mercredi 26 avril 2017

Le départ, l'arrivée, le séjour, le retour


Dans un peu plus de deux heures je serai loin. Dans mon bas Vivarais chéri j'oublierai la grande lessiveuse à recycler les Le Maire et autres Estrosi.
Finalement Sarkozy jadis avec son ouverture jouait petits bras, était dans l'expérimentation.  En Marche ! c'est le truc accompli, la machine grandeur nature à contourner les grognes populaires, à cocufier le votant.
Mais si en quinze jours le votant s'en apercevait, refusait d'aller faire sagement là où on lui dit de faire ?
Voilà qui serai nouveau et pour tout dire inespéré me direz-vous...

Un 26 avril quelque part en Bourgogne :


Valence : après un regrettable contretemps, j'ai pu enfin récupérer ma vieille mais brave voiture. Je me suis engagé sur l'A7 qui parcourt l'industrieuse vallée du Rhône puis, une petite centaine de kilomètres plus au sud, j'ai bifurqué sur la droite en direction du Teil. Vingt minutes plus tard apparaissaient enfin les douces collines tant désirées :





Vendredi 28.
Que serait une campagne présidentielle sans une petite piqûre de rappel des heures les plus sombres de notre histoire ?
La séquence bat son plein depuis ce matin.
Mais je m'aperçois que malgré mes espérances du début, je n'arrive pas à me détacher de ce grand moment d'agitation démocratique qu'est l'élection présidentielle.
C'est peut-être à cela que l'on reconnait un bon citoyen...

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Il a franchi le Rubicon. L'inverse aurait été incompréhensible. Il a mis fin à une incohérence qui lui faisait bégayer les mots de Marine Le Pen mais avec beaucoup moins de succès. Ça n'a l'air de rien mais c'est énorme : il est le premier d'une longue série à faire sécession de la doxa imposée, à rejoindre le grand parti d'opposition qu'est le Front National qui ressemble de plus en plus à un parti de gouvernement.


J' arriverai bien tard ce soir à Paris et me contenterai des miettes du débat. Mais depuis quelques heures je note que la charge anti-Marine L.P. s'intensifie. Je me demande quel impact cette indécente avalanche d'injonctions à voter Macron aura sur le résultat final. Pour l'heure cela ne m'inspire que du dégoût.







lundi 24 avril 2017

Insatisfaction




Insatisfaction, c'est bien le mot. C'est même un euphémisme.
J'avais imaginé, j'en parle un peu plus bas, une explication finale droite-droite, Fillon-Le Pen. Après tout ne dit-on pas que la France est majoritairement de droite ? J'avais espéré que les instituts de sondages se plantaient, ne voyaient pas le pays réel. Or la concordance de leurs prédictions avec les résultats finaux est quasi parfaite. Où va-t-on si l'on ne peut plus rêver avant 20 heures, dites-moi, si les sondeurs ne se trompent plus ?
Fillon out donc. On me dira que les électeurs de MLP en sont un peu responsables, je veux bien, je veux bien... Mais dans les 24% de Macron n'y a-t-il pas un peu d'électeurs LR qui font défaut à Fillon, qui se sont laissé abuser par une vilaine campagne de dénigrements ?
On s'achemine probablement vers une élection de Macron, mais quelle est donc cette droite qui unanimement appelle à voter pour lui au second tour ? Se reconnaît-elle dans le bidule échafaudé par Hollande pour se survivre ? Et l'électeur LR, cet éternel cocu, va-t-il écouter ses consignes de vote ?
Le petit père des peuples lui, pour le moment, n'appelle à voter pour personne. Imagine-t-on d'ailleurs les insoumis voter pour un banquier ? Je les imagine plutôt tentés par le FN ou l'abstention.
Que dira NDA à ses 4,5% d'électeurs ? Va-t-il lui aussi les encourager à rejoindre la farce macronnesque ?
Voici donc l'état des lieux, et il n'est pas brillant.
Nous risquons le 7 mai de reprendre 5 ans de hollandisme rajeuni.
Zob !

dimanche 23 avril 2017

A voté !



Très longues files d'attente à l'instant pour déposer le petit bout de papier dans l'urne. A l'assesseur qui cherche mon nom dans le fichier je demande :
- c'est l'heure de pointe ou bien c'est comme ça depuis ce matin ?
- c'est comme ça depuis ce matin qu'elle me répond, un vrai succès.
Finalement la surprise de ce soir ce sera peut-être une participation plus élevée qu'envisagée par les sondeurs.
A voté !

vendredi 21 avril 2017

L'arsenal

Dans la malle arrière de la voiture, un grand sac de sport noir comprenant un fusil de chasse, des munitions de calibre 12, deux gros couteaux de cuisine, un Coran ainsi qu'un sécateur*. Grâce à la carte grise de son véhicule, les policiers, qui disposaient en outre de sa carte d'identité et de ses empreintes digitales, n'ont éprouvé aucune peine à localiser le logement de Karim Cheurfi, qui vivait depuis 2015 chez sa mère à Chelles, toujours en Seine-et-Marne.

*Sans oublier la kalach...

Source.

En lisant cela, la liste de l'arsenal, m'est revenu en mémoire cette chanson de Gainsbourg : Viva Villa.
C'est la chanson du dimanche avant l'heure.

Deux fusils, quatre pistolets
Et un couteau à cran d'arrêt
S'en vont à Guadalajara
C'est pour un fameux carnaval
Que s'avance cet arsenal
Qui a pour nom Pancho Villa
Tout à l'heure au pied du calvaire
Il dira une courte prière
Puis il reprendra ses jurons
Et son chemin et sa chanson

Viva Villa!
Viva Villa!
Viva Villa!

Quatre fusils, dix pistolets
Quinze couteaux à cran d'arrêt
Viennent de Guadalajara
C'est pour un fameux carnaval
Que s'en vient tout cet arsenal


On recherche Pancho Villa
S'ils vont du côté du calvaire
Ils trouv'ront l'révolutionnaire
Ils lui f'ront entendre raison
Ou bien avaler sa chanson

Viva Villa!
Viva Villa!
Viva Villa!

Deux fusils, quatre pistolets
Et un couteau à cran d'arrêt
Allaient à Guadalajara
Ce fut un fameux carnaval
Quand on fit sauter l'arsenal
Qui s'appelait Pancho Villa
Il est là au pied du calvaire
Il vient de mordre la poussière
Les vautours ne lui laisseront
Que les os et les éperons

Viva Villa!
Viva Villa!
Viva Villa!



La nation





Le nationalisme c'est la guerre, mots connus. De la nation il conviendrait de s'en éloigner et nous serions bien inspirés de prendre des chemins de traverse, de s'en détacher comme je l'ai entendu ce soir. Mais quand la nation est attaquée, de nouveau terrorisée, ses policiers tués, alors soudainement elle reprend des couleurs cette nation mal-aimée. Des couleurs morbides. Ceux qui font tout pour l'enterrer, œuvrent  à sa dislocation méthodiquement au quotidien, la convoquent opportunément un soir d'attentat.
Mais la compassion sonne creux dans la bouche de ceux qui ont renoncé à l'idée même de nation, se refusent à voir la guerre, à la dire, mais arment malgré tout les policiers municipaux, demain les garde-champêtres, projettent la construction de murs de protection le long de nos promenades dominicales.
Si le nationalisme c'est la guerre, la paix qu'ils nous proposent n'est pas de tout repos, à bien des égards autrement plus dangereuse et détestable.
Ce soir Monsieur Hollande commentant les incidents des Champs-Elysées a employé cent fois le mot "nation", mais je ne sais plus de quoi il parle.
Le sait-il lui-même ? L'a-t-il jamais su ?

lundi 17 avril 2017

Résultats de premier tour



En exclusivité pour les lecteurs de DEMAIN A L'AURORE, afin de les remercier de leur fidélité, je livre ici avec un peu d'avance les résultats du premier tour de l'élection présidentielle :

- Marine Le Pen : 28,5%. Les électeurs étant du genre cachottiers, il m'a semblé normal de corriger son score à la hausse et ce en dépit de ce qu'affirment les sondeurs patentés qui prétendent l'avoir fait avant moi.
- François Fillon : 24%. Compte tenu des tombereaux de boue qui ont été déversés sur lui c'est une excellente performance : la France éternelle et rebelle avec des cheveux blancs a remis une pièce dans le juke-box.
- Emmanuel Macron : 15%. Ce qui est encore beaucoup trop pour un populiste d’extrême-centre et qui démontre bien, si nous ne le savions déjà, que nous devons rester vigilants, mobilisés contre la bête immonde au ventre toujours fécond.
- Jean Luc Mélenchon : 11%. Score qui devrait remettre les pieds sur terre au poète insoumis. Un petit séjour à Varna pour oublier les braves gens qui n'ont pas voulu de lui ?
- Benoit Hamon : 8%. Ce qu'il reste d'électeurs socialistes donc. Rien à en dire.
- Nicolas Dupont Aignan : 4%. Cette fois-ci s'il n'a pas compris qu'il peut retourner vendre des aspirateurs au porte à porte c'est à désespérer.
- Les autres... les autres on s'en fout mais l'on pourrait conseiller charitablement à Cheminade de regagner très vite l'asile dont il n'aurait jamais dû s'échapper.

Comme on le voit en regardant ces chiffres, la France reste bien un foutu pays de droite. On s'en félicitera ou on le déplorera mais c'est ainsi.

A noter que si dimanche prochain les résultats définitifs devaient quelque peu différer des miens, aucune réclamation ne sera jugée recevable.

dimanche 16 avril 2017

La chanson du dimanche


Du Léo Ferré qui ne donne pas mal à la tête : Jolie Môme.





T' es tout' nue
Sous ton pull
Y'a la rue
Qu' est maboule

Elle c'est plutôt Carmen. J'ai retrouvé ça dans mes archives que je parcours depuis deux jours, et comme illustration je trouve que ce n'est pas si mal.
La photo date de 2007, on peut cliquer dessus.


samedi 15 avril 2017

Paris - Le Caire, septembre 2007

Je suis toujours dans mes photos. J'en ai perdu beaucoup de ces photos que je pensais à l'abri sur un disque dur d'ordinateur, avant que celui-ci ne me plante définitivement. La photo numérique ne passera pas l'histoire je pense, et il est préférable de sauvegarder tout ce qui nous semble essentiel sur un support papier. M'enfin voilà : par miracle quelques-unes des miennes ont échappé au grand effacement. Y'a pas de raison pour que vous n'en profitiez pas, ça augmentera leurs chances de survie.

Paris - Le Caire en 2007 commence par l'avion (photos cliquables puis à dérouler, libres de droits même les floues) :


Et puis Le Caire, où j'ai beaucoup souffert de la chaleur entre parenthèses :


Le compagnon qui me manque






Si, plutôt que de vivre à Paris comme un imbécile j'habitais la campagne, j'aurais pour compagnon un chien comme celui ci-dessus. Lui nous l'avions récupéré un soir de novembre, épuisé, affamé par je ne sais combien de journées d'errance dans nos collines du Bas Vivarais. Il s'était jeté sur les croquettes du chat qui l'avait regardé faire dépité, avait vidé son bol d'eau puis était parti s'écrouler sur le canapé. Encore jeune, sans collier, j'ai eu ce soir là une grande envie d'adoption. Mais ce n'aurait pas été raisonnable. Ceux de sa race ont un besoin d'espace sans limite, une énergie qu'aucun mur ne peut contenir. Jamais il ne se serait satisfait de deux promenades-pipi par jour dans nos rues. Quoiqu'il en soit le dilemme fut vite résolu : dans la matinée suivante on toquait à notre porte : c'était son maître qui faisait toutes les maisons du quartier à sa recherche.
Son initiation à la chasse était terminée.

Rajout :
Ah tiens ! sur d'autres photos il en a bien un de collier. L'en aurait-on débarrassé sournoisement en vue d'un kidnapping en bon et due forme ? Je n'en ai plus le souvenir.
Adorable bestiole en tout cas...



jeudi 13 avril 2017

Grand déménagement / grand remplacement, Zemmour répond à Le Bras

Ne me demandez pas de quel côté mon cœur balance.



 Le grand remplacement » n'est ni un fantasme ni un complot ; c'est le secret le mieux gardé de la mondialisation ; son principe, son moteur, son âme. Ce n'est pas Renaud Camus, l'auteur de cette formule aussi brillante que sulfureuse, qui l'affirme ; ni un militant « identitaire », ni même un de ces intellectuels « réactionnaires » voués aux gémonies par la bien-pensance. C'est l'un des plus célèbres démographes français, l'un des piliers des pages idées de la presse de gauche, le compère d'Emmanuel Todd, le contempteur du Front national et des « fantasmes d'invasion » : Hervé Le Bras. Bien sûr, notre auteur continue de pourfendre cette notion de « grand remplacement », mais le paradoxe est qu'il en démontre l'implacable réalité mieux que quiconque. Il rejette le mot pour mieux en faire accepter la chose. Jamais il n'a été aussi clair, aussi limpide. Comme s'il tombait le masque. Comme s'il pouvait décrire la réalité sans fard car il était trop tard pour l'arrêter. Que nous dit son dernier opuscule ? Que la mondialisation, d'abord déménagement d'usines dans les pays pauvres, est désormais déménagement d'hommes dans les pays riches. Que ce ne sont pas les plus pauvres qui émigrent, mais les moins pauvres des pays pauvres. Que les stratégies d'aide au développement sont donc un leurre comme les réfugiés climatiques. Que « la croissance de la population française dépend des migrations. Sans l'entrée d'étrangers, le solde migratoire de la France deviendrait négatif et la croissance démographique cesserait rapidement ». Que les politiques devraient s'intéresser autant à l'immigration qu'à l?émigration. Que « 200 000 départs par an représentent presque le quart d'une génération ». Que les immigrés d'aujourd'hui n'ont rien à voir avec ceux d'hier, car « les migrations à longue distance qui viennent du monde entier ont remplacé les déplacements de proximité ». Ceux-ci rejoignaient une nation, une culture, une histoire à laquelle ils s'assimilaient (ou étaient renvoyés) ; ceux-là rallient une diaspora étrangère et ne cherchent qu'à « valoriser leurs compétences ». Et il est indigne de demander à leurs enfants de s'intégrer. S'intégrer à quoi ? À qui ? Pour Le Bras, un Français est celui qui a une carte d'identité française. À Saint-Denis, notre démographe voit 71 % de Français. Ce ne sont pas les murs qui font une nation, mais des papiers. Pas l'histoire, mais le droit. L'homme est un Homo migrans. L'homme n'est qu'un petit poisson rouge qui passe d'un aquarium à l'autre, comme sur la couverture de son livre. Un petit poisson rouge indifférencié, qui ressemble à un autre poisson rouge, sans mémoire ni racines. Il n'est pourtant dupe de rien. Le Bras a bien compris que nous étions revenus au plus ancien affrontement de l'humanité, « l'opposition entre ceux qui viennent de loin et ceux qui viennent de près, une opposition qui remonte au début de l'ère néolithique quand l'agriculture et l'élevage se sont répandus sur la Terre ». Le millénaire affrontement entre sédentaires et nomades, le combat biblique entre Caïn (l'agriculteur) et Abel (pasteur de petit bétail) ; Caïn tue Abel et fonde la première ville, pour protéger les paysans contre les nomades. Le crime fonde la civilisation. Cette histoire reprend partout sous les yeux dessillés de notre auteur, qui voit avec pertinence les Boko Haram, Daech, etc. comme « des sociétés hiérarchiques issues du nomadisme (opposées) à des sociétés plus démocratiques d'agriculteurs sédentaires ». Une opposition qui ne doit pas être réduite aux habituelles distinctions entre sunnites et chiites ou musulmans et chrétiens. Mais une distinction que Le Bras devrait étendre à nos contrées, non seulement pour les attentats revendiqués par Daech mais aussi, et surtout, pour la violence, abusivement qualifiée de délinquance, voire d'incivilités, de nos bandes banlieusardes (pour la plupart dirigées par des caïds sunnites) qui ont mis en coupe réglée d?innombrables quartiers, appelés « zones de non droit » alors qu'elles devraient être qualifiées plus justement, comme les Anglais osent le faire, de « sharia zones ». Mais Le Bras a choisi son camp, soutient la revanche historique d'Abel sur Caïn : il est pour les nomades. « Les migrations actuelles ne sont pas le fait de groupes guerriers, mais de civils sans armes ni hiérarchie. Toute comparaison avec les invasions du passé est donc fausse, bien qu'elle soit monnaie courante. » Le Bras nous la baille belle : ces groupes de civils sans armes ni hiérarchie sont le comble de la guerre asymétrique, la guerre du faible au fort. Des envahisseurs d'autant plus redoutables que leur force est dans leur faiblesse, dans l'humanisme et la culpabilité des adversaires. Le Bras accepte le monde tel qu'il est devenu. Cette essence même du conservatisme définit ce qu'on appelle aujourd'hui un progressiste. Notre monde « extraordinairement polarisé où l'impérialisme colonial a été supplanté par l'impérialisme culturel » détermine les stratégies de chacun : les meilleurs des Français émigrent aux États-Unis, tandis que les meilleurs des Africains émigrent en France. Hervé Le Bras trouve ringards (et racistes) ceux qui s'en offusquent. Il juge surtout ridicules ceux qui veulent arrêter la marche du monde. Vous réclamez du pain, mangez de la brioche ! Vous vous plaignez de l'immigration chez vous, immigrez chez les autres. Entrez dans la ronde plutôt que de tenter vainement de l'interrompre. Ne pensez surtout pas au destin de votre pays, pensez à votre destin individuel. « Il faudra admettre que la France perdra une partie de ses meilleurs citoyens qui seront remplacés par une partie des meilleurs citoyens de pays situés au-dessous d'elle dans l'ordre mondial. » Les uns remplaceront les autres, mais le grand remplacement n'existe pas. Le Bras est le Pangloss des migrations. Tout est bien dans le meilleur des mondes. Le grand remplacement est un grand déménagement du monde et Hervé Le Bras est son agent immobilier.

Eric Zemmour.

La trahison du peuple




Puisque trahison des élites il y a bien eu, il était naturel que vienne un jour la trahison du peuple. Nous y sommes (presque). Il est assez réjouissant de constater que les deux candidats des partis dits habituellement de gouvernement sont au plus bas. Joie qu'il convient de tempérer tout de suite si l'on évoque Macron et l’incompréhensible indulgence dont il bénéficie. Cette anomalie sera, on l'espère, rectifiée au soir du 23 avril.

S'agissant de Marine Le Pen certains s'étonnent que l'on ne s'attarde pas plus longuement sur son programme. Je trouve au contraire cette attitude parfaitement normale : Les Français qui votent MLP ne votent pas pour son programme, qui contient sans doute quelques fantaisies (mais quel programme en est exempt), mais parce qu'elle est de ce parti qui depuis si longtemps annonce les problèmes que nous connaissons aujourd'hui. Quand son père, bien avant Renaud Camus, nous mettait en garde contre le grand remplacement, tous les bien-pensants de l'époque criaient au scandale, au fantasme. Aujourd'hui plus personne ne le nie. Le FN était aussi le seul à prédire avec l'Europe la dégringolade du pouvoir d'achat des Français, la perte de leur souveraineté dans bien des domaines (agricole notamment), quand unanimement le monde politique nous vendait la prospérité et rivières de miel pour les siècles des siècles (cf feu Michel Rocard entre autres).
Accessoirement les Français votent Marine parce que ça fait chier les élites et comme les élites nous font chier souverainement (!), nous méprisent cordialement, ce n'est qu'un juste retour de bons procédés.
Voila pourquoi au grand désespoir des commentateurs tout semble glisser sur elle : vous pouvez bien parler, nous juger, nous savons ce que valent vos paroles, vos actes. Nous en subissons les conséquences depuis trop longtemps.

lundi 10 avril 2017

Dérapage de printemps


                                                       C'est quoi le problème ?

Alors voila elle aurait dérapé. Atavisme et génétique, le dérapage doit couler dans son sang de bête immonde. Le mal, logé sournoisement dans quelques ganglions, ressurgit à l'occasion d'un stress, souvent en période électorale. Comme jadis son casse-cou de père aimait tant le faire, elle aurait emprunté l'une de ces routes signalée dangereuse dans le guide du routard bien-pensant, bordée des précipices du déshonneur. Elle y aurait loupé un virage pourtant bien indiqué, bien clignotant, parfaitement entretenu par la police de la pensée. Dans pareil cas de figure ne compter sur personne pour le dépannage. C'est plutôt l'hallali : qu'elle crève !
Mais qu'a-t-elle dit de si choquant bordel de merde ? Peut-on encore parler dans ce pays ? A-t-elle tenu des propos négationnistes, révisionnistes, fait des blagues foireuses ? Non. A-t-elle glorifié le nazisme ou la collaboration, rêvé à haute voix de nouveaux pogroms ? Non. Elle a simplement manifesté comme beaucoup de Français le ras de bol de la repentance éternelle, le ras de bol de cette condamnation à perpétuité qui pèse sur eux comme sur leurs descendants, elle a discuté, si j'ose dire, d'un point de détail de l'histoire de France : en 40 la France était-elle à Vichy ou à Londres ? La France, largement victime faut-il le rappeler de la folie de l'époque, est-elle coupable dans sa globalité ? Faute grave que d'avoir posé cette question ! Oser douter de la culpabilité des Français est impardonnable ! Depuis Chirac la France est coupable, culpabilité transmissible et indiscutable, le Vel d'Hiv c'est vous, c'est moi, nos enfants, nos petits-enfants ; ça vient de nos salauds de grands-parents, un point c'est tout. Pourtant avant lui, de De Gaulle à Mitterrand et avec bien des historiens, tous ou presque s'accordaient pour dire exactement comme elle aujourd'hui. La grande réconciliation nationale avait voulu ça. Et c'était bien ainsi, si l'on compare avec la grande dislocation actuelle.
Mais il fallait qu'elle dérape celle qui fait insolemment la course en tête. Ruth se lèche les babines, tous les prétendants y vont d'une unanime condamnation. Faute grave ! Faute grave ! Qu'on me la montre, me la démontre, me l'explique la faute !
Et bien non : jamais je ne considérerai comme fautifs ceux qui nous invitent à relever la tête, toujours je regarderai avec mépris ceux qui se joignent aux censeurs, aux accusateurs, tous ces Saint Just qui ne nous aiment que courbés, ne voient en nous que des suspects, regrettent de ne plus pouvoir nous faire rouler la tête dans la sciure.

Marine + 1 comme on dit dans la blogosphère !

Rajout de dernière minute :
Je découvre ça.
Ben oui, évidemment...

Sur ce sujet, l'Heure des Pros qui, grâce à Monsieur Praud va finir par devenir la meilleure émission de télé :



Dans cent ans peut-être encore...
 Mitterrand.

 

dimanche 9 avril 2017

Choc de civilisation





L'Etat islamique a revendiqué les 2 attentats en Egypte. Un premier attentat a fait au moins 22 morts à Tanta, au nord du Caire, avant qu'une seconde explosion fasse au moins 11 morts devant une autre église copte à Alexandrie.

C'est donc le destin qui nous est aussi promis si nous continuons à laisser s'installer chez nous un autre peuple. Jamais dans l'histoire de l'humanité deux peuples, deux civilisations, deux religions, ont pu cohabiter, pas même dans la légendaire Andalousie. Toujours l’expansion de l'un s'est faite au détriment de l'autre, partout où il a progressé l'Islam a agi comme un Roundup sur les civilisations qu'il a rencontré, de l'antique Perse à l'Irak d'aujourd'hui en passant par Palmyre et  Bâmiyân. Comment ne pas le voir ? A quoi servent les larmes de crocodile à chaque attentat ? En aucun cas l'avenir n'est pour les lâches, les pleutres, et nous devons toujours avoir présent à l'esprit cette évidence : les tenants du multiculturalisme sont des fous et des criminels qui ouvrent la porte à d'autres Berlin, Londres, Paris, Stockholm ou Alexandrie. Et non, Monsieur Ayrault*, ce n'est pas de l'Egypte qu'il vous faut être solidaire, mais de ces chrétiens qui disparaissent du Moyen-Orient : leur disparition doit résonner chez nous comme un avertissement, sonner la mobilisation.

*Après la première explosion, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a condamné cet "ignoble attentat" et a déclaré que la France était "solidaire" de l'Egypte.

La chanson du dimanche





Alors celle-ci je la mets là un peu parce qu'elle me rappelle mes années lycéennes et mes premiers émois sur la pelouse du lycée Denis Poisson, mes élans naturellement gauchisants d'alors aussi, mais plus simplement parce qu'elle a une voix magnifique je trouve.
Bref je me fais plaisir.
Mais il n'est pas exclu que vous l'aimiez aussi.

vendredi 7 avril 2017

La communauté internationale





Suite aux bombardements de l'émotif Donald Trump, cette chronique de Richard Millet qui dit mieux que je ne saurais le dire mon sentiment sur cette énième farce :



La communauté internationale n’existe pas
07/04/2017
Chronique n°129

La communauté internationale n’existe pas

La « communauté internationale » s’indigne d’une attaque à l’arme chimique qui aurait fait, le 4 avril, plus de 80 morts parmi les habitants du bourg de Khan Cheikhoun, en Syrie, dans une zone « tenue par l’opposition », écrit le journal prostitutionnel Libération, qui « pointe » bien sûr le « régime » et publie en couverture une photo d’enfants qui seraient morts sous l’effet du gaz sarin. Ces enfants seraient-ils en couverture s’ils étaient morts sous des obus ou dans un attentat islamiste, comme c’est le cas chaque jour au Proche-Orient ? Méfions-nous des photos de presse, surtout à l’heure de Photoshop et de la propagande mondialisée. On a vu ce qu’il en était en Palestine, en Yougoslavie, au Kossovo, en Grèce… Les enfants font toujours des victimes spectaculaires, et le Spectacle doit continuer…
            Pour Kahn Cheikhoun, on s’en remet au seul témoignage de l’ « opposition », vocable qui donne l’impression qu’on parle d’un fief socialo-hamonien en Haute-Auvergne, alors qu’il englobe des islamistes sur les intentions desquels on ferme pieusement les yeux, puisque « rebelles », et de prétendus démocrates dont la position sur l’échelle de la démocratie post-athénienne oscille entre Erdogan et Kim Jong Un. Et on oublie que si Assad est un « dictateur », ce mot n’a pas le sens qu’on lui prête dans le discours dominant occidental, et que les peuples du Proche-Orient se moquent éperdument des mots-valises et, davantage, d’une démocratie qui présente comme un progrès « sociétal » l’avortement, l’euthanasie, le mariage homosexuel, la tolérance, la transparence, les droits des animaux, l’athéisme, etc. Si le gaz ne passe plus depuis Verdun et Auschwitz, ni le napalm depuis le Vietnam, les obus à sous-munitions, eux, semblent rencontrer, en Occident, une indifférence aussi grande que les attentats islamiques qui ravagent la région. Ce qui est particulièrement insupportable, pour nous, ce ne sont pas les photos (une guerre est une guerre, et il n’en est pas de « propre ») : c’est la monstration de ces clichés et l’utilisation d’enfants morts, tout comme il est obscène, pour un écrivain, d’écrire des livres sur la mort de son enfant, de sa maman ou de son père.
            Nul ne se demande, au moment où les Occidentaux se résignaient à laisser Assad en place, pourquoi le maître de Damas aurait lancé une telle attaque, laquelle pourrait être aussi bien le fait des « rebelles » islamistes qui ont tout intérêt à un nouveau revirement de la « communauté internationale » sur le président alaouite. Trump ayant trouvé là l’occasion de montrer sa force à Poutine, au moment où la bataille de Raqqa est imminente et où il s’agit de trouver un équilibre entre les puissances sunnites et chiites, on ne se demande pas davantage si garder Assad au pouvoir, ou dans un simulacre de pouvoir, ne serait pas encore un moindre mal. Raphaël Glucksmann et tous les indignés en costume Zara préfèrent ululer comme des chouettes aveugles.
            La « communauté internationale » n’existe pas. Tout comme la notion de « patrimoine de l’humanité », ou les « droits de l’homme », c’est un leurre politique – un slogan du marketing mondialiste, un syntagme journalistique, une expression onusienne destinée à diluer les responsabilités ou mettre au pilori les dirigeants incorrects politiquement. Ainsi la responsabilité de Bush dans le chaos irakien ne sera-t-elle jamais qualifiée de crime de guerre ; et Bush n’est plus qu’un sympathique retraité qui s’occupe de peinture… En revanche, on continue de s’époumoner contre Poutine, Orban, Kim Jong Un, et bien sûr Assad, comme on l’avait fait pour Saddam Kadhafi, Moubarak, Ben Ali, tout en se taisant sur le sort des chrétiens d’Orient et sur les exactions des émirs de la coalition arabe qui pilonne quotidiennement les Kahn Cheikhoun yéménites, et sur les dirigeants chinois, le satrape Mugabe, la momie Bouteflika. On ne dit rien non plus des criminels post-civilisationnels qui ont conduit au naufrage l’Education nationale et la littérature française…
            Ne pas appartenir à la « communauté internationale » n’est pas seulement un droit ; c’est un titre de gloire, et un devoir pour l’écrivain qui ne vote pas, qui refuse l’épidémie médiatique, qui appelle encore un chat un chat – et non un(e) chat(te) en attente d’orientation sexuelle -, et aussi pour tous ceux qui cherchent la vérité au-delà de l'information, qu’on présente comme garante de la « vie démocratique ». Cette  « vie »-là suppose une mort : celle de l’esprit, et non seulement sa dimension spirituelle mais aussi la liberté de penser.

mercredi 5 avril 2017

Message de prévention



Tant d'années d'alcoolisme pour en arriver là c'est à vous dégoûter de boire.



Vocabulaire






En écoutant différentes stations, je me suis aperçu qu'un nouveau mot avait fait son apparition : le mot "rolling" utilisé à propos des sondages. J'en ai cherché sa définition et la voici :

Qu’est-ce qu’un « rolling » ?
On appelle « rolling » un baromètre en continu qui est réalisé quotidiennement.
Le principe de ce baromètre repose sur le principe d’un cumul de vagues d’enquêtes. L’échantillon global est renouvelé en partie chaque jour, en incluant les données recueillies le jour même et en excluant celles qui sont anciennes.
Par exemple, si l’on interroge 500 personnes un jour donné. La vague de ce jour est cumulée aux vagues des deux jours précédents dans le cadre d’un échantillon agrégeant dans l’ensemble près de 1 500 personnes.
La valeur ajoutée d’un rolling est d’éviter l’écueil principal de tout baromètre dit classique (c’est-à-dire réalisé à intervalle régulier). Il s’agit de la discontinuité. Le procédé du rolling élimine les évolutions brusques constatées d’une vague sur l’autre, ce qui permet de lisser les effets de conjoncture, et donc d’établir un suivi plus stable et précis.
[...]
Bon très bien...Mais alors pourquoi ne plus dire "baromètre" comme c'était jusqu'à présent l'usage ?
Ils la détestent vraiment leur langue maternelle...

lundi 3 avril 2017

Je suis Saint-Pétersbourg





Anne s'il te plait : éteins-moi la tour Eiffel, ou éclaire la aux couleurs de la Russie. La Russie tu sais, ce pays qui nous a tant aidé en quarante, qui continue à le faire au Moyen-Orient. Oui bien sûr : il est de bon ton de dire tout le mal que l'on pense de Poutine, ce voyou exécrable qui n'en fait qu'à sa tête. Mais à Saint-Pétersbourg comme à Londres, Berlin, Paris, les victimes se ressemblent, les criminels aussi.

dimanche 2 avril 2017

Lettre à un abstentionniste







Comme en écho à ce billet, vous trouverez ci-dessous, amis blogueurs, la lettre de Dominique Jamet à un abstentionniste :
En vous souhaitant bonne réception,

Fredi.


Mon cher ami,

Vous venez de me confier votre décision "arrêtée et définitive" de ne participer ni aux scrutins des 23 avril et 7 mai prochains,  ni aux élections législatives qui suivront immédiatement. Je n’en espérais pas tant de votre part. Me voilà rassuré et, sans plus attendre,  je tenais à vous adresser mes félicitations et à vous remercier du fond du cœur.

L’état de colère, je dirai même d’exaspération, où je vous avais trouvé lorsque nous nous étions rencontrés l’autre samedi sur le marché de N… me faisait redouter le pire. Vous m’aviez exprimé, je dirai même crié de très vive voix, votre écoeurement, votre désespoir, votre révolte, votre colère contre "les incapables, les incompétents, les salopards, les corrompus qui vivent et s’engraissent à nos dépens" - je reprends les termes mêmes que vous avez utilisés – votre dégoût de leurs magouilles et de leurs tambouilles, votre lassitude de leurs promesses jamais tenues, de leurs reniements, de leur soumission, de leur démission, de leurs compromissions, votre rejet de la classe politique tout entière, en tout cas de ceux qui nous gouvernent et de la façon dont ils ont gouverné ces vingt dernières années – c’est toujours vous qui parlez.

Ancien ministre, élu et réélu de la même circonscription depuis bien longtemps, il m’était difficile de ne pas me sentir visé, et d’autant plus que vous ne m’avez pas caché qu’il n’était plus question que vous votiez ni pour moi, ni d’ailleurs pour qui que ce soit qui ait été associé d’une manière ou d’une autre, en tant que membre d’un gouvernement, de droite ou de gauche, à la gestion désastreuse de notre pays.

Fillon, Macron, Hamon, vous les mettiez tous dans le même sac, bon à jeter à la Seine avec son contenu. Dans votre égarement, qui vous portait vers les solutions, les résolutions et les votes les plus extrêmes, vous caressiez des hypothèses plus étranges, plus provocatrices, plus farfelues les unes que les autres. "Marine Le Pen, pour que ça change, Jean-Luc Mélenchon, pour que ça saute ". Vous envisagiez même Nicolas Dupont-Aignan, et vous en donniez les raisons : "Il est intègre, il est compétent, il est patriote, il n’a jamais mis son drapeau dans sa poche, ni sacrifié ses convictions à son intérêt …" Et quoi encore ? Comme si un président devait être choisi pour ses mérites et non pour son étiquette.

La semaine qui s’est écoulée vous a porté conseil, Dieu merci. Vous parliez l’autre jour de votre bulletin de vote comme de l’atout ultime qui vous permettait de choisir votre destin, de l’arme absolue que vous étiez en droit d’utiliser à votre idée pour votre légitime défense. Vous voilà revenu à la raison. Que pourriez-vous, vous, pauvre individu isolé, humble fétu de paille emporté au premier souffle du vent de l’histoire, qui croyez-vous être, de quel pouvoir suprême croyez-vous être investi, qui vous permettrait, misérable vermisseau, à vous seul, avec vos petits bras et votre petite voix, de modifier le cours inéluctable des choses et d’élire à la tête de l’Etat le candidat qui a votre préférence, plutôt que le favori que les médias et les forces de l’argent ont eu l’amabilité de présélectionner et vous désignent tous les jours à la une des magazines ou en ouverture des journaux télévisés ? Que pèse le vote d’un citoyen ? En vous abstenant de participer à la mascarade d’une consultation prétendument démocratique, vous avez fait le bon choix, celui du réalisme, du bon sens, celui de la sagesse…

Mais aussi celui grâce auquel se maintiendront en place, finalement, et par votre faute, ceux mêmes dont vous ne voulez plus, et qui comptent bel et bien sur une abstention la plus massive possible pour se perpétuer dans leurs fauteuils , garder ce qu’ils appellent leurs dignités et conserver toute leur capacité de nuisance. Tenez, nous nous connaissons de longue date, vous et moi, nous sommes entre nous, je vais tout vous dire, je vais vous révéler le grand secret qui crève les yeux et va peut-être ouvrir les vôtres.

C’est grâce à des millions et des millions d’électeurs, aussi défaitistes, aussi bornés, aussi myopes, aussi aveugles que vous, aussi inconscients que vous de l’immense pouvoir qu’aucun d’entre eux ne détient à lui seul mais qu’ils possèdent tous ensemble, que se perpétue le système qu’ils maudissent, qui fait leur malheur et dont ils ne parviennent pas à se débarrasser. Imaginons un moment que cette énorme masse de mécontents impuissants, de râleurs chimériques, de pêcheurs à la ligne grincheux, de ricaneurs à qui on ne la fait pas, se mobilise le temps d’un dimanche électoral et descende pacifiquement dans la rue pour aller aux urnes et voter selon son cœur. Nous serions tous  immédiatement et impitoyablement balayés. Vous êtes les auteurs des maux dont vous vous plaignez et nous devons à votre inertie imbécile et complaisante le maintien en vie du système dont vous souhaitez pourtant  la mort. Tout indique que le plus grand parti de France, le parti de l’abstention, s’apprête à remporter cette année encore une amère victoire, une victoire au goût de défaite qui le laissera sur le bord du chemin, amer et ridicule, jusqu’à la prochaine échéance.

Je tenais à vous le dire et vous comprenez maintenant pourquoi je vous prie d’accepter, avec l’assurance de ma reconnaissance anticipée, l’expression de ma très sincère gratitude.

(Il semble bien que cette lettre, retrouvée dans les papiers de l’ancien ministre et député sortant  X… avant sa mise en examen et sa condamnation pour corruption, abus de biens sociaux, blanchiment d’argent, conflit d’intérêt et fraude fiscale n’ait jamais été envoyée à son destinataire).

Source.

La chanson du dimanche


Et que l'on vienne me dire qu'il ne s'agit pas de la plus belle chanson d'amour jamais écrite :




Il est morne, il est taciturne
Il préside aux choses du temps
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est un Dieu fort inquiétant
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est un Dieu fort inquiétant

En allant son chemin, morose
Pour se désennuyer un peu
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut

Cette saison, c'est toi, ma belle
Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui as payé la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux
Toi qui as payé la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux

C'est pas vilain, les fleurs d'automne
Et tous les poètes l'ont dit
Je te regarde et je te donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti
Je te regarde et je te donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti

Viens encore, viens ma favorite
Descendons ensemble au jardin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin

Je sais par cœur toutes tes grâces
Et pour me les faire oublier
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d'horloge, de sablier
Et la petite pisseuse d'en face
Peut bien aller se rhabiller...

samedi 1 avril 2017

Terra Nova ou les nouveaux explorateurs


L’ahurissant discours de Macron est-il une surprise.
Non, ce n'est même pas un poisson d'avril.
Il est dans la suite logique de ses propos sur la colonisation, la culture française (qui n'existe pas, pas plus que son art). Il est surtout dans la continuité des préconisations de Terra Nova : oublier le vieux peuple et aller à la rencontre du nouveau. En France je pense que nous avons entre 15 et 20 millions de ces Français dits d'origine immigrée, un groupe important qui ne fait que croître. Ça fait beaucoup de monde pour s'y reconnaître, le calcul forcément, à la longue, finira par être payant !
Mais au moins une chose doit nous alerter : si Terra Nova peut être une source d'inspiration pour feu le PS et En Marche ! n'est-ce pas tout simplement parce qu'il s'agit du même mouvement politique qui, ayant fait faillite, se présente à nous sous un faux-nez ? Macron peut bien dénoncer le passé qui ne veut pas passer, avec lui ce serait un jour sans fin, avec toute la socialie recyclée dans En Marche !
Je vais brûler un cierge afin que mes compatriotes retrouvent leur jugeote, ne suivent pas la consigne de vote qu'on tente de leur imposer.
Car je n'ai pas envie de partir pour cinq ans avec ces nouveaux explorateurs.