mardi 31 janvier 2017

Tout s'explique

                                                 


L'archéologie est formelle : sur le site de Corent, un oppidum d'environ 10000 âmes au milieu des volcans du Massif Central, les Celtes qui vivaient là vers le 1er siècle avant notre ère ont bu entre 50000 et 100000 jarres de vin en cent ans. Soit, par an, l'équivalent de 28000 bouteilles d'un vin rouge hors de prix directement importé d'Italie, de la région du Vésuve plus précisément, soit plusieurs mois de transport. C'est dire si l'affaire était d'importance. C'est dire si l'alcool fait partie de notre culture depuis belle lurette.
Mais ça n'est rien. Ce qu'affirment aujourd'hui certains chercheurs ? Ce serait pour fabriquer et boire ensemble de l'alcool que les hommes se seraient sédentarisés, puis organisés en sociétés*. Et là on ne parle pas des Français, mais bien de l'humanité tout entière, qui, à chaque fois qu'elle a lancé une civilisation, a concocté un breuvage alcoolisé en guise de liant social. En d'autres termes, l'ivresse aurait précédé à la fois l'agriculture et le langage, l'art et la religion. Une sacrée révélation !

Edito de National Géographic, février 2017**.

* Les nomades et autres bédouins des déserts n'avaient guère d'autre choix que celui de nomader éternellement à la recherche d'un bar. On en conçoit quelques rancœurs, énervements, jalousies et frustrations.

**Texte recopié sans autorisation préalable mais que l'on me pardonne : j'avais bu.

Plus loin on nous explique que si le singe est descendu de son arbre, c'est pour chercher des fruits fermentés, faire la fête avec ses semblables et qu'en terme de civilisations la soûlographie précède tout, que tout (les arts, les religions) en découle.
Passionnant.

lundi 30 janvier 2017

Je vous trouve très beau




Sans dec ce fut un beau discours. Un peu occulté hélas par les résultats du second tour des primaires des calamiteux. Ne le dites à personne, il en va de ma réputation, mais hier soir j'ai zappé les chaines où l'on faisait l'analyse de ce grand moment historique. J'ai préféré regarder une bluette dont le titre est aussi celui de ce billet. Je me suis dit en la voyant que la France était bien la patrie de ces comédies légères qui se consomment comme des marshmallows et peuvent vite devenir aussi indigestes que ces guimauves si l'on en abuse.
Mais revenons au discours de la Villette. Au début il me parut décousu, ayant l'air de sauter du coq à l’âne. En fait ce qui me semblait partir dans tous les sens n'était que la base, l'introduction de ce qui allait être développé plus longuement. Il y eu des moments forts, une énergie démonstrative, des paroles audacieuses notamment quand il parla d'immigration en affirmant que quand on entrait dans la maison des autres ce n'était pas pour y foutre le bordel (en gros). Il se fit peuple rappelant ses origines sarthoises où l'on boit volontiers le café avec la goutte, en usant d'expressions comme "il faut cesser d'emmerder les Français". Et bien sûr il y eu la défense de sa femme, Pénélope, qui vient de donner à Bernard Pivot l'idée d'un nouveau verbe, "pénéloper" ou toucher des salaires sans vraiment exercer d'activités. Il m'a paru que c'était une défense a minima. Sans doute juge-t-il que l'affaire n'est pas si grave et que dans trois mois elle aura été oubliée. Après tout...n'observe-t-on pas dans les Hauts de Seine, la réélection systématique d'un multi-mis en examen sans que cela trouble l'électeur ?
Un beau discours donc, le discours d'un homme qui voulait être Roi.  Mais une petite musique me disait que j'avais déjà entendu des mots semblables dans une forme très peu différente. Et les discours enflammés de Sarkozy de 2007 me revinrent en mémoire. Pas de doute : le candidat de 2017 avait bien appris de son prédécesseur dont on sait ce qu'il fit de ses promesses à peine élu. Et, nul ne l'ignore, c'est tout le défaut de ce genre d'exercice : il n'engage que celui qui l'écoute ; infiniment rares sont les Trump qui surprennent tout le monde en tenant leurs engagements.
Pour finir et à propos de Trump, il faut qu'un mal profond, une forme de sida mental comme disait l'autre, ait atteint une grande partie des Occidentaux pour trouver qu' "América First" est un slogan odieux qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire, que construire un mur de protection comme cela se pratique beaucoup dans le monde y compris aux frontières de l'Europe est l'idée la plus absurde, la chose la plus détestable qui soit. Moi qui suis tout sauf un américanophile, je trouve au contraire que pour une fois nous devrions nous en inspirer de ce nouveau président.
A commencer par celui qui aspire chez nous aux plus hautes fonctions (s'il sort indemne de son chemin de croix), à tenir ses promesses.
Le discours.

mercredi 25 janvier 2017

Poids plume




Ce soir je regardais le fameux débat. On commença par l'économie, le revenu universel, le choc de simplification dans le marécage des aides en tout genre, enfin ce genre de truc. Ça ronronnait pépère : 32 heures payées 50, pourquoi pas. L'un proposait du rêve l'autre tentait de réveiller le rêveur. Bon... tout cela se tenait, chacun avait ses arguments. Puis, abordant le brûlant sujet de la laïcité, tout a dérapé.
Je m'en étonne encore : à un moment Manuel Valls en vint à citer Alain Soral comme si, dans cette élection, ce dernier avait sa place. Comme si surtout celui qui fut notre ministre de l'intérieur puis notre premier ministre n'avait que ce combat à mener : écraser un paria qui se débat avec les tribunaux pour oser dire ce qu'il a envie de dire. Benoit Hamon lui fit remarquer que ce n'était pas bien malin à une heure de grande écoute de lui faire autant de publicité. Mais lui-même embraya aussi sec sur une proposition hallucinante : créer une brigade d'inspecteurs du bien vivre ensemble. "La vie des autres", l'URRS avant la perestroïka et le goulag pour tous les mal-pensants, demandez le programme !
Devant tant de folies accumulées  j'ai coupé net ma télé.
Aller va...dégagez !

mardi 24 janvier 2017

Tricheurs



400000 votants à midi, 2000000 à 19 h : tricheurs.

Électeur socialiste cherche désespérément candidat socialiste. Il croit en avoir trouvé un dans la personne de Benoit Hamon qui naguère déclara que la gauche était condamnée à trahir. L'électeur socialiste (enfin celui qui vote encore...) est-il dupe à ce point ?

Alain Minc, qui vit grassement de la rente des autoroutes payées par les contribuables d'une nation, la France, soutient et ira voter pour Emmanuel Macron seul candidat selon lui supranational et partisan d’une construction européenne avec des abandons de souveraineté (JDD).
Rappelons que l'élection présidentielle est une élection nationale, que celui qui s'y présente s'engage à défendre ses citoyens. Il y a des soutiens comme ça qui sonnent comme une consigne de vote inversée.

Faux diplômes universitaires à seule fin de faire une carrière politique et prendre le poste de premier secrétaire du PS (premier parti des faussaires et des usurpateurs), Jean-Christophe Cambadélis en parfaite illustration du parti de la triche.

Le socialisme n'est qu'une vaste tricherie.

mardi 17 janvier 2017

Perfide Albion



Comment sortir du Brexit ?
Comment en sortir honorablement, démocratiquement, même si cela doit prendre un peu de temps ?
Comment cicatriser les plaies ouvertes par Cameron ?
En restant calme et patient, le temps que les passions se soient refroidies.
Et le jour venu :

Et à propos du Parlement, il y a un autre point sur lequel  je voudrais apporter un élément de certitude. Je peux confirmer aujourd'hui que le gouvernement soumettra l'accord final qui sera trouvé entre le Royaume-Uni et l'Union européenne à un vote dans les deux chambres du Parlement, avant son entrée en vigueur.
Theresa May aujourd'hui, ou du bon usage de la démocratie...

Son discours complet ici.


lundi 16 janvier 2017

Vague de froid

C'est donc ça une vague de froid ? En janvier ? Et ça fait les gros titres des journaux ?
A moins que nos plumitifs ne se soient habitués au réchauffement climatique...


mardi 3 janvier 2017

choses lues



Ce jeudi, devant le président Simoëns qui dirige les comparutions immédiates, le suspect majeur retrouve l’automobiliste victime. Ce dernier explique que, mardi, il emprunte le Pont-Royal de La Madeleine vers le Vieux-Lille, lorsqu’il tombe sur trois enfants au milieu de la chaussée. Coup de frein. L’homme baisse la vitre, et interpelle les gamins «  L’un d’eux me demande un euro, poursuit le conducteur. Le temps de mettre ma main à la poche, un homme passe un couteau par la fenêtre et me pose la lame sur le cou.  » La Twingo se retrouve cernée par une quinzaine de personnes, pour beaucoup à l’allure chérubine.

Source.

Ah oui mais non ! Là j'suis plus d'accord ! Si même les chérubins se mettent à sortir le cran d'arrêt où va-t-on ?

Dans Paris Match sur l'élection de Trump :

Personne n'aurait misé un dollar sur Trump.
Sauf les électeurs, seuls dans l'isoloir avec leurs mauvaises pensées.

C'est dit ! Et c'est énorme :
Pour l'auteur de l'article la démocratie ne vaut que si l'on ne vote que dans un seul sens. La possibilité d'un autre choix ne peut-être qu'une mauvaise solution et ceux qui le font des monstres pervers.
No alternative et vive le parti unique !
Accessoirement " à bas les élections !".

Revu hier soir "Un homme et une femme" de Claude Lelouch, palme d'or 1966 : à l'époque on faisait des films avec peu de choses...