lundi 31 juillet 2017

Petit à petit, la dictature



Étranges libéraux que la bande à Macron qui semble avoir oublié que dans ''libéral'' il y a le mot liberté. Que font-ils à peine arrivés au pouvoir ? Ils restreignent encore un peu plus la liberté d'expression  pourtant déjà réduite à peau de chagrin. À quoi peut bien servir de changer les têtes, de rajeunir les assemblées, si c'est pour entendre encore et toujours les mêmes conneries ? Quand donc serons-nous débarrassés de cette clique moralisante ? Ils prétendaient représenter le renouveau, une autre façon de faire de la politique et tombent dans les mêmes travers que leurs prédécesseurs socialistes.
Tout ça pour ça...

- Les députés LREM ont adopté un amendement au projet de loi de moralisation prévoyant une « peine d’inéligibilité » en cas de manquement à la probité. Celle-ci impliquerait « les faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l’orientation sexuelle », précise l’amendement.
Mathieu BOCK-CÔTÉ. - Vous me permettrez d’être franc : j’en suis effaré. Évidemment, tout le monde s’entend pour condamner le racisme, le sexisme ou l’homophobie. J’ajouterais que nos sociétés libérales sont particulièrement tolérantes et ont beaucoup moins de choses à se reprocher qu’on veut bien le dire. Mais le problème apparaît rapidement : c’est celui de la définition. À quoi se réfèrent ces concepts ? Nous sommes devant une tentative d’exclure non seulement du champ de la légitimité politique, mais même de la simple légalité, des discours et des idées entrant en contradiction avec l’idéologie dominante. Il faut inscrire cet amendement dans le contexte d’une offensive plus large pour comprendre sa signification. Prenons l’exemple du racisme. Depuis quelques années, on a amalgamé le racisme et la défense de la nation. Pour la gauche diversitaire et ceux qui se soumettent à ses prescriptions idéologiques, un patriotisme historique et enraciné n’était rien d’autre qu’une forme de racisme maquillé et sophistiqué. Ceux qui voulaient contenir l’immigration massive étaient accusés de racisme. Ceux qui affirmaient qu’il y avait un lien entre l’immigration et l’insécurité étaient aussi accusés de racisme. De même pour ceux qui confessaient l’angoisse d’une dissolution de la patrie. Cette assimilation du souci de l’identité nationale à une forme de racisme est une des tendances lourdes de l’histoire idéologique des dernières décennies. On l’aura compris, on accuse de racisme ceux qui ne se plient pas à l’idéologie diversitaire. Quel sort sera réservé demain à ceux qui avouent, de manière articulée ou maladroite, de telles inquiétudes ? Prenons l’exemple du débat sur le mariage pour tous. Pour une partie importante des partisans du mariage homosexuel, ceux qui s’y opposaient, fondamentalement, étaient homophobes. Ils n’imaginaient pas d’autres motifs à leur engagement. Comme toujours, chez les progressistes, il y a les intolérants et les vertueux. Pour eux, deux philosophies ne s’affrontaient pas : il y avait d’un côté l’ombre et de l’autre la lumière. Doit-on comprendre que dans l’esprit de nos nouveaux croisés de la vertu idéologique, ceux qui ont défilé avec la Manif pour tous devraient être frappés d’inéligibilité ?
Source Le Figaro de ce jour.

2 commentaires:

  1. Ils sentent (déjà) venir leur fin et verrouillent toutes les possibilités démocratiques de les virer. Un Coluche a pu se présenter aux présidentielles et inquiéter son monde, un Dieudonné ne pourra pas. On suppose que cette mesure ira de paire avec de nombreux procès pour s'assurer du Grand Mutisme. Une dictature oui.
    Bien à vous.

    HV

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