d'un bon feu, en mangeant soit des beignets, soit plutôt des chataignes rôties ou à la braise (braisillado). 

Ces réveillons ou veillées étaient l'occasion de faire renaître les vieilles légendes comme celle parlant de ces scélérats qui n'hésitaient pas dès la nuit tombée à ouvrir les tombes des enterrés du jour surtout si le mort était un gros et gras chrétien, la graisse de chrétien étant supposée faire les meilleurs onguents. On raconte l'histoire de ce curé fortement constitué dont il fallu garder la tombe huit jours durant en se relayant le fusil chargé à portée de la main
Les idées se sont sans doute notablement modifiées depuis ; cependant je ne vous engagerais pas, après la mort d'une personne grasse, à trop tourner autour d'un cimetière de village.
Echos de traumatismes lointains portés par le vent glacé du nord, tout chargé de frayeurs par-dessus les douces collines, on en frissonnait toujours et quelqu'un demandait :
- a-t-on bien fermé la porte ?


*Je rappelle aux étourdis que nous sommes dans le dernier quart du 19ème siècle. Ce passage n'est pas sans rappeler la descente aux enfers de Coupeau dans l’Assommoir de Zola.

** Terrasses en escaliers dont l’extrémité de chacune est l'accès de la suivante.

jeudi 13 octobre 2016

Le pluriel

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Dans les noms des partants on n'verra pas le mien.


mercredi 12 octobre 2016

Du bon docteur Francus




Dans une grosse, trop grosse poignée de jours, je serai de nouveau dans mon Bas-Vivarais chéri, autrefois patrie d'une tribu gauloise : les Hélviens.
Pour patienter je parcours, tantôt de la fin vers le début, tantôt le contraire, au petit bonheur, un livre que m’offrit naguère un ami de l'autre côté du Rhone :
"Voyage dans le midi de l'Ardèche" par le Docteur Francus (de son vrai nom Albin Mazon).
Albin Mazon est un ardéchois qui vécu le gros de sa vie au 19eme siècle et mourut à l'aurore du 20eme. On trouvera ici sa (courte) biographie.
L'édition que je feuillette date de 1966 mais son aspect est si austère et si vieillie qu'elle pourrait sembler de prime abord plus ancienne, contemporaine de l'auteur, d'autant que ce livre a constitué pour son précédent propriétaire un herbier abondant qui en a beaucoup taché les pages. Mais les quelques photos en noir et blanc qui parsèment l'ouvrage ne laissent planer aucun doute.
Qu'importe, l'essentiel n'est pas là.
L'essentiel est qu'il me fait vivre ou revivre un pays que je crois connaître mais qui est rigoureusement différent de ce qu'il fut il y a un peu plus d'un siècle. Vous allez me dire que ce n'est pas une découverte, que c'est vrai de toutes les régions de France, que je découvre la Lune, et vous aurez raison. Mais un siècle c'était hier et il se trouve que j'ai une affection toute particulière, intense, pour ce coin de France, que tout ce qui le concerne m’intéresse même si, le plus souvent, c'est pour me pencher sur un monde à jamais disparu, qui me restera définitivement inconnu (les marchés africains, les bals country de l'été, disent assez bien ici comme partout la fin d'un monde, la décivilisation.)
L'auteur, le Docteur Francus donc, prenant prétexte de ses observations régionales, glisse dans ses récits sans avoir l'air d'y toucher, avec beaucoup d'ironie et d'humour, des considérations savoureuses sur la Révolution dont on devine qu'il ne la porte pas trop dans son cœur, pas plus qu'il ne semble apprécier les politiciens de son époque.
Mais voici qu'en toute fin du livre je tombe sur ces mots à propos de l'école laïque et républicaine encore naissante :

...qu'il faut beaucoup pardonner parce qu'elle souffre et qu'elle est très ignorante. (...)
Barbe, saisissant l'occasion de mes paroles sur les résultats fâcheux de l'ignorance populaire, soutint qu'aucun régime n'avait autant fait que la République pour la supprimer. Il fit un éloge outré des instituteurs et, s'il en était passé un devant nous, il eût certainement essayé de me faire mettre à genoux devant lui. Il me reprocha vivement de ne pas signaler les belles maisons d'école construites ou en construction que nous avions rencontrées dans nos voyages.
Barbe appartient au groupe, assez nombreux pour le quart d'heure, de ces braves républicains qui ont élevé l'instruction laïque à la hauteur d'un dogme et ont fait des instituteurs une sorte de clergé nouveau. les bâtisses blanches leur tournent la tête. Ils s'en glorifient comme s'il suffisait de belles murailles toutes neuves pour instruire les enfants. Ils s'imaginent qu'avec cela la France est sûre désormais de battre Bismarck. Le temps leur fera voir clair dans ces chimères.

Voila. C'est remarquable non ?
Quant à moi, pour des raisons plus personnelles, j'ai hâte de tomber un jour sur son "Voyage au pays hélvien".

Que les jours passent, vite, et qu'enfin je me retrouve avec mes fantômes préférés, au coin de la cheminée, dans une solitude et un silence absolus à peine troublés par le crépitement des flammes.

dimanche 9 octobre 2016

Euh...

euh...
Marque l'hésitation, le doute, la restriction, la réticence.

- bonjour Alexandre euh... vous vous trouvez devant l'hôpital psychiatrique où 60 migrants euh...vont arriver. C'est ce qui pose problème, cet hôpital psychiatrique ?
- euh...oui bonjour Catherine alors pas seulement , euh... de ce t'hôpital euh...mais pas seulement euh...cette arrivée de migrants euh...pour une durée de huit mois euh... reconductibles, euh... pose questions. Un millier de personnes environ euh... sont venues euh... soutenir leur maire. On a senti aussi euh...beaucoup d'inquiétude euh...ils disent également euh...ils ont également euh... évidemment euh...peur. Et un peu plus tard dans la mitinée...euh... [...]...
...Le maire euh...sans étiquette euh...souhaite éviter euh...toute récupération politique.
- merci beaucoup euh...Alexandre.
- euh...
- non : c'est fini.





Euh.......
Quand on voit la qualité des reportages, on est bienheureux de payer sa redevance et de se sentir aussi correctement informés.




samedi 8 octobre 2016

On va au cinéma ?




- ça dépend, faut voir... y'a quoi à l'affiche ?
- y'a plus d'affiche, y'a des leds sur une façade laide.
- alors ?
- attends... Il m'a semblé voir "Les Sept Mercenaires" et "Cézanne et moi"...
- purée mais on n'y voit rien !
- c'est le progrès...
- y'a qui comme acteurs ?
- c'est pas précisé...
- bon allez viens on s'casse : j't'offre un pot.

mercredi 5 octobre 2016

Duplication


                                           


DUPLICATION, subst. fém.
Fait de doubler et son résultat.

L'autre soir j'étais allongé sur le canapé, une main où reposait ma tête, l'autre tenant la télécommande de la tévé, à la romaine si vous voyez le topo. Je zappais nonchalamment quand soudain apparut sur mon écran antédiluvien la face joviale, pleine de cette bonhomie qui lui est si naturelle, d’Yves Calvi. Il était entouré de ses intervenants habituels aux cheveux soignés quoique souvent blancs, si habituels que je ne comprends pas pourquoi j'ai tant de mal à me souvenir du nom de ces doctes personnages qui aiment à nous prodiguer inlassablement leur immense savoir aux heures de grande écoute.
"Tiens, me dis-je, c'est bizarre..."
Je m'attardais quelques instants. Il y était question de politique. Je dirais même de politique-fiction vu que nous sommes encore à six mois de la présidentielle. Chacun y allait de ses pronostics, de son argumentation parfaitement étayée mais dont je n'avais pas grand-chose à faire à vrai dire. Quand il m'arrive de tomber sur ce genre de débat, sauf étourderie, paresse ou fatigue, je zappe ou j'éteins en me disant "nous verrons bien en mai".
Non mais...
Mais là quelque chose m'amusait.
Pour en avoir le cœur net j'allais directement sur la Cinq pour me retrouver dans un décor familier, celui de "C dans l'air" animée depuis la rentrée par la très charmante Caroline Roux. Là aussi on débattait de politique ou du destin politique de quelques prétendants au trône. Le doute n'était plus permis : il y avait bien désormais DEUX "C dans l'air" ! L'une sur la Cinq et l'autre que j'avais entraperçue sur LCI, avec les mêmes invités interchangeables.
J'imagine aisément les échanges téléphoniques, les SMS frénétiques entre les deux compères :

Caroline Roux :
- Yvon mon chaton, j'ai un coup de mou dans mes audiences. Pour la semaine prochaine tu me refiles le Raymond ?
Yves Calvi :
- mais bien sûr ma chérie, tu sais bien qu'entre nous il n'y a pas de problème, qu'il n'y aura jamais de problème j'ai envie de dire... Par contre je te pique le Christophe et le Brice : un Raymond ça vaut bien ça.
- t'es dur en affaire toi...Ça va ! On fait comme ça. Des bisous partout mon nounours !

Oui parce que Raymond c'est du lourd, tout le monde se l'arrache. J'ignore s'il a voiture avec chauffeur mais si c'est le cas ce dernier ne doit pas souvent couper le moteur ! Avec ses allers-retours entre BFM, la Cinq et LCI il n'a plus une minute à lui le Raymond (Raymond la Science, on le surnomme dans le microcosme). N'empêche que parfois je le sens un peu las de ce petit jeu. Il y a des moments comme ça, en plein direct, où il s'échappe. Alors il croise les bras, ne participe plus au débat qu'en dodelinant de la tête, on sent qu'il aimerait être ailleurs, n'importe où, au Terminus Nord avec ses potes devant une choucroute mais pas ici. La Caroline le remet en marche d'un mot, d'un petit geste de la main glissé en experte sur la table, pas grand-chose mais c'est suffisant pour qu'il retrouve sa fiche mnémotechnique et nous la déroule en y changeant à peine une virgule, la même qu'il déroulera plus tard chez Yves Calvi. Du grand art...
Ah oui avant que j'oublie : "C dans l'air" sur LCI s'appelle "24 heures en questions", mais vous ne serez pas dépaysés. Sauf peut-être par la pub.







mardi 4 octobre 2016

Arts et Métiers direct par Levallois


                                             


Je voudrais que l'on se calme, mettre un peu de baume réconfortant sur les cœurs inconsolables, que l'on arrête de nous angoisser inutilement avec le fantasme du Grand remplacement, que l'on cesse une bonne fois pour toute avec ce mythe d'une France métissée qui n'a jamais existé et que certains brandissent pour diffuser la peur, attiser de nocives passions. J'en veux pour preuve, ou du moins pour indice sérieux, la dernière campagne contre la fraude dans les transports en commun de la RATP et de la SNCF. Ils ont eu beau faire, les concepteurs de cette campagne, beaucoup chercher avec toute la rigueur qu'on leur suppose, ils ont été infichus de trouver un seul visage issu de la diversité pour illustrer leurs belles affiches qui s'étalent dans les couloirs du métro, à nos arrêts de bus ou de tramways. Aucun noir, pas plus d'asiatique, tout juste un beau gosse brun aux origines indéterminées. C'est bien la France éternelle, romaine et apostolique dans ses œuvres les plus basses qui nous est donnée à contempler sur ces panneaux. Avec le diable sur ses épaules en mauvais conseiller.
Si vous pensez que ces images ne correspondent pas vraiment à ce que vous voyez dans votre rame, si vous trouvez le message de la RATP grossièrement stigmatisant et oublieux, je n'ai qu'un conseil à vous donner mauvais payeurs, incorrigibles tricheurs : fermer les yeux et prier pour votre salut ou une grève des contrôleurs.*

*Contrôleurs qui n'en peuvent plus de se faire agresser par des skinheads.